Guillaume Berthier

Tous les articles de la catégorie Guillaume Berthier

Retour à l’écriture – des nouvelles du Tas de pierre

Publié 7 octobre 2017 par Sharon et Nunzi

Comment vont Percy, fier highlander et Alexandre Legrand, illustre écrivain ? Vous le saurez en lisant les nouvelles que Percy donne à Guillaume Berthier

Coucou Guillaume
Tout d’abord, ravi de savoir que tout va bien pour toi. Comme quoi, parfois, il faut avoir le courage de changer de voie professionnelle. Merci également pour les photos d’Aliénor, elle ressemble beaucoup à sa maman.
Ici, rien de spécial à signaler. il pleut, la distillerie se porte bien, le journal des chasseurs de fantôme aussi.
Notre illustre écrivain va beaucoup mieux. Il a pris la décision de ne plus être romancier et il se sent « libéré, délivré » depuis qu’il ne se sent plus dans l’obligation d’écrire un nouveau roman. Du coup, il profite de la vie, fait du yoga, de la cuisine – il nous a bien aidés pour les confitures de la saison – et même de la couture. Et bien sûr, il écrit l’histoire d’un homme qui a pris conscience que le dernier roman publié resterait à tout jamais le dernier. En bref,il écrit toujours, mais sans plus penser à être publié.
@bientôt
Perceval James Andrew McKellen

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Percy – direction la France !

Publié 16 août 2017 par Sharon et Nunzi

Percy quitta le Tas de Pierre, Winston son bouledogue sous le bras, pour se rendre en France. Quelle nouvelle l’entraînait là bas ? Rendre visite à sa soeur qu’il n’avait pas vu depuis quinze jours ? Non ! Rendre visite à Aliénor Alice Ludmilla Berthier, deux mois, fille de Guillaume et Alice Berthier.
– Un bouledogue en peluche ? Merci beaucoup ! s’exclama Alice.
Oui, Percy avait tenu à attendre un peu avant de les visiter. Tout le monde avait dû se bousculer.
– Je confirme, dit Guillaume. Et tout le monde se bouscule toujours, je vous rassure. Aliénor a trois cousins du côté d’Alice, un quatrième naîtra dans six mois, elle aura beaucoup de camarades de jeu. Et si tout va bien, un petit frère ou une petite soeur dans moins de trois ans.
– Oui, précisa Alice, je voudrai que nos enfants n’aient pas d’écart d’âge trop important. Je m’entends tellement bien avec mes frères.
– Et Guillaume avec Juliette.
– Juliette avait trois ans quand elle a été adoptée et moi six. J’étais suffisamment grand pour dire que j’aurai préféré un chien plutôt qu’une soeur. J’en ai eu un, du coup.
Plus tard, alors qu’ils prenaient le thé… et bien au salon de thé de Juliette, après qu’elle a demandé et obtenu toutes les nouvelles de sa nièce, Percy demanda à Guillaume s’il ne regrettait pas son ancien métier.
– Pas du tout. Instructeur me convient parfaitement. Mais je ne suis que « détaché » pour l’instant. Et je sais que certaines fichues enquêtes piétinent toujours. Mon retour n’y changerait rien, elle piétinait déjà quand j’étais là.

Le mariage : on y est !

Publié 11 octobre 2016 par Sharon et Nunzi

Après les déboires de sa fille, Percy avait oublié que, finalement, un mariage pouvait très bien se passer.
Les mariés ? Superbes. Alice portait une robe blanche rebrodée de bleu – et tant pis pour les esprits chagrins qui pensaient qu’une robe de mariée se devait d’être blanche. Guillaume était en uniforme, conformément aux souhaits d’Alice.
La mairie ? Chaleureux et émouvant. Sincère et touchant. Et les trois enfants d’honneur (rejetons du frère aîné de la mariée) étaient tout simplement trognons (de pomme, Percy n’a pu résister). Juliette restait Juliette, et sauta de joie pendant presque toute la cérémonie, ce qui ne sembla incommoder personne, surtout pas l’adjoint au maire.
La réception ? Percy béat d’admiration devant l’orangerie du château d’Hectoria de Magny, superbe, et décorée de manière lumineuse. Il nota la ressemblance extrême et troublante entre Guillaume et son cousin Benjamin, ingénieur du son qui animerait le bal dans la soirée. Imogène confirma que le salon de thé de Juliette avait toujours autant de clients.
Le repas ? Végétarien. Percy put donc manger sans problème.
Le bal ? Aérien.

Certes, la maman de Guillaume avait eu un pincement au coeur, en pensant qu’une de ses soeurs et un de ses neveux n’avait pas daigné venir. Elle leur laissait leur goujaterie et leur intolérance.
Certes, Hectoria avait eu l’air sombre – parce qu’elle trouvait qu’Alice était une bien plus belle mariée qu’Alicia, sa belle-soeur. Cela n’avait duré qu’un temps.
Ce que Percy retint, ce fut une journée remplie de bonheur, présent et à venir – et à l’annonce, juste après le weeding cake, qu’une petite Berthier allait bientôt agrandir la famille (Alice était persuadée, six mois avant la naissance du bébé, d’attendre une fille).

Le Tas de Pierre – j – 19 ou presque

Publié 26 septembre 2016 par Sharon et Nunzi

– Guillaume, désolé de vous appeler si tôt, mais le mariage, c’est dans moins de trois semaines.
– Je sais bien, ne soyez pas plus inquiet que ma mère.
– Les invités ?
– OK. Ils sont quarante – sans compter les chiens et les chevaux.
– Ce ne sont pas ceux qui se plaignent le plus. La salle ?
– L’orangerie du château de Magny, prêté par Hectoria, à la condition qu’Alice porte une belle robe.
– Le repas ?
– Commandé – ma mère se charge du gâteau. Elle y tient.
– Je ne vous demande pas pour la robe, vous avez répondu. J’ai un imprévu – pour ne pas changer.
– ????
– L’illustre écrivain, je l’avais complètement oublié puisque ma fille Gladys n’est plus son attachée de presse. Il a débarqué ici, à pieds, pour fuir les journalistes qui veulent lui parler de son dernier chef d’oeuvre. Je suis d’accord : il est si ennuyeux qu’il devrait être remboursé par la sécurité sociale ! Ce n’est plus un livre, c’est un concept !
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La soirée après les Highlanders games

Publié 29 août 2016 par Sharon et Nunzi

– Alors, Imogène, c’était comment, le mariage d’Eric de Magny et ….
Ni Guillaume ni Perceval ne purent compléter, ils ignoraient le prénom de la fiancée. Imogène leur faisait face, par la grâce d’internet et de la webcam. Elle paraissait lessivée.
– Alicia. En tant que témoin, précisa-t-elle en se frottant les yeux, j’ai eu le temps de mémoriser son prénom. Non, parce qu’il a fallu que je prépare un discours de félicitations pour l’après-cérémonie.
Elle soupira si fort que Guillaume avait l’impression que même la poussière qui l’entourait avait été soulevée.
– Pas de vin d’honneur, pas de repas, pas de bal, les nouveaux mariés avaient autre chose à faire.
Percy manqua s’étouffer.
– Nous sommes arrivés à onze heures à la mairie, c’était le premier mariage de la journée. Owen [notaire associé d’Eric de Magny] nous a distribué des carottes, pour que nous soyons tous aimables pendant la cérémonie. Cela avait l’air grotesque, sur le coup, mais ce fut le seul moment vraiment détendu de cette journée. Je crois qu’on s’est tous marré en jouant les Bugs Bunny.
– Vous étiez nombreux ?
– Les quatre autres clercs de notaire et leurs conjointes, moi, seule, maître Owen et ses filles Jeanne et Louise. Elles adorent les mariages, les robes de princesses, normal, c’est de leur âge. Hectoria est arrivée juste après, traînant ses jumeaux derrière elle. Elle est vraiment costaud. Elle les avait fait mettre sur leur 31 – et nous étions tous tirés à quatre épingles, il faut bien le dire.
Percy bougonna que, pour un mariage, c’était normal, non ?
– L’adjoint au maire est arrivé, nous a fait nous installer dans la salle des mariage, en attendant les mariés. Il y avait inscrit sur sa figure « ils sont peu nombreux ». Il faut dire aussi qu’il n’y avait aucun représentant de la famille de la mariée. Par conséquent, maître Owen serait le témoin de la jeune fille, à la demande d’Eric de Magny. Tout allait presque bien, n’est-ce pas, jusqu’à l’apparition des futurs mariés. Je ne dis pas que la tenue d’Eric de Magny n’était pas correcte, je dis simplement qu’il était habillé de la même façon que tous les jours. Et je dis simplement que j’ai vu des robes de mariées vraiment très différentes, j’ai même vu des tailleurs de mariées, des mariées militaires qui, pour la cérémonie civile, ont tenu à porter leur uniforme, mais des shorts de mariées, non vraiment jamais ! Oui, la mariée était en short et tee-shirt – blancs.
– Comment Hectoria a-t-elle réagi ?
– Elle n’a absolument rien dit, jusqu’à la fin de la cérémonie. C’est là qu’elle a fait un court malaise. Officiellement, trop de fatigue, trop de tracas. Je l’ai raccompagnée chez elle avec ses jumeaux. Antoine a commencé à dire que c’était bien la peine de le forcer à mettre une cravate, elle l’a coupé net et a dit qu’elle ne voulait plus qu’on parle du mariage de son frère jusqu’à son divorce qui arrivera bien un jour. Aussi, Guillaume, j’ai beau avoir les idées larges, j’espère que votre mariage sera un peu plus traditionnel et un peu moins mouvementé.

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Les Highland games 2016 – II

Publié 18 août 2016 par Sharon et Nunzi

Guillaume s’était assis à l’entrée de la tente du clan Fraser, n’osant pas trop dire à Perceval que les lancers de poids divers et variés ne l’intéressaient pas outre mesure.
Dans son dos, Gentiane McKellen pestait. Qui avait renversé du chocolat en poudre sur son téléphone portable, qui ? Guillaume se dit que, pour la gentillesse et la bonne humeur, elle tenait de son grand-père.
Percy poussa un cri de joie. Visiblement, celui qui avait lancé le poids le plus loin était Douglas, un membre de son clan qui avait déjà fait merveille l’an dernier – cela, au moins, Guillaume s’en souvenait.
– Maintenant, c’est l’épreuve de marteau, précisa Gentiane, tout en ayant l’air de dire que, franchement, Guillaume pourrait s’en apercevoir, non ? Nous n’avons aucune chance face à Liam McHornish. C’est le mec de base.
– De base ? répéta Guillaume.
– Ouais, de base, sans aucune option. Il lance son marteau, il cogne avec son marteau – il est vaguement menuisier/charpentier dans le civil – et c’est tout. Quand on sait comment il a réparé le cottage de Rodney et Pénélope, cela fait peur. Et flûte, il s’approche de nous, et avec des chardons en plus.
Pour la faire courte…. Liam tendit les chardons fraîchement cueillis à Gentiane et lui proposa de venir au bal avec lui ce soir. Et Gentiane accepta.
– Je danse très mal, je bavarde beaucoup, je vais lui faire passer une soirée pourrie. Les chardons n’avaient pas mérité que je les lui balance à la figure. Et Papy va adorer me servir de chaperon ! Je crois qu’il préfère encore Liam McHornish à James ou à … James. C’est fou ce que la génération actuelle a des prénoms peu variés dans les Highlands.

Les highland games 2016 – I

Publié 17 août 2016 par Sharon et Nunzi

-Guillaume, je vous l’ai déjà dit, il faut vous ressaisir, ou au moins bouger un peu.
– Mroufm.
– Si vous restez dans la brouette tout le temps des épreuves, on va croire que vous êtes bourré – ou que je cherche à dissimuler un cadavre.
Ainsi parlait Perceval McKellen tandis qu’il roulait Guillaume Berthier par la grâce d’une brouette. Winston, le fidèle bouledogue, était resté au château.
– C’est quoi, les épreuves, aujourd’hui.
– Que du lancer : lancer de tronc d’arbre, lancer de pierre, lancer de poids, lancer de marteau. Vous resterez avec les hommes de notre clan, pas envie que vous vous preniez un tronc d’arbre sur la tête ou sur le pied.
Guillaume fit donc l’effort de s’extraire de la brouette, de prendre sa canne, de faire quelques pas et de s’asseoir sous la tente du clan Fraser, en compagnie de tous les hommes du clan. L’un d’entre eux, qui avait une ressemblance légèrement certaine avec Percy, nous tendit une assiette de shortbread – vous savez, ces morceaux de beurre qui ont fait ami-ami avec un petit peu de farine.
– Liam McHornish est là, dit-il en désignant d’un coup de menton un géant blond qui avait un poids assez conséquent à la main. Percy grogna en souvenir du très léger contentieux qu’il y avait eu entre eux l’an dernier.
– Je ne sais pas ce qu’il a, mais il n’arrête pas de regarder dans ma direction. J’ai presque envie de lui coller une gifle dans la figure.
– Ce ne serait pas prudent, marmonna Guillaume.
– Ce ne serait surtout pas gentil, puisqu’il ne répliquerait pas. Ah, voilà son frère, Luke.
Celui-ci secoua littéralement son frère qui… ne bougeait toujours pas.
– Gentiane, je crois que ce couillon a eu un coup de foudre pour toi.
– Nan, pas possible. Puis, je ne suis pas la seule fille du clan, nan ?
Guillaume se promit de regarder plus attentivement les porteurs de kilts qui l’entouraient.