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Tous les articles du mois de juillet 2018

Mon chat est un psychopathe d’Hélène Lasserre et Gilles Bonotaux

Publié 30 juillet 2018 par Sharon et Nunzi

L’avis éclairé d’Annunziata et de la tribu normande :

J’espère sincèrement que tous les troubles évoqués dans ce petit livre ne sont pas tous le fait d’un seul chat, prénommé Néron dans cette oeuvre (sa maîtresse dit qu’il aurait fallu le nommer Attila, je plussoie).

Sincèrement, aucun des membres de ma tribu n’a fait autant de bêtises. D’ailleurs, certaines d’entre elles n’ont jamais été commises par l’un d’entre nous. Prenons un exemple : quand un chat inconnu arrive chez nous, nous l’accueillons très bien, lui proposant le gîte, le couvert, et le bac à litière – voire même, dans le cas de Chanel, un gros câlin. Pour ma part, je ne vais pas jusque là, mais le cœur y est.

Ce charmant chat est hyperactif. Ici, nous sommes plutôt des hypoactifs, et nous connaissons pleins de potes qui sont exactement comme nous – épuisés après seize heures de sieste, peinant çà nous traîner devant notre gamelle pourtant abondamment fournie en croquettes.

De même, je pense à ce pauvre Lapinou, qui dit subir les assaut répétés de Néron – je précise que Lapinou est une peluche, non un vrai lapin. Certains d’entre nous ont eu un doudou, et il est encore, à l’heure actuel, en meilleur état que cette peluche.

Un court livre à lire pour comprendre que, finalement, votre propre chat n’est pas si énervé que cela !

 

 

Carnet du grand écrivain – 13

Publié 28 juillet 2018 par Sharon et Nunzi

VII Château d’Hippo et Charles.
= Je ne raconte pas le trajet, le but n’est pas de faire du remplissage. Puis, avec le mini-malaise que j’ai fait la dernière fois, je m’économise et j’économise la patience du lecteur, qui en a marre de lire des trucs qui ne servent à rien !
Intérieur jour mais gris, brumeux.
Chambre aux murs bleu foncé.
Pendant que Charles « arrange » la chambre, Hippo explique à Emma qu’ils seront tranquilles ici : leur descendants n’occupent quasiment jamais cette chambre d’ami.
Charles, très rationnel, dresse la liste de tout ce qu’ils doivent « comprendre » :
– pourquoi cette rencontre avec Emma ?
– que cache sa mort ?
– qu’est devenu la personne dont on lui a donné le nom post-mortem ?

Hippo applaudit (ironiquement). Il ajoute tout de même à la liste la question suivante :
– pourquoi est-il toujours attiré par cette ville ?

Beaucoup de bruits dans les étages inférieurs.
Emma est nerveuse.
Hippo et Charles la rassurent chacun leur tour, leurs descendants sont parfois agités.
– Quelqu’un est tombé dans les douves !
– Nan, c’est Alexandre qui nage pour se détendre.

Charles interroge son réseau de fantômes, pour savoir si quelqu’un sait quelque chose. Vaste programme. La fantosphère est relativement calme.

[Passage à refondre. Non mais franchement, parfois j’écris vraiment des bétises. Je reprends donc à Hippo applaudit (ironiquement) tout en gardant la question qu’il se pose.]

– Bravo, cher neveu. Bravo. Et comment est censé être morte Julia Roland ?
– Pendant les bombardements de juin 1940,bien que ceux-ci ne soient pas responsables de sa mort. D’après les historiens locaux, 18 personnes sont mortes pendant ces journées. Neuf autres furent tuées pendant les bombardements de 44 [chiffre vérifié].

L’envers des carnets du grand écrivain – 5

Publié 26 juillet 2018 par Sharon et Nunzi

Alexandre Lebrun, dit « l’illustre écrivain », s’est un peu évanoui. Juste un peu.

– Je vais bien, je vais bien, c’est simplement un gros coup de fatigue, un gros coup d’hypoglycémie, enfin bref, ne vous en faites pas !
Percy était tout de même septique. N’était-ce pas le nom de Carduel qui avait provoqué cet évanouissement ? D’ailleurs, comme pour confirmer ces interrogations, Illustre demanda.
– Votre neveu par alliance, il n’aurait pas un ancêtre prénommé Hippolyte ? Vous pourriez le lui demander discrètement ?
Percy grommela qu’avec ce jeune homme et sa passion pour ses ancêtres, il n’y avait même pas besoin d’être discret ! Illustre remercia par avance.

Faire durer le suspense est inutile. Alexandre de Carduel, ravi de pouvoir parler de ses aïeuls, affirma qu’aucun d’entre eux ne se prénommait Hippolyte. L’illustre écrivain, mettant donc ce qui lui était arrivé sous le coup de la fatigue, reprit donc sereinement l’écriture de son roman.

Percy jugea utile de ne pas lui dire tout de suite que, deux jours après, il avait reçu un appel affolé de ce cher Alex. Il avait été tancé vertement par son cousin Georges, qui lui avait rappelé qu’Hippolyte était le frère aîné de Charles, leur aïeul à tous deux, et qu’il reposait dans la crypte familiale depuis presque deux siècles. Il avait agi « admirablement » aux services de la France.

A entendre la voix haut perché d’Alex, Percy se dit que ce n’était peut-être pas seulement son cousin qui l’avait rappelé à l’ordre, mais qu’un fantôme lui avait peut-être rendu visite.

Je ne vous apprends rien : il fait chaud

Publié 25 juillet 2018 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Il fait chaud, c’est un fait.

Nous faisons encore moins de choses que d’habitude.

Les volets sont fermés en permanence ou presque, ce qui ne change pas grand chose pour moi.

Rossignol le chat de la maman de Sharon se repose :

 

Pour ma part, je n’ai toujours pas envie d’être prise en photo. Je bouge toujours donc un peu. Voici l’une des rares photos presque pas floues prises de moi :

Vous pouvez découvrir au fond l’un de nos griffoirs, ou plutôt ce qu’il en reste.

Je vous souhaite à tous une bonne journée !

L’envers des carnets du grand écrivain – 4

Publié 22 juillet 2018 par Sharon et Nunzi

– Je déteste parler ainsi, mais être écrivain, ce n’est pas facile tous les jours.
– Je vous comprends.

Le grand écrivain avait travaillé tard dans la nuit, si tard qu’il avouait lui même ne pas avoir les yeux en face des trous. Il s’était donc accordé un jour « off », et lisait la presse « pour divertir son cerveau qui commençait à fumer ». En prévision de la rentrée littéraire, certains journalistes avaient écrit des articles sur « les livres les plus attendus », les « premiers romans à ne pas rater » et autres « incontournables ». Bien sûr, se trouvaient des articles nettement moins littéraires dont « le mystère Alexandre Lebrun ».

– Etre un proche d’écrivain non plus n’est pas facile ! Ils sont encore allés ennuyer mon fils, qui les a envoyés paître. Quand ces journalistes comprendront enfin que si je me tais, c’est tout simplement parce que je n’ai rien à dire, tout à écrire. Chacun est libre de penser ce qu’il veut de mes livres, je n’ai pas à faire des explications de texte, encore moins à être relooké. Je me fous de savoir comment Victor Hugo était habillé quand il a écrit les Misérables ! Par contre, euh…. Vous n’auriez pas des Carduel dans vos connaissances ?

– Si ! C’est marrant ce que vous dites parce que mon neveu Toby s’est marié l’an dernier avec un certain Alexandre de Carduel.

Le grand écrivain n’eut pas le temps de blémir qu’il était déjà évanoui.

Carnet du Grand écrivain – 12

Publié 21 juillet 2018 par Sharon et Nunzi

VI Bureau d’état civil
La détresse a fait place à la colère.
Emma est très agité, ce qui provoque « l’envol » de plusieurs papiers. Hippo prend note, un peu comme un scientifique qui identifierait une caractéristique nouvelle de l’espèce qu’il a devant lui.
Emma s’interroge. Pourquoi maintenant, pourquoi cette rencontre ? Et pourquoi sa mort ? Assassinat ?
Surgit alors un autre fantôme. La cinquantaine, très rigide, cheveux blonds et bouclés.
[Oui, je sais, je me fais plaisir en ajoutant des personnages]
Hippo soupire
– Charles, qu’est-ce que tu me veux ?
Regard sévère de Charles, qui va d’Emma à Hippo.
Hippo explique à Emma que son neveu (oui, il s’agit de son neveu, même s’il paraît plus agé] a eu un peu le même genre de problèmes.
– On l’a accusé, et on l’accuse encore, d’avoir fait passer une de ses filles pour morte et d’avoir enterré quelqu’un d’autres à la place. Malheureusement, sa fille est réellement morte. Il se trouve des historiens qui ont encore plus d’imagination que des romanciers. On l’accuse aussi d’avoir échangé l’identité d’une de ses filles avec celle d’une cousine éloignée, pour favoriser son mariage. Nous nous demandons parfois où certains vont chercher de telles histoires, les vieilles familles aristocratiques font fantasmer.
[Raconter l’histoire des filles de Charles ? J’ai déjà dit que je n’aimais pas entrecroiser des récits. Et je n’envisage pas un tome 2. Quoique. Ne pas mettre trop de personnages non plus. Même si un personnage féminin fantôme de plus pourrait être intéressant. Je n’ai pas vraiment envie d’écrire une histoire d’amour posthume entre Hippo et Emma. Ah ! Hippo me souffle qu’il est gay, donc impossible. HIPPO ME SOUFFLE ???? Je crois qu’une pause s’impose. ]

Cauchemar au Tas de pierre

Publié 20 juillet 2018 par Sharon et Nunzi

Il est huit heures. Percy, l’illustre écrivain et Winston le bouledogue sont en train de prendre leur petit déjeuner. Visiblement, la nuit a été dure pour tout le monde.

– J’ai fait un cauchemar, commença Percy. Je n’avais plus de flocon d’avoine pour préparer mon porridge quotidien. Je partais faire les courses, et toutes les boutiques d’Iverness à Edimbourgh étaient en rupture de stock.

Illustre compatit, bien qu’il n’appréciât pas plus que cela les flocons d’avoine, et se demandât comment Percy pouvait ingérer une telle nourriture jour après jour.

– Moi aussi, j’ai cauchemardé. J’ai rêvé que je devais participer à une émission nommé « l’amour est dans les casseroles stylées ». J’étais une sorte de coach qui devait enseigner le moyen de séduire l’être aimé par le contenu de son assiette et la richesse de ses déclarations d’amour poétique. Je courrai d’un candidat à l’autre, un dictionnaire des rimes d’une main, une casserole dans l’autre. Moi qui ne sais ni cuisiner de manière élaborée, ni écrire des sonnets !

Quant à Winston, son rêve était des plus classiques. Il s’était pris toute la nuit pour un chien de berger, et avait poursuivi un troupeau de moutons azimutés. Il était si épuisé qu’il ressentait le besoin d’une petite sieste, là, maintenant, tout de suite, au-dessus de sa gamelle de croquettes.