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Tous les articles du mois de novembre 2016

Continuer ou arrêter ?

Publié 28 novembre 2016 par Sharon et Nunzi

Sharon et moi, nous nous sommes posé la question : faut-il faire une pause dans le blog, voire même l’arrêter ?
Le temps manque, plus à Sharon qu’à moi, même si je passe, pour ma part, le plus clair de mon temps à dormir.
Il faut dire que, côté félin, les combats sont quotidiens : nous n’allons pas en rajeunissant, ni moi, ni les autres membres de la tribu. Puis, l’agrandir… sans façon, même si les propositions ne manquent pas.
Les petits tracas quotidiens non plus : Hastings, qui avait l’habitude de dormir sur la télévision a tenté la sieste sur l’écran plat, à nouveau. Hastings va très bien, la télé s’est remise – après avoir un peu bugué. Roudoudou, mon grand-père, a tenté la sieste sur la table de nuit : il a glissé. Il va bien. La table de nuit aussi. Ciboulette est parfaitement remise de son opération et mange de bon appétit.
Quant à Paprika…. il est à nouveau reparti pour un cycle de soin qui s’avère encore une fois douloureux. La tumeur qui a été diagnostiquée ne semble pas bénigne, contrairement à celle qui lui a été retirée en février.
Paolo se maintient.
En cas de maladie peu curable, il faut faire des choix, et Sharon a préféré privilégier des soins qui leur apportent une vie un peu plus courte mais la plus confortable possible, plutôt que des soins, des opérations douloureuses, mutilantes qui prolongeraient peut-être leur vie – ou peut-être pas.
Donc pour le blog…. nous verrons bien.

Ritorna à l’inizio, sarà un’ progresso

Publié 27 novembre 2016 par Sharon et Nunzi

Je ne suis pas certaine de l’orthographe de cette phrase en italien, qui signifie en gros qu’il faut parfois retourner en arrière pour progresser.
Pour retrouver un peu (beaucoup) l’état d’esprit qui a fait que ce blog a été crée, nous avons donc choisi, Sharon et moi, de reprendre la toute première déco du blog.
Petit coucou au passage à une élève de Sharon qui a demandé des nouvelles du chat « qui n’avait pas d’oreilles ». Il est moins facile de dissimuler son infirmité que la mienne.
Petit coucou aussi à une amie de Sharon qui a serré la patte de ma tante Violette Désirée la bien nommée.
Bref, bon dimanche à tous, Sharon repart à un salon du livre.
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Dans l’antre des fantômes – enfin bref, au Tas de Pierre

Publié 27 novembre 2016 par Sharon et Nunzi

– Je suis très content d’être de retour à Kellen Castle. Si, si, monsieur McKellen, je vous assure que je goûte la sérénité des lieux pour écrire.
L’illustre écrivain était extrêmement en forme. Pour parler crument, il pétait le feu, pire qu’un dragon amoureux et enrhumé. Percy, lui, ne disait rien.
– Euh… monsieur McKellen, cela n’a pas l’air d’aller fort. Vous ne grognez même pas !
– Avez-vous vu ce qui se tient là ?
Percy désigna le fauteuil crapaud pourpre, situé à gauche de son bureau, où il tentait de rédiger un article – visiblement, il n’y parvenait pas.
– Et bien, je vois un fantôme. Franchement, ce n’est pas très important, non ? Ce n’est pas comme si c’était un vampire ou un métamorphe, ou un vampire-métamorphe !
– Ce n’est pas un fantôme ordinaire, c’est un messager, il a quelque chose à nous annoncer, et il prend son temps, le bougre. Deux jours qu’il n’a pas bougé.
– Je peux vous laisser, si vous le souhaiter, afin de vous donner plus d’intimité.
– Il est arrivé pendant votre absence, je crois qu’il se fiche éperdument que vous soyez là ou non.

La remise des prix

Publié 22 novembre 2016 par Sharon et Nunzi

– Alors, comment s’est passé la remise du prix ?
-Formidable ! Je ne sais pas ce qui est arrivé dans la vie de l’illustre écrivain, mais il était méconnaissable. Il était presque souriant, il a donné trois interviews dans la foulée, il a même prononcé un micro-discours.
Gladys, troisième fille de Perceval, attachée de presse de son état, se réjouissait de voir le célèbre écrivain devenir presque raisonnable – non, parce que, si l’on ôtait ce « presque », il ne serait définitivement plus lui-même.
– Je ne pouvais pas déclarer aux journalistes : rencontrer des vampires et des loups garous laissent des traces sur ma personne, non. Je n’ai pas parlé non plus du choc des attentats successifs en France, cela aurait été indécent. J’ai préféré parler de la sérénité due au bonheur d’écrire retrouvé. Quelques-uns en ont bouffé leur smartphone, ceux qui s’attendaient à un scandale de ma part.
– Je crois que je vais écrire un recueil de nouvelles, reprit-il. Si, si. J’ai tellement d’idées sur des thèmes infra-ordinaires que je ne vais pas publier un roman à chaque fois. Prochaine étape : les sports du quotidien. Oui, je me venge du documentaire vu hier soir sur les sports de l’extrême.
à Nina moutons automne

Les chablettes

Publié 21 novembre 2016 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous
Prendre les chablettes en photo toutes les trois n’est pas vraiment possible.
En revanche, les prendre en photo une à une est presque envisageable.
Voici Vitamine, la plus connue, la chablette en chef :

Voici Givre, qui est en pleine confection de son poil d’hiver :

Voici Charisma, la plus discrète, la plus difficile à prendre en photo à mon sens :

Je n’ai garde d’oublier Cerise, leur maman, leur papa étant toujours au bout de la Normandie, noir et blanc et ressemblant à ses filles.

Bonne soirée à tous.

Post-op

Publié 20 novembre 2016 par Sharon et Nunzi

Jamais deux sans trois – voire plus.
Ciboulette, ma fille adoptive a subi une intervention vendredi.
Tout s’est bien passé, personne n’a été mordu ni griffé – elle ne tient pas de moi.
Elle aune semaine d’antibiotiques – pour la suite des événements.
Comme vous pouvez le constater sur cette photo prise hier, elle va bien.

Bon rétablissement Ciboulette !

Non, je n’écrirai pas.

Publié 17 novembre 2016 par Sharon et Nunzi

Non, je n’écrirai pas.
N’insistez pas, c’est inutile.
Vous n’aurez pas droit au texte facile,
qui vous raconte,
en utilisant des procédés connus
propres à exagérer les faits
une histoire triste
qui vous émouvra à coup sûr.
Non, je n’écrirai pas sur l’actualité,
je ne suis pas journaliste,
je ne peux vous livrer une enquête de fond,
juste mon ressenti, à peine le fond de ma pensée, et un peu mon passé.
J’avais fait une faute de frappe, alors j’ai un peu bidouillé la phrase ci-dessus.
Oui, j’écrirai peut-être pour m’engager pour une cause
si ce n’est que les mots, c’est bien, les actes, c’est mieux.
« Je veux les mêmes droits que toi » écrivait un chanteur-poète.
« Est-ce que les gens naissent égaux en droit » écrivait un autre.
Le droit de vivre libre et sans peur, le droit de s’aimer
le droit de parler ou de se taire.
Le droit de clore le texte ici
parce que dire plus serait bavardage.

Et pendant ce temps-là, Imogène….

Publié 15 novembre 2016 par Sharon et Nunzi

Non, parce qu’il ne faudrait pas oublier Imogène, tout de même.
Là, ce soir, elle est un peu énervée : James McKellen (son grand-père fantôme) a beau être à ses côtés, cela ne passe pas. Non, elle ne pense pas à la monstrueuse engueulade entre Eric de Magny et son associé, qui faisait suite à la non moins monstrueuse engueulade entre Eric et sa soeur Hortensia, arbitrée par le premier clerc de notaire, Nicolas, qui s’est malencontreusement pris un code pénal…
– En pleine tronche, commenta Imogène à l’adresse de son grand-père, « assis » au sommet de l’armoire. C’est ainsi que nous avons découvert que les deux notaires étaient un peu plus que des associés – enfin, avant le mariage d’Eric. Alors Nicolas qui leur parle de la dignité du droit notarial n’avait aucune chance ! J’ai tout de même eu légèrement l’impression d’être prise pour une andouille écossaise, puisque je n’ai strictement rien vu, rien compris. Non, ce qui me met vraiment en colère, c’est ce cher Marc qui m’appelle à l’aide. Quand je l’ai vu, j’aurai vraiment préféré voir un fantôme. Marc… Il ne pouvait pas me supporter quand je vivais avec son frère, et dix ans plus tard, il se souvient de moi. Presque drôle.

Remise des prix – ou pas – au Tas de Pierre

Publié 7 novembre 2016 par Sharon et Nunzi

– AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAh !
Oui, vous l’aurez deviné, c’est l’illustre écrivain qui hurle ainsi.
– Pourquoi, mais pourquoi mon livre extrêmement ennuyeux, basé sur la description de l’infra-ordinaire a obtenu un prestigieux prix littéraire, pourquoi ? Donnez les prix littéraires à ceux qui en ont besoin, à ceux qui en ont envie ! Donnez-les à ceux qui ont envie d’attirer d’attention sur eux et qui ont besoin d’encouragements ! Pour ma part, je sais très bien qu’à part écrire, je ne sais rien faire. Les seuls qui sont contents, ce sont mes éditeurs.
– Et votre fils, peut-être ?
– Même pas ! Il ne va pas apprécier d’être sous les feux de l’actualité par ma faute. Mon petit-fils, lui, sera peut-être content – enfin, quand il saura lire. Je digresse, je digresse : depuis que je n’ai plus de contrat me forçant à écrire, j’écris de plus en plus. Vous savez que j’ai eu envie de participer à Danse avec les stars ? Pour apprendre à danser. Il m’a fallu une seule heure pour me rendre compte que c’était une idée marrante et fumeuse – même si j’aimerai écrire un livre drôle. Mais je ne veux pas être celui qui se fait aider par une émission pour écrire un roman – déjà fait. Et je n’aime guère les répétitions, dans tous les sens du terme. J’aime encore moins montrer la vacuité de l’actualité et me griser de mots. Je vais dormir – la nuit porte conseil, la mienne durera seize heures.

Au tas de pierre – en novembre

Publié 6 novembre 2016 par Sharon et Nunzi

Percy est très occupé – enfin, il prend son temps, tout de même – à taper son dernier article en date pour le journal des chasseurs de fantôme. Encore un mois avant le mariage de son neveu Toby – un mariage en décembre, Percy n’en avait encore jamais vu. Kellen Castle était relativement revenu à la normal.L’illustre écrivain était bien là, mais il était bien plus discret qu’un fantôme moyen – et je ne vous parle même pas des fantômes, la comparaison ne leur serait pas favorable. Ce cher « illustre » était à côté de Percy, dans un vaste fauteuil datant au moins du début du siècle précédent, et descendait mug de café sur mug de café.
-Je me suis disputé avec mon fils ce matin, finit-il par dire. Comme je n’ai pas envie d’écrire ce matin l’histoire pathétique d’un homme qui ne s’entend pas avec sa progéniture, je tente de provoquer chez moi une surdose de caféine, afin de retrouver le chemin du salon Eole. Si encore il m’adressait les mêmes reproches à chaque fois, je n’aurai qu’à débiter un discours tout prêt.
– Vos échanges montreraient alors la vacuité de votre lien.
L’illustre écrivain resta muet un instant, comme s’il n’y avait jamais songé.
– Certes, mais mon fils, à force de trouver toujours de nouveaux arguments contre moi, me prouve assez son désir de me tenir en dehors de sa vie. Il me reproche tout et son contraire. Et vous, votre fils vous reproche-t-il d’héberger de temps à autre des vampires et autres métamorphes ?
-Non, parce qu’il a quelques-uns de mes locataires en thérapie.
– Je croyais que votre fils était architecte d’intérieur.
– L’un n’empêche pas l’autre.