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Tous les articles du mois de octobre 2018

Je profite moi aussi du nouvel arbre à chats.

Publié 31 octobre 2018 par Sharon et Nunzi

Bien sûr, j’en profite à ma manière, qui est assez complémentaire de celle de Duchesse.

Notre ami Rossignol, qui appartient à notre mamie, est assez dubitatif.

Quant à Salsa, vous pouvez le voir en gros plan à droite, moi et Rossignol sommes derrière.

Pris en photo ainsi, Salsa est tout de même un peu plus visible.

Je vous souhaite à tous une bonne soirée !

 

Soucis au Tas de Pierre – 4

Publié 30 octobre 2018 par Sharon et Nunzi

Il fallait s’y attendre/cela n’avait pas manqué/mais cela avait été plus long que prévu : le propriétaire du trombone était venu frapper à la porte de Kellen Castle.
Perceval était toujours dubitatif quand quelqu’un venait frapper à sa porte : Kellen Castle était relativement isolé, et à part des randonneurs, peu de personnes approchaient de ce lieu sans y avoir été convié auparavant.
– Excusez-moi, j’ai perdu mon trombone à coulisse. Vous ne l’auriez pas vu, par hasard ?
Le personnage qui se tenait devant Percy tenait plus du clown que de l’instrumentiste classique. Chacun est libre de s’habiller comme il veut, ronchonnait Percy en lui-même tout en déclarant à haute et intelligible voix.
– Nous avons trouvé un trombone dans les douves, à vous de me dire si c’est le vôtre.
Les hurlements que poussa l’instrumentiste aux gouts vestimentaires très colorés furent une réponse des plus convaincantes.
– Vous avez pensé à LE mettre dans du riz pour le sécher ?
Percy jeta un regard noir à l’énergumène, tandis que les deux écrivains levaient les yeux au ciel.
– Je m’y connais davantage dans l’entretien d’une cornemuse que d’un trombone, cependant je sais que ce n’est pas un téléphone portable ou autre objet connecté. Le riz ne ferait qu’aggraver les choses. Vous êtes sûr que vous savez vraiment en jouer ?
– Oui !!!! Je suis simplement désespéré !
Il faisait partie d’une troupe de théâtre qui avait posé ses pénates dans la ville voisine, et il avait un solo de trombone dans la pièce qu’il jouait actuellement. Comment allait-il faire pour assurer la représentation de ce soir, puis toutes celles à venir ?
– Passez un disque, chantez la mélodie ! suggéra l’illustre écrivain. Apprenez la cornemuse ! En bref, soyez inventif flûte à la fin !

Arbres à chats – ou pas

Publié 28 octobre 2018 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

En ce jour de changement d’heure… et bien, cela ne change pas grand chose pour nous, entre petit déjeuner, sieste, et semblant d’activités physiques.

« Semblant » parce que ce qui souffre le plus actuellement, ce sont les arbres à chats. Vous avez ci-dessous la version normale :

Voici l’usage qui en est fait :

Bon dimanche à tous.

Carnets du grand écrivain – 24

Publié 27 octobre 2018 par Sharon et Nunzi

Hippolyte, accompagné d’Emma et de Charles-Marie, vient de découvrir l’exacte réplique de la ferme des Gambelins, sise versant est de la ville.

– Je n’y descendrai pas si j’étais vous, dit Charles-Marie. Attendons des renforts.
Hippolyte les reconnut aussitôt. C’était la famille de fantômes qu’ils avaient déjà rencontrée près de l’état civil. Il put les examiner plus à loisir. Il s’agissait en fait de trois frères, assez rapprochés en âge, et assez ressemblant. Même chevelure abondante foncée, même yeux clairs.
– Ce n’est pas un bon endroit ici, dit le premier.
– Nous n’aimons pas y retourner, dit le second.
– Que s’est-il passé ? s’écria Hippolyte.
– Officiellement, rien.
– Rien du tout.
– Si peu de choses en faite.
Ils se présentèrent : Clovis, Célestin, et Marcel-Joseph.
– Vous avez été journaliers ici.
– Non ! répondirent-ils en chœur.
– Disons que nous ne travaillions pas loin de l’hôpital de la ville, et que nous avons vu arriver les habitants de cette maison à l’hôpital, et nous aurions aimé ne pas les voir. Nous étions trop vieux, ou trop amoché (Joseph désigna Célestin) pour être mobilisés. Nos enfants, trop jeunes, ironie de l’histoire.
– Les morts et les blessés étaient nombreux ce jour-là.
– Je me souviens de vous, dit Marcel, c’était le chaos, vous étiez la seule à ne pas être couverte de sang.
– Et moi, continua Célestin, je me souviens de tous les autres, tous. Je me souviens de ceux qui sont morts là – il désigna la ferme d’un coup de menton – et ce n’était pas beau à voir. Dans le chaos, dans le … dans l’urgence, on n’a pas eu le temps de tout vérifier. Ma nièce cherchait ses filles, les deux aînées étaient à l’école, elle est partie avec mari et gamines, ma femme aussi a voulu partir avec nos fils. On est parti.
Et on n’a pas pensé à vérifier, à ce que quelqu’un vérifie.
Aucune bombe n’est tombée ici non plus, et les allemands n’étaient pas rentrés dans la ville. Qu’est-ce qui avait causé leur mort ?
Mais c’était deux cas, parmi d’autres. Vous, vous sembliez indemne et vous étiez morte.

Souci au Tas de Pierre – 3

Publié 26 octobre 2018 par Sharon et Nunzi

Finalement, le jeune écrivain avait passé une nuit paisible et s’était montré relativement agréable : il n’avait pas cherché à prendre la poudre d’escampette, avait échangé quelques mots et n’avait pas communiqué par grognements. Bref, Percy et Gladys se dirent que tout n’était peut-être pas perdu !

Quelques minutes plus tard, Percy se rendit à la fenêtre, pour y siroter tranquillement sa troisième tasse de thé de la matinée. Quand il vit…

– Je ne veux déranger personne, mais que fait un trombone à coulisses dans les douves ????

Le jeune et le grand écrivains se précipitèrent.

– Ce n’est pas moi ! s’exclama Thomas, paniqué. J’ai trop de respects pour les musiciens et les artisans pour mettre à l’eau un instrument de musique !

– Je ne saurai mieux dire, répondit l’illustre écrivain d’une voix atone.

Percy le regarda, il regarda Percy, ils avaient compris : seul un vampire (ou un loup garou) pouvait avoir fait ça, mais lequel ?

– Je vais le repêcher et voir ce que je peux faire, grogna Percy. Ce sera une bonne chose de faite, en attendant le retour de son propriétaire.

Soucis au Tas de Pierre – 2

Publié 24 octobre 2018 par Sharon et Nunzi

Le début est ici.

Première étape : flanquer Thomas Pommier dans une voiture. Deuxième étape : l’emmener en Ecosse en subissant ces « j’irai pas » tout le long du trajet. Troisième étape : une fois arrivée au Tas de pierre, l’extirper de la voiture, ce qui était aussi simple que d’extraire un chat de son panier de transport lors de son arrivée triomphale au cabinet vétérinaire.

– Thomas, Alexandre, Thomas, Alexandre.
– Je déteste vos livres ! s’exclama le jeune auteur chevelu.
– Je n’ai jamais lu les vôtres, je vous promets, si cela devait survenir, d’être impartial.
– Triktide est une daube.
– Si vous y tenez.
– Plakimo tripsing, une honte à la face du monde littéraire.
– Il ne faut pas exagérer. Le monde littéraire se fiche éperdument de mes livres, il bruit très bien sans moi.

Manque de bol, Thomas Pommier choisit ce moment pour se rouler par terre.

– Ecoutez moi jeune homme !
Vu les capacités pulmonaires de Percy, il avait tout intérêt.
– La dernière personne que j’ai vu se rouler par terre, c’est mon neveu, et il avait cinq ans. Vous avez plus de cinq ans, non ?
– Noooooooooooooooooooooooon.

Pas gagné.

Carnet du grand écrivain – 23

Publié 20 octobre 2018 par Sharon et Nunzi

Hippolyte décide de faire prendre l’air à Emma qui, à ses yeux, semble nettement plus combattive que lors de leur rencontre. Une amélioration certaine. Charles resta à compulser encore et toujours les actes – plus qu’une passion, un mode de mort.

– Vous ne vous êtes jamais promenée par ici.
– Je ne quittai pas ma mère, qui ne quittait pas les lieux où elle travaillait, sauf pour m’envoyer, et encore à l’école.
– Donc, vous n’avez jamais exploré le versant est de la ville.
– Ni le nord, ni le sud, je me suis toujours dirigée vers le centre, où se situaient les commerces.

La campagne était belle, l’automne posait ses touches orangées sur la campagne, sans que le froid se fasse encore trop sentir.
– Et vous, Charles-Marie ?
– Je pourrai tenir les mêmes propos qu’Emma. Notre ferme était sise sur les hauteurs de Cléry. Quand j’ai commencé mes études de médecine, ma mère a acquis une vaste demeure dans le coeur de la ville – dans une rue très prometteuse puisque s’y trouvaient également une étude de notaire et une pharmacie. Notre terre était vaste, et nous ne fréquentions guère les autres propriétaires terriens – vous l’aurez compris, mes parents n’exploitaient pas leurs terres eux-mêmes. J’ai continué, longtemps, à les gérer, avant de les vendre pour léguer le produits des ventes à mes enfants et leur éviter ce fardeau. N’oubliez pas que cette ville est coupée en deux.
Hippolyte sursaute.
– Je suis bien aise de vous apprendre quelque chose. Les deux parties ne furent solennellement réunis qu’en 1920. Hippolyte, vous sursautez beaucoup pour un fantôme.
– Nous tenons peut-être un début d’explication pour les deux actes de naissance d’Emma. Mais ce n’est pas ce qui m’a surpris.
Devant eux, au fond de la vallée, se tenait la réplique exacte de la ferme des Gambelins.

Quelques informations – pour la route, en passant

Publié 18 octobre 2018 par Sharon et Nunzi

Bonsoir
Encore une journée un peu rude.
Pour ajouter encore, coupure d’eau généralisée dans le village où vit Sharon. Un filet d’eau coule depuis ce soir, ouf.
Sinon… nos nouveaux arbres à chats sont arrivés, et ils ont déjà… servi.
Duchesse adore celui-ci, dont j’ai emprunté la photo à Zooplus :

Il faut maintenant que vous imaginiez ce en position allongée, et Duchesse couchée sous l’arceau. Pratique.

Quant à l’autre modèle, un bleu, il a été victime d’un accident technique, Charmeur ayant …. uriné de son sommet. Moralité : l’urine dégouline très très bien jusqu’au sol. Et quand l’eau est coupée (voir plus haut), c’est pratique pour nettoyer.

Bonne soirée à tous.

Écrire malgré tout – ou pas.

Publié 17 octobre 2018 par Sharon et Nunzi

J’ai failli écrire que la partie féline du blog se met en pause pour un certain temps, parce que s’occuper de chats « sauvages », de chats « mal en point », c’est parfois, franchement, fatiguant.
Mais décréter une pause ne change rien aux problèmes.
Le rythme sera sans doute ralenti.
Les carnets du grand écrivain continueront de paraître une fois par semaine – en un point fixe.