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Tous les articles du mois de août 2013

Les plumes à thème – 14

Publié 31 août 2013 par Sharon et Nunzi

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Journal d’Annunziata d’Elbeuf, écaille de tortue.

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(Pourquoi je n’aurai pas le droit d’en tenir un ? Des tas de gens le font ! Je vous citerai, en outre, le Journal du chat assassin, une grande réussite féline, ou plutôt les journaux, au pluriel : la série comporte plusieurs tomes).

 

8 h 00 Réveil sans douceur. Les triplettes m’en font voir de toutes les couleurs. En parallèle, Ciboulette est d’un calme olympique.  chatons quatre

9 h 00 : « supporter les triplettes, ce n’est pas la mer à boire ».  Je rêve de les confier à l’auteur de cette phrase. Et voir s’il pourrait survivre en leur compagnie, comme je le fais depuis deux mois.

9 h 30 : personne pour jouer avec Ciboulette, le néant. Du coup, elle joue toute seule.

10 h 00 : petit coucou à Rico du Bonnet, le chat extraterrestre. Il nage toujours dans un bonheur sans partage. Des envahisseurs pourraient arriver dans son univers, ou même une portée d’animaux quelconques, il ne manifesterait aucun signe d’agressivité – tout comme mes frères Cacao et Rodéo. Ils doivent avoir le même thème astral.

S

11 h 00 : «La grandeur d’un destin se fait autant de ce qu’on refuse que de ce qu’on obtient ». Françoise Chandernagor. Sharon aime bien cette phrase.

12 h 00 : découverte d’un stylo par Givre. En parallèle, Charisma a réussi à monter jusqu’à mon perchoir. Je l’ai bien eu : je suis bien cachée… par terre.  En fond sonore, guerre guerre, vente vent.

14 h 00 : Urgente de Longuemare a été changée de pré. Pour ne rien négliger, les personnes chargées de l’approcher avaient disposé des carottes le long du chemin. Une surdose de ce légume orange est-elle à craindre pour notre trentenaire préférée ?

S

16 h 00 : Sharon fait des recherches sur les cultures en Ecosse (note : je ne saurai même pas placer cette contrée sur une mappemonde). Apparemment, les chardons seraient les plantes qui y poussent le mieux.

17 h 00 : Chablis a convaincu mon frère Rodéo de lui laisser le panier pour lui tout seul.  Tant qu’il ne le partage pas avec Cerise… Se méfier des jeunettes gracieuses comme des nymphes.

S

23 h 00 : il y a encore quelqu’un qui a laissé la lumière ! Je ne peux pas dormir si toutes les lumières ne sont pas éteintes ! Oui, je sais, c’est psychologique.

23 h 30 : penser aussi à confisquer les balles à grelots aux triplettes.

 

Fin…. Jusqu’à demain.

Avant…

Publié 28 août 2013 par Sharon et Nunzi

Je me doute que la photo, que Sharon a retrouvé en faisant du tri, risque de faire fuir.

Sauf que j’étais vraiment ainsi, entre mes deux opérations.

J’étais avec ma copine Camélia, qui va très bien.

S

Ciboulette

Publié 25 août 2013 par Sharon et Nunzi

Ciboulette s’est presque bien acclimatée.

DSCN0167Je trouve malgré tout que sa posture pour dormir ne facilite pas l’endormissement.

La voici avec Givre :

DSCN0165Je soupçonne les triplettes de vouloir lui emprunter son doudou.

L’envers du décor ou V comme vampire

Publié 24 août 2013 par Sharon et Nunzi

vampireComment s’est préparé la rencontre entre les élèves et les comédiens ? Pour le savoir, voici L’envers du décor, un épisode de V comme vampire (gentiment prêté par Sharon).

A la réouverture du pensionnat, madame Cobert vint me voir, pour valider un projet de sortie pédagogique.

         Je souhaite emmener les 5e Bleu à une répétition théâtrale.

         Merveilleux !

Et alors que je parlais budget, elle me répondit :

         Le théâtre est à un kilomètre du pensionnat, nous pouvons y aller à pied, il me faut juste deux accompagnateurs – et votre accord. Je prépare les autorisations de sortie des louveteaux.

         Comment avez-vous obtenu l’accord du metteur en scène ?

         Le metteur en scène est mon frère Antoine. Je ne lui ai pas demandé l’autorisation, c’est lui qui m’a suppliée de lui rendre ce service. Ma classe est tellement … énergique, qu’il espère des réactions corsées de leur part lors de l’échange après la répétition.

 

Je me proposais d’accompagner moi-même les élèves, monsieur Frédéric s’étant porté volontaire à son tour pour compléter le trio.

Avant le départ, madame Cobert « briffa » les élèves :

         D’après le metteur en scène, qui est aussi mon frère, les acteurs sont des êtres humains particulièrement sensibles. Vous aurez compris que ce ne sont pas des lycanthropes donc prudence.

         On pourra poser toutes les questions qu’on veut ?

         Oui, Louise, mais avec précautions. Et pas de questions sur leur vie privée, même si certains d’entre eux vous semblent excentriques.

 Le trajet se passa bien, l’installation aussi. Je fus ébahi en voyant le frère de madame Cobert, car la ressemblance était sidérante. Un peu plus, j’aurai cru qu’ils étaient jumeaux.

         Non, mais c’est tout comme, me dit-elle en sortant de la répétition.

Que dire ? Je suis vampirologue, pas spécialiste du théâtre. Mais….

         Ils ne savent même pas leur texte, me souffla Anatole à l’oreille.

         C’est bien ce que je craignais, lui répondis-je.

A la fin de l’acte I, les lumières s’allumèrent et les acteurs vinrent échanger. Je crois qu’ils auraient dû filer la pièce dans son intégralité. Les questions fusèrent de toute part, et ils ouvrirent des yeux ronds devant la précision de leur question. Jusqu’à ce que fuse, sur scène… une tomate. Puis, deux. Puis trois. En fait, c’est après coup que je compris qu’il s’agissait de tomates, parce que sur le moment, j’étais aussi étonné que le malheureux qui était visé, l’interprète du notaire (et de monsieur Diafoirus, et de monsieur Purgon, appris-je plus tard).

Madame Cobert avait déjà bondi, et arraché des mains d’une tornade chatain un sac qui, d’après elle, ne contenait que ses affaires de cour.

         C’est un massacre ! C’est un scandale ! Molière, s’il vous entend, il ne se retourne pas dans sa tombe, il fait de la voltige !

Je vis madame Cobert l’entraîner à l’écart, et je ne sais ce qu’elle lui dit. Ou plutôt si, mais c’est mon ouïe de lycanthrope qui me permit de l’entendre. Elle lui dit : « merci d’avoir dit tout haut ce que je pensais tout bas. Maintenant, laisse-moi faire. »

Et elle présenta ses excuses, en tant qu’organisatrice de cette rencontre, pour la conduite de son élève qui écrirait une lettre pour exprimer ses regrets (de l’avoir raté ?). Elle s’engageait même à venir à la première pour soutenir la troupe – et Molière.

         Non, je vous assure, ce n’est pas utile !

Difficile de dire qui s’était exprimé en premier, tant les acteurs avaient parlé en chœur.

Sur le chemin du retour, madame Cobert était sombre.

         Dites-moi la vérité, ils étaient vraiment très mauvais ?

         Oui.

         Merci pour votre franchise, monsieur le principal. Mon frère a été appelé en urgence pour tenter d’améliorer les choses, je crois qu’il n’est pas au bout de ses peines.

Les plumes d’Asphodèle – dérive.

Publié 24 août 2013 par Sharon et Nunzi

Mon résumé : les répétitions du malade imaginaire continuent. Le metteur en scène, Antoine Cobert (oui, le frère de Sylla Cobert, professeur dans le pensionnat des louveteaux), qui se prend parfois pour l’Amiral Nelson, a fort à faire face à des comédiens récalcitrants. Pourtant, un miracle semble avoir eu lieu.

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Philippe, dans mes bras ! Je veux t’exprimer mes sentiments les meilleurs ! Je flotte, que dis-je, je baigne dans la joie ! Non seulement tu connais ton rôle à la perfection, mais tu as LU la pièce dans son intégralité ! Je te félicite, vraiment.

Tugdual, bravo également. Tu es devenu un modèle de ponctualité. Mieux : tu es Béralde. Je te souhaite bon vent pour ta carrière, les plus grands rôles t’attendent.

Isabelle et Denis, vous étiez en perdition, vous êtes maintenant, et je n’ai pas peur de le dire, sans doute les deux meilleurs interprètes de Cléante et Angélique pour ces dix dernières années.

Max, félicitations également pour ce malade imaginaire plus vrai que nature ! Et tu n’es même pas devenu hypocondriaque ! Sincèrement, pour que la première soit un échec, il nous faudrait au minimum qu’un iceberg se plante devant nous, ou qu’un nouveau continent émerge et que les flots emportent tout sur leur passage. J’ai déjà mis au frais une bouteille de champagne.

Comment ça, Philippe, je te flanque la trouille ? Ce ne sont quand même pas mes délires maritimes – d’ailleurs, je pense de plus en plus à m’acheter un bateau – qui te mettent dans des états pareils ?

Ah, la personne qui a débarqué il y a quinze jours et qui a entraîné dans son sillage sa classe de 5e Bleu ? N’étaient-ils pas mignons, les petits loulous, quand ils déambulaient dans les coulisses. Comme ils avaient joué eux-mêmes le malade imaginaire pour leur club théâtre, je me suis dit que ce serait amusant de leur montrer des comédiens professionnels. J’ai trouvé très drôle quand ils relevaient l’apprentissage approximatif, pour ne pas dire malhabile de vos tirades. Ou encore quand ils ont découvert des failles (pour ne pas dire des gouffres) dans votre interprétation des personnages. Philippe, je t’assure que j’ignorais complètement qu’une des élèves avait amené des tomates et des œufs pourris, j’espère que tu me crois ?  D’ailleurs, tu as reçu une très belle lettre d’excuse de cette petite choupinette – de trois pages. Et je tiens à préciser que tu as su éviter avec élégance la plupart des tomates, avant que ma sœur ne parvienne à lui confisquer son sac.

Je ne vous avais pas dit que Sylla Cobert était ma sœur ? Et la ressemblance ? Et notre autorité naturelle – preuves génétiques de notre fraternité ? Là, vous me décevez.  Vous noterez que ses élèves sont très cultivés – j’ignorai qu’Erato, muse de la poésie lyrique, était couronné de roses et de myrtes.

Pardon, Philippe ? Tu n’aurais pas aimé être élève de ma sœur ? Je puis t’assurer que les chers petits sont repartis ravis de leur journée, mieux que si elle les avait emmenés sur la muraille de Chine.N’est-ce pas l’essentiel ?

Je n’ai plus qu’une recommandation à vous faire : gardez le cap et la première sera un succès !