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Tous les articles du mois de octobre 2014

La tranquilité

Publié 29 octobre 2014 par Sharon et Nunzi

Depuis quelques jours, la copine de mon frère Cacao, Bahia, nous a rejoint dans la chambre – enfin, dans mes appartements privatifs.

IMG_1865Mamie Moïra prend très bien les choses, tant qu’elle a son pull à paillettes, tout va bien :

IMG_1858Pour ma part, j’ai trouvé une solution radicale pour avoir un peu d’intimité :

IMG_1850Je me suis aménagé un appartement dans l’appartement :

IMG_1868Bon mercredi à tous !

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Chose promise, couverture due

Publié 28 octobre 2014 par Sharon et Nunzi

Je m’y étais engagée, je n’ai pas attendu les prochaines plumes. Voici un petit texte pour Mind The Gap, avec la complicité de Martine27.

Lieu : ancien lavoir de Kellen Castle, reconverti depuis en… buanderie.
Le jour vient de se lever. Des couvertures attendent. Il y a là Centpurcentpurlaine (Léna pour les intimes). Elle déraille parfois, enfin… souvent. Ses copines Bleue et Rouge sont métissées avec de l’acrylique – impardonnable ! En période de crise, elle ne converse qu’avec Mac, pure laine également mais dure de la feuille et très old school, ou Coco, drap en pur coton.
Et ce matin, cela ne va pas, non, vraiment pas, dans le lavoir de Kellen Castle !

Léna : Je vais les truder !!!!
Mac (tout bas) : Quelqu’un a compris ce qu’elle a dit ?
Bleue (tout bas aussi): Non, mais je ne lui poserai pas la question ! Tu as vu, elle est couverte de sang, cela ne partira jamais !
Léna : Je vais leur buriner la face, et leur marteler la gueule !
Mac : Là, c’est déjà plus clair.
Léna : Cela ne partira jamais !
Mac (bas à Bleue) : c’est bien ce que je disais !
Léna : Ils ont intérêt à trouver un moyen, sinon, je les poursuivrai jusqu’au bout du monde, ces vampires à la graisse de trolls !
Coco : Mais qu’est-ce qui s’est passé ?
Léna (s’agitant au vent au gré de sa colère) : Sir Perceval McKellen a été grièvement blessé au cours d’un combat déloyal contre une bête mille fois pire qu’une pipistrelle enragée ! Il fut conduit sur son lit, et son noble sang s’est répandu sur moi. Et ces abrutis dentelés n’ont aucune compétence en médecine ou en détachage ! Heureusement, mon fier seigneur saigné est presque tiré d’affaires – mais moi….CELA NE PARTIRA JAMAIS !
Coco : Il lui faut un psy !
Rouge (qui n’avait rien dit jusque-là) : Ou Joakilt ! Aux dernières nouvelles, il avait réussi à s’exfiltrer d’une auberge et était en route pour l’Ecosse !
Mac : J’ai hâte qu’il soit là pour nous raconter ses aventures. Pour ma part, j’ai observé des choses que la morale réprouve hautement. Je ne suis pas sûre que les pratiques amoureuses de ses vampires soient très chastes.
Bleue (logique) : en même temps, des pratiques amoureuses chastes….
Mac : Farpaitement ! J’ai été la couverture de feu sir James McKellen, et jamais, ô grand jamais, au cours de ses ébats avec lady Phyllida McKellen, je n’ai terminé suspendu au lustre, ou pire encore…
Bleue, Rouge, et Coco (ensemble) : Pire encore ???
Mac (penaude) : Ils m’ont passé par la fenêtre, en un geste fougueux, et j’ai presque fini dans les douves.
Bleue : Je crois que nous ne sommes pas au bout de nos peines.

Guillaume Berthier – le retour

Publié 28 octobre 2014 par Sharon et Nunzi

Guillaume Berthier, grâce aux plumes d’Asphodèle – complicité est de retour ! Ou plutôt, grâce à une sorcière prénommée Alicia de Smerniakoff. D’après elle, il ne prend pas bien les choses. Et lui, qu’en pense-t-il ?

– Guillaume, euh… monsieur le commandant ? Cela ne sert à rien de donner des coups de pieds à votre voiture, d’abord cela ne fera pas disparaître le cadavre, puis, à un moment, elle risque de moins bien rouler !
Le pire, c’est qu’il avait raison. Mais essayer de faire entendre raison à quelqu’un qui essaie juste de SE CALMER !
Vous vous demandez peut-être ce qu’un commandant de la crim’ fait sur une scène de crime, enfin « scène de crime »… Disons plutôt que quelqu’un a déterré un corps non identifié, et pour une raison de nous encore inconnue l’a laissé là pour identification ! D’après Hectoria de Magny, notre divisionnaire, se pourrait être Diane d’Asmodée, mystérieusement disparue huit ans plus tôt alors que son procès pour « tentative d’homicide avec circonstances aggravantes » était sur le point de s’ouvrir.
Oui, je sais, logiquement, une équipe constituée d’un capitaine et d’un lieutenant devrait se tenir à ma place. Pour le lieutenant, pas de problème : Nicolas est là. Pour le capitaine….
Hier, tout allait bien, mais alors vraiment bien, autant qu’une journée peut bien se passer quand on est policier. J’avais réussi à venir à bout de la paperasserie, tous les groupes avaient pu rentrer à une heure descente chez eux, je revois Nicolas (le capitaine) et Antoine (le lieutenant) me dire au revoir et me souhaiter une bonne soirée. Comme l’abruti consciencieux que je suis toujours, je voulus vraiment tout terminer – puis, Juliette ne rentrait de son service qu’à 22 heures, tant que j’étais là pour l’accueillir… Je n’allais tout de même pas la déranger au salon de thé où elle officiait. Café noir pour chocolat blanc, un joli nom, de bons gâteaux.
J’en étais là de mon rangement rêveur quand mon portable sonna. Antoine. Là, un auteur vous écrirait deux pages de réflexions philosophiques et d’interrogation sur le pourquoi du comment de cet appel, avant que son personnage ne décroche (c’est fou ce que certains parviennent à faire passer de réflexion en trois sonneries). Moi, je fronçai les sourcils, et décrochai.
– Chef, j’ai fait une bêtise….
Il m’expliqua que sa copine le trompait, et qu’il en avait eu la preuve « blanc sur drap à pois rouges ». Par une circonstance que l’enquête de police se devra d’éclaircir, il avait son arme de service de secours sur lui (je ne savais même pas que cela existait !), et avait tiré, sur sa copine et sur son amant. Heureusement, l’émotion… Ils n’avaient été blessés qu’au bras (pour elle) et à l’épaule (pour lui).
Il y a des jours où j’avais envie de changer de métier. Avocat, tiens, pour plaider la « folie passagère » pour Antoine. Ou pour expliquer que ce cadavre, là, s’était peut-être gentiment déterré tout seul, à la suite d’une secousse sismique. Et je n’avais aucune, mais alors là aucune envie de me replonger dans un dossier vieux de huit ans…

 

Galopin a toujours faim

Publié 27 octobre 2014 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Tandis que mamie Moïra et moi-même cherchons les meilleures positions pour faire la sieste, Galopin, lui, a faim :

IMG_1837donc il mange :

IMG_1839puis il a encore faim :

IMG_1846la preuve en image :

Bon lundi à tous !

Mamie Moïra

Publié 25 octobre 2014 par Sharon et Nunzi

Mon arrière-arrière-grand mère a toujours été un peu étrange, sans doute parce qu’elle a été abandonnée avec ses chatons voici onze ans, en plein nuit, dans le jardin de Sharon.

Mais là, elle a tout de même des postures bizarres :

IMG_1822vraiment très bizarre :

IMG_1823Du coup, je lui ai gentiment laissé la garde de la télécommande :

IMG_1829Oui, je sais, parfois, je suis vraiment très sympa.

Bon dimanche à tous !

Les plumes d’Asphodèle – complicité

Publié 25 octobre 2014 par Sharon et Nunzi

c3a9critoire-vanishingintoclouds3Les mots à placer sont : Regard, secret, main, larrons, tiroir, drap, couverture, partager, (se) tramer, connivence, confident, bêtise, proche, rival, neige, empathie, ensemble , amants (au pluriel), nacrer, nomade, noir.

 Je m’appelle Alicia de Smerniakoff et je tiens un salon de thé, Café noir pour chocolat blanc.
J’ai dû renvoyer une de mes serveuses, fille d’une bêtise rare. Elle avait refusé de servir un client, non qu’il eût des exigences rares, mais une apparence déroutante. Quand je la remplaçais, je constatais qu’il était aussi gothique que moi, tout vêtu de noir, des vanités à chaque main.
Nous nous revîmes, nous nous entendîmes même comme larrons en foire. Amitiés, amours ? Il devint mon confident, je partageais un de mes secrets – le plus lourd, pas le pire. Il jeta un regard curieux à mes vinyles (« Les amants de Saint-Jean ? La neige de Claude Nougaro ? »), je rangeai ses affaires dans mes tiroirs.
Oui, nous dormions parfois ensemble – nos draps et nos couvertures en témoigneraient volontiers. Puis, j’aimais ne pas être seule, quand un de ses terribles cauchemars m’assaillaient, quand je me réveillai, tremblante. Une grande connivence nous unissait alors. Il était passé par là lui aussi, à son retour d’un pays lointain.
Un matin, je m’éveillai, et je suis que c’était fini – les rêves noirs. J’avais la réponse qui, nomade, me fuyait depuis huit ans.
– Peux-tu me donner un coup de main ? lui demandai-je simplement.
Nous partîmes à la nuit tombée, ensemble, alors que la lune nacrait la cime des arbres. Je lui indiquai où creuser.
Je prévins ensuite la police, de l’unique cabine téléphonique du village. L’absence de progrès a du bon.
Je pus voir les policiers arriver comme si j’y étais. Quelle ne fut pas ma surprise de reconnaître, fulminant, le commandant Guillaume Berthier. Il descendit de sa voiture en claquant la portière, se demandant ce qui se tramait encore dans ces fichues terres bourguignonnes, espérant qu’il y aurait prescription.
Et bien non, Guillaume, il n’y aurait pas. Ce qui est étendu devant toi est le corps de Diane d’Asmodée, qui vivrait en Amérique du Sud depuis huit ans. Son mari est sous le choc – lui aussi croyait à cette histoire, ou feignait d’y croire, je ne sais. Mes compétences ne s’étendent pas jusque-là.
Je m’appelle Alicia de Smerniakoff et je suis une sorcière.