Tas de pierre

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Le Tas de Pierre en février

Publié 19 février 2018 par Sharon et Nunzi

– Percy ?
– Oui, Illustre ?
– Je re-persiste et re-signe : c’était mieux sans les vampires !

Deux mois que Jonathan, vampire irlandais de son état, était en convalescence chez eux. Heureusement, il semblait vraiment mieux se porter. Il recommençait même à se disputer avec Jamie !

– Heureusement que je n’écris plus, sinon, je n’aurai pas la tranquillité et la sérénité nécessaires. Si j’écrivais encore, je pondrai un roman policier mettant en scène un policier vampire qui enquête sur des meurtres commis sur des vampires. Enfin… si tant est que l’on puisse tuer quelqu’un qui est déjà clamsé.
– Je ne vous le fais pas dire.

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Des nouvelles du tas de pierre en janvier

Publié 19 janvier 2018 par Sharon et Nunzi

– Percy ?
– Oui, Illustre ?
-Je persiste et signe : c’était mieux sans les vampires !

Un mois. Un mois que Jonathan, vampire bi-centenaire et irlandais, était en convalescence chez eux. A quoi cela servait d’être un vampire si c’était pour se remettre aussi lentement d’une blessure ? Percy trouvait tout de même bon à savoir que l’ail pouvait avoir de telles vertus anti-vampire, les romanciers ne s’étaient pas foutus de leurs lecteurs !

Le vampire breton ? Reparti comme il était venu, après avoir chaudement remercier Percy pour la qualité de son accueil. Percy lui avait tout de même demandé son adresse en France, histoire de ne jamais se retrouver à proximité du vampire. On ne sait jamais.

Suite de Noël au Tas de Pierre 2017

Publié 26 décembre 2017 par Sharon et Nunzi

Le vampire dont Jonathan a voulu prendre le territoire réclame, via un message porté par un rapace, l’épée de famille avec laquelle il a embroché Jonathan.

– Je le comprends parfaitement, déclara Percy, tout en changeant les pansements de Jonathan. Moi-même, je suis très attaché aux armes de la famille McKellen, et je peux vous dire que nous avons toujours repris les armes avec lesquelles nous avons transpercées nos ennemis. L’épée, je l’ai soigneusement nettoyée. Il ne vous reste plus qu’à trouver un moyen de la ramener jusqu’en Bretagne. Après tout, vous avez bien volé tous les quatre d’Ille et Villaine jusqu’ici.
– Pas exactement, corrigea Ben. Simon et moi séjournions tranquillement à Dundee quand Jaimie nous a appelés à l’aide. Il « fatiguait », continua Ben par télépathie. Puis, nous n’aurions pas l’idée stupide d’accroître notre territoire.
– S’il veut récupérer son épée, il n’a qu’à venir, dit Jaimie.
– Je serai vous, dit Perceval, je ne le mettrai pas au défi. Jonathan est un vampire bicentenaire, et en dépit des bons conseils de Paul (NDLR : membre des chasseurs de fantômes et spécialiste auto-proclamé des vampires) il est aussi raplapla qu’une crêpe. Son rapace a pu vous retrouver jusqu’ici, soit au moins cinq cents kilomètres depuis son lieu d’envol, je suis étonné que son maître n’arrive pas juste après, voir même qu’il ne soit pas en train de prendre le thé dans le jardin.
– Il pleut, commenta Jaimie.
– Si vous croyez que quelques gouttes arrêteraient un breton.
– Je suis bien d’accord avec vous.
Perceval admit (intérieurement, bien sûr) qu’il détestait avoir raison. Il aurait bien aimé pouvoir faire comme le grand écrivain, c’est à dire se retirer dans sa chambre, et méditer en lisant des haïkus. On ne fait pas toujours ce qu’on veut.

Noël 2017 au Tas de Pierre

Publié 25 décembre 2017 par Sharon et Nunzi

Avis à tous ceux qui pensent avoir passé un réveillon de Noël compliqué.
Contrairement à Sharon, vous n’aviez peut-être pas la grippe.
Contrairement à Perceval McKellen, vous n’aviez pas un vampire blessé et délirant à soigner.
– Si quelqu’un pouvait enfin m’expliquer, ce ne serait pas de refus.
– C’est simple au début, dit Simon, le vampire rouquin. Jonathan a voulu étendre son territoire en annexant celui d’un vampire de quarante ans.
– Un jeunot, quoi.
– En fait, c’était une information erronée. Il avait bien quarante ans, mais depuis quatre cents ans. C’est un solitaire, c’est à dire un vampire qui se débrouille seul, n’a pas engendré, et se fait le plus discret possible, sauf si on l’embête. Jonathan l’a un peu embêté.
– Prévoyant, tout de même, d’avoir une épée frottée d’ail.
– Apparemment, ce serait une vieille habitude – les pirates qu’il combattait en usaient ainsi.
Le regard de Percy fut attiré par quelque chose d’inhabituel qui se trouvait sur le rebord de la fenêtre.
– Quelqu’un peut m’expliquer la présence de ce rapace ?
– J’ai l’impression qu’il a quelque chose d’accrocher à sa patte.
– -Effectivement, grogna Percy qui prit connaissance de la missive. Louis – c’est bien le nom de votre vampire – exige la restitution de son épée de famille. Ne comptez pas sur moi pour m’en charger.

Un week-end au Tas de Pierre

Publié 16 décembre 2017 par Sharon et Nunzi

– Percy ?
– Oui, illustre ?
– Vous ne trouvez pas, franchement, que sans vampire et sans bestioles poilues non identifiées, la vie au Tas de Pierre est nettement plus calme ?
Percy, bien entendu, ne put qu’acquiescer.
– Je me suis même fait à la cuisine écossaise, c’est dire. De plus, j’ai fini le plan de Salon Eole. Oui, je sais que j’avais dit que je n’écrirai plus, que je n’étais plus un écrivain. Cependant, je n’ai pas envie qu’un sagouin d’éditeur déterre mon « oeuvre inachevé » quelques années après ma mort et la fasse terminer selon ses idées.
Percy acquiesça à nouveau.

Oui, à y bien réfléchir, tout était calme au Tas de pierre. Elinor venait le week-end suivant, présenter son nouveau compagnon. Percy ne savait pas trop comment le nommer, puisqu’il n’était autre que Mathieu, son ex, avec lequel elle avait rompu quatre ans plus trop après avoir rencontré James. Devait-il dire « ex-nouveau petit ami ? » Par précaution, il n’avait rien dit du tout « Wait and see ».

Pourtant, quelqu’un frappa violemment à 23heures à la porte de Kellen Castle. Percy n’attendait personne, l’illustre écrivain non plus, tout deux se regardèrent en se disant que s’en était peut-être fini de la sérénité.
Sur le seuil de la porte, se tenait une belle brochette de vampires : Jonathan, soutenu par Jamie (tiens, ils sont réconciliés !), Simon le rouquin bricoleur et Benedict le métamorphe. Si le terme « brochette » était venu à l’esprit de Percy, c’est parce que Jonathan était transpercé par une longue, très longue épée tout sauf neuve. Comme il n’avait pas, contrairement à Tom, des tendances suicidaires, il ne s’était pas fait ça tout seul !

Jamie installa avec précaution Jonathan sur la banquette du bureau de Percy – la pièce la plus proche de l’entrée.

– Je crois qu’il faut l’extraire au plus vite, dit Illlustre.
– Non, sans dec ‘ ? répondit Jonathan.
– Ils ont presque touché le coeur, précisa Simon.

Illustre faillit s’exclamer qu’il ignorait que les vampires en possédaient un, il se retint à temps.

– Veuillez m’excuser, demanda Percy qui faisait de son mieux pour retirer l’épée du vampire, tel un roi Arthur version fantasy, mais d’habitude, même une épée qui vous transperce, ne vous met pas dans un état pareil !?
– Epée frottée d’ail. Il est des personnes qui ont le sens de l’accueil.

Les rêves du grand écrivain

Publié 5 décembre 2017 par Sharon et Nunzi

Oui, le grand écrivain a commencé une nouvelle vie dans laquelle il n’écrit plus, tout en tenant un journal de sa vie sans écriture. Il y notait notamment…
– J’ai encore fait un cauchemar !
Il était 14 heures, le grand écrivain se réveillait de sa sieste, et Percy préparait des shortbread.
– J’ai rêvé que vous preniez des leçons de danse classique, et que vous vous produisiez sur scène dans le lac des cygnes !
– Si encore c’était dans la Sylphide….grommela Percy.
– Pendant que vous dansiez, le plancher s’effondrait sous votre poids quand vous vous réceptionniez pour un saut.
– Normal, les planchers, c’est fragile, j’en sais quelque chose : celui du grenier s’est effondré en 1957 sous le poids de ma mère, elle s’est retrouvée bien plus tôt que prévu au premier étage. Et ma mère pesait à peine cinquante kilos.
– Je ne monterai plus au grenier.
– Sage résolution.

Des nouvelles de l’illustre écrivain

Publié 18 novembre 2017 par Sharon et Nunzi

Je me doute bien que savoir ce que devient Alexandre Legrand, alias l’illustre écrivain n’est pas forcément la préoccupation première de… et bien d’à peu près tout le monde. Pensez cependant à Perceval, qui doit supporter le cher homme quasiment tout le temps (ou comment regretter ad vitam aeternam d’avoir ouvert des chambres d’hôtes).

– Illustre ?
– Hum ?
– Vous êtes au courant qu’il est trois heures du matin et que vous êtes couché dans mon lit ?
– Oui, murmura l’illustre écrivain, mais vous n’êtes pas dedans !
Percy, qui était assis à son bureau et rédigeait un article pour Chasseur de fantôme magazine n’insista pas, vu l’état de bouleversement d’Illustre.
– J’ai fait un atroce cauchemar, mais si je vous le raconte…. vous allez peut-être le trouver drôle.
– Dites toujours.
– J’étais invité à une rencontre d’auteurs dans une célèbre librairie dont je tairai le nom, si ce n’est que les murs sont en briques. Je n’étais pas l’auteur rencontré, je devais attendre mon tour – nous étions deux à être reçus le même jour. Dans mon rêve, je ne comprenais pas cette erreur stratégique. Et bien, l’autre auteur se faisait tuer, il y avait du sang partout. Et tout ce que la libraire trouvait à dire, c’est « oh, non, la moquette !  » et pendant que les infirmiers évacuaient le corps, elle frottait frénétiquement le sol entourée de produits ménagers divers et variés.
Perceval ne put qu’approuver : c’était un rêve déroutant.