Tas de pierre

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Vacances françaises pour Percy McKellen ? Euh, pas vraiment.

Publié 6 juin 2017 par Sharon et Nunzi

Cher Guillaume
Comment vas-tu ? Et comment va la petite famille Berthier ? Je passerai dès que je le peux au salon de thé de Juliette.
Au début, je devais simplement t’envoyer une carte postale de mes vacances dans un charmant château normand, en compagnie de notre illustre ami écrivain. Et bien nous nous retrouvons maintenant assignés à résidence !
L’illustre écrivain étant stressé, il m’a demandé de l’accompagner en tant que père de son attachée de presse, pour les trois salons du livre qu’il allait visiter en huit jours. Le premier avait lieu au château de Vaudreuilly, propriété d’un cousin du grand-père de mon ex-gendre. Le monde de la noblesse est petit.
Tout se passait bien, Illustre ne faisait pas de crise d’angoisse, la cuisine était délicieuse au point que nous avons félicité le chef et signé le livre d’or (c’est là que je me rends compte qu’avec Kellen Castle, je suis à la masse en terme de chambres d’hôte). Bref, tout se passait bien, je le redis en me demandant ce qui m’a échappé, les dédicaces s’enchaînaient, quand, vers seize heures, Illustre a ressenti le besoin de se dégourdir les jambes. Il n’était pas le premier, un des auteurs était même porté disparu – personne ne s’était donné la peine de le chercher, il faut bien le dire, personne ne réclamait ses dédicaces à corps et à cri.
Jean de Vaudreuilly se proposa de nous faire découvrir le parc. J’en profitai pour emmener Winston, qui pourtant, aurait bien dormi deux/trois heures de plus. J’ai bien fait de l’emmener, c’est lui qui a découvert notre écrivain disparu, au pied d’un buisson, mort. Tes confrères enquêtent et nous sommes priés de ne pas quitter le château pour l’instant, après avoir tout de même appelé un médecin pour l’illustre écrivain, en état de choc.
Bref, pour mes prochaines vacances françaises, je me contente d’aller chez ma soeur et de n’en plus bouger.
@bientôt
Perceval James Andrew McKellen

Au tas de Pierre – 21 mai 2017

Publié 21 mai 2017 par Sharon et Nunzi

Boum !
La sérénité était revenue au tas de Pierre.
Boum !
Ou presque.
Boum !
Non, Percy, qui lisait tranquillement le dernier numéro de Chasseur de fantômes magazine, ne s’inquiétait guère du bruit. En effet, le grand écrivain, qui, de son aveu même, tentait de terminer Salon Eole, son prochain roman, sans parvenir à un résultat qui le satisfasse pleinement, s’était mis au yoga. Ne demandez pas des détails supplémentaires à Percy : tant que le yoga ne ferait pas partie des disciplines admises aux Highlander Games, il ne chercherait pas à mémoriser les postures ou leurs noms. Tout ce qu’il savait, c’est que l’illustre écrivain avait sans doute choisi des postures trop difficiles. Ou alors, il avait vraiment très peu d’équilibre. Le château en avait vu d’autres, il résisterait à quelques chutes supplémentaires. Percy avait cependant conseillé à l’illustre écrivain d’aller pratiquer le yoga au grand air, la pelouse amortirait davantage ses chutes.
– Sauf si je devais chuter sur un chardon ! Je préfère encore le sol de ma chambre, si vous n’y voyez pas d’inconvénient.

Encore des nouvelles du Tas de pierre

Publié 5 mai 2017 par Sharon et Nunzi

Comment s’occuper le week-end selon Percy ?
– Nettoyer l’argenterie très légèrement mise à mal par un vampire ;
– flanquer le sus-dit vampire devant une série télé avec des vampires, pour tenter de le faire réagir ;
– jouer de la cornemuse de quatre à sept heures du matin – pratique quand on n’a pas de voisins ;
– tester des recettes écossaises, on n’a jamais trop de toute une vie pour toutes les tester ;
– rejouer de la cornemuse de dix à onze heures vingt-six ;
– arrêter parce que Jonathan et Jaimie sont en train de se disputer et qu’il faut bien que quelqu’un arbitre cette dispute ;
– répondre à l’appel téléphonique de l’illustre écrivain, qui rentrerait directement en Ecosse après avoir voté dimanche matin ;
– déjeuner copieusement ;
– recevoir des nouvelles de ses neveux et nièces ;
– ne pas arbitrer la seconde dispute Jonathan/Jaimie puisqu’ils ont eu le bon goût de se taper dessus dehors ;
– promener Winston ;
– rappeler à Tom, vampire suicidaire, que tenter de se noyer quand on est un vampire est absurde ;
– rejouer de la cornemuse ;
– répondre à ses mails ;
– tenter de dormir.

Au tas de Pierre en avril

Publié 26 avril 2017 par Sharon et Nunzi

Hippolyte est parti régler ses problèmes fantomatiques, l’illustre écrivain est en France jusqu’au 9 mai, et Percy pensait avoir un peu de tranquillité au Tas de pierres. Un peu. Il avait presque oublié qu’il pouvait avoir de la visite, et pas forcément des fantômes. 

Une soirée de solitude, et pouf ! Le dimanche matin, arrivaient Ben, le vampire métamorphe, Simon, le vampire rouquin et bricoleur, Jonathan et Jaimie, qui dormaient dans l’écurie pour pouvoir se disputer tranquillement, et Tom, qui semblait toujours déprimé. Du coup Paul, ami, de très longue date de Percy et Piper, et spécialisé dans les vampires, a été convié par Percy. Il a déjà effectué une interview de Simon, lui laissant ainsi matière à un formidable article pour le journal de la confrérie des fantômes. Bref, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes ou presque jusqu’à ce que Tom demande :
– Votre argenterie, elle est vraie ?
– Oui, grogna Percy.
– Vous êtes sûr ?
– Zavékargardé le poinçon. (Je vous laisse traduire).
– J’ai donc une grande nouvelle à vous annoncer : l’argent, ça sert à rien contre les vampires.
Heureusement, Percy et Paul ne se laissaient pas impressionner. Il n’empêche que ce cher Tom venait de s’enfoncer une demi-douzaine de couteaux dans le torse. Charmant après-midi en perspective.

Joyeux lundi de Pâques du Tas de Pierre

Publié 17 avril 2017 par Sharon et Nunzi

Hippolyte, ex-gendre de Percy, a plongé dans les douves. Moonacre, terre-neuve du neveu de Percy, a plongé lui aussi. En direct du Tas de Pierre, vous saurez tout !

– Je suis persécuté ! s’écria Hippo en claquant des dents.
– Elle a voulu vous sauver, lui dit l’illustre écrivain, du ton dont on parlait à un enfant turbulent qu’il s’agit de ramener à la raison. Vous ne pouvez pas lui en vouloir. Si vous n’aviez pas nagé deux fois plus vite pour tenter de lui échapper, elle ne vous aurait pas attrapé par le bras, et ne vous aurait pas quasiment balancé sur le merveilleux rivage.
– Je vous déteste !
– Merci, c’est souvent l’effet que je fais, précisa l’illustre écrivain, filant des friandises à Moonacre, qui les avait bien méritées. Après tout, elle était aussi trempée qu’Hippo, et avait eu la gentillesse de s’ébrouer très loin d’eux.

– Guillaume ? Oui, Hippo va bien, il est toujours aussi râleur, et refuse de reconnaître ses torts envers son ancien associé, la femme de son ancien associé, ses anciens clercs et d’autres encore dont je n’ai pas idée. Les aïeuls de son ex-associé et ex-ami prennent ceci très à coeur, d’où quelques-uns des petits soucis d’Hippo. Non, pas tous, il ne faut pas attiger, le clan McHornish a aussi son lot de problèmes. Eux ont à coeur de les résoudre. Hippo râle, c’est ce qu’il fait le mieux. Je peine à lui proposer des repas sans gluten, sans sucre et sans lactose. Je lui ai proposé des carottes et des haricots. Ce n’est pas fun, je ne peux pas faire plus.

Joyeuses Pâques – du Tas de Pierre

Publié 16 avril 2017 par Sharon et Nunzi

Comme tout va presque bien dans la félinerie normande (si ce n’est que Charisma et Vitamine, chablettes de compétition, se tapent dessus sans arrêt) et que le tragique événement n’est pas encore survenu, et bien… donnons des nouvelles du Tas de Pierre, dePercy, d’Hippolyte, son ex-gendre et de tous les autres. 

– Guillaume, comment allez-vous ? s’exclama Percy. Oui, joyeuses Pâques à vous aussi. Victoria a-t-elle trouvé beaucoup d’oeuf de Pâques dans le jardin ? Juliette aussi ? Votre soeur conserve son âme d’enfant, c’est bien. Elle a un nouveau compagnon ? Oui, non, je pense que j’ai raté un épisode, j’en étais resté au vegan bio intégral. Ah, vous aussi, vous en avez raté un ? Ce sont des choses qui arrivent.
Les appels au secours ? Non, ce n’est rien, c’est Hippolyte, mon ex-gendre. Je l’ai mis en relation avec les fantômes qui, je le cite, lui empoisonnent la vie, et les explications ne tournent pas à son avantage. Non, il ne risque pas grand chose, j’ai laissé les fenêtres ouvertes, et Simon* est à ses côtés. Enfin, si Hippolyte ne l’énerve pas autant qu’il nous a tous énervés. Ah, je crois qu’hélas, c’est fait : Hippo vient de plonger dans les douves. Je vous rappelle dans la soirée pour tout vous raconter.

*Vampire rouquin et bricoleur, grand ami de Percy.

Hippolyte au Tas de Pierre – IV

Publié 2 avril 2017 par Sharon et Nunzi

Percy, accompagné de Paul et d’Imogène, cherche des présences fantomatiques dans la magnifique propriété (renommée modeste maison) d’Hippolyte.

Les chasseurs avaient fait chou blanc, ils devaient bien le reconnaître. Certes, ils avaient senti des émanations de présence fantomatique, mais elles étaient vraiment très légères.
– Et si les émanations provenaient de son étude ? suggéra Paul.
– Non, dit Percy. Je suis allé à l’inauguration, et aucune présence fantomatique n’était à signaler. J’y étais, alors qu’Hippolyte lui-même avait déclaré forfait. Un comble.
Imogène claqua des doigts, Paul frappa dans ses mains jointes : ils se regardèrent, puis regardèrent Percy, qui était lui aussi arrivé à la même conclusion.
– Le problème vient d’Hippolyte ! Il est seul au Tas de pierre avec l’Illustre écrivain !
Vous vous demandez peut-être pourquoi Gaël, quatrième membre de l’équipe de chasseurs de fantômes, ne prenait pas part à la discussion. Celui-ci répondait à un appel sur le téléphone portable de son oncle, être préposé aux appels urgents n’était pas la tâche la plus dangereuse, et Percy tenait à préserver le plus possible le petit dernier de sa soeur. Nul ne pouvait déterminer quand une urgence pouvait survenir, n’est-ce pas ? Et ce devait en être une puisqu’il tendit son téléphone à son oncle en lui disant « nous sommes sur la bonne piste ».
– Oui, Illustre, que se passe-t-il ? PAR LA FENETRE ? Il est passé par la fenêtre de la cuisine, fermée !!!! Comment a-t-il fait ? Oui, bien sûr, vous étiez dans le séjour et ET LUI DEHORS ? Nous arrivons, termina Percy d’une voix dont la sourde colère était perceptible.
Il fit un topo rapide : Hippolyte, dans le but d’entretenir sa fringante forme physique, pédalait allègrement autour du château quand l’illustre écrivain entendit un choc et un hurlement de douleur. Non seulement Hippolyte avait chuté, mais il avait traversé la fenêtre de la cuisine et atterrit dans le panier de Winston qui, fort heureusement, n’y faisait pas la sieste (il préférait, en toute logique, le fauteuil de Percy). Stoïque, Hippolyte avait refusé que l’on appelle un médecin ou un vitrier, l’illustre écrivain avait passé outre pour le premier, pour le second, il avait préféré attendre le retour de Percy pour qu’il constate lui-même les dégâts. Sage décision.