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Carnets du grand écrivain 47 : et un cauchemar, un !

Publié 13 juin 2021 par Sharon et Nunzi

Alexandre Lebrun n’en finit pas de finir ses carnets. Alors, voici un petit épisode de l’écriture de ses carnets au Tas de pierre.

Le grand écrivain descendit en ayant visiblement très mal dormi la nuit dernière. Percy, qui était en train de déguster son traditionnel porridge, le questionna.
– J’avais pris hier soir, dit-il en manquant de verser le café à côté du bol, une bonne résolution. C’est vrai, quoi, non mais ? Je suis auteur, je fais ce que je veux de mes personnages ! Par conséquent, j’avais récris entièrement la trame des Carnets pour que tout soit finalement heureux. Du coup, je zappais certains personnages, je redistribuais les choses, tout en gardant bien entendu le contexte historique. Une seconde guerre mondiale heureuse, cela n’existe pas, nous sommes bien d’accord ?
Percy ne put qu’acquiescer.
– Bref, cette nuit, j’ai eu de la visite dans mes rêves. Non, ni Emma, ni Hyppolite, ni même Charles-Marie. Quelqu’un que je ne connaissais pas. J’ai donc retranscris mon chauchemar de quatre heures du matin, je vous laisse le lire.

Face à moi, un homme, dans un bureau. Il a l’air respectable. C’est le mot qui me vient à l’esprit pour parler de lui. Il a entre quarante et cinquante ans, un léger embonpoint, des cheveux châtain foncé. Il est assis derrière ce qui est sans doute son bureau. Derrière lui, un meuble à casier. A gauche, à droite, des armoires que l’on imagine remplie de dossier de toute sorte. Près de l’armoire de droite, une fenêtre. Retentit soudain une sirène.
– Il est midi. C’est la pause.
Il Laisse le silence s’installer.
– Vous ne me connaissez pas ? dit-il en allumant un cigare. René Maudran. Je suis le directeur de cette usine. C’est avec mon arme que Renée Flagrier s’est suicidée. Je sais que vous allez parler d’elle dans votre livre.
Je balbutiai quelque chose comme « je ne sais pas encore ». Il eut un geste agacé de la main.
– Si, si, je sais. Il y a déjà eu une nouvelle consacrée à la mort de Renée. L’auteur a fait preuve de beaucoup d’imagination. Alors, je serai clair. Oui, la mort de Renée Flagrier a donné lieu à une enquête, parce que le fait qu’une ouvrière de 17 ans se tue avec l’arme que j’avais ramené de la guerre a fait parler, et m’a questionné également. Personne, mis à part moi, ne connaissait l’endroit où je la rangeais. Comment cette toute jeune femme a-t-elle pu la manipuler ? Et pourquoi s’est-elle suicidée, la question la plus importante de toute.
Nous avions déjà, en 1946, un commissariat ici. Je vous épargne les recherches, le commissaire de l’époque était aussi tenace que l’être votre commandant Berthier. Il était persuadé que j’avais une liaison avec elle, ou pire que j’avais abusé d’elle et l’avais assassinée pour la faire taire.
Savez-vous ce qui est vraiment pire dans cette histoire ? Je ne savais pas qui était Renée Flagrier avant que l’on m’annonce sa mort. Elle n’était qu’une ouvrière parmi tant d’autres. Je ne saurai dire que les chiffres, le nombre d’ouvriers, d’ouvrières, les tâches accomplies, les commandes livrées. L’humain m’intéressait peu, c’est ainsi. Je ne cherche en rien à me justifier de l’indifférence que j’éprouvais pour celles et ceux qui travaillaient pour moi.
En revanche, je suis certain que Renée a été poussée au suicide parce qu’elle ne voyait pas d’autres solutions. C’était se tuer, ou être tuée, elle le craignait, elle l’avait dit à Geneviève et Louise, ses deux plus proches amies. Elle n’a pas dit qui elle craignait ainsi.
Ceux qui disent « c’était mieux avant » termina-t-il devraient être condamnés à revivre ce passé qu’ils adulent.

Des nouvelles du pensionnat des louveteaux – juin 2021

Publié 4 juin 2021 par Sharon et Nunzi

Toute ressemblance avec des louveteaux existants ou ayant existé serait purement fortuite.

– Bon, écoutez les louveteaux, je comprends votre désespoir. L’équipe des garous de la meute du Nord s’est fait ratatiner au championnat de football. Est-ce une raison pour se mettre tous à la pétanque ? Non ! De même, ce n’est pas parce que l’unique joueur de tennis de la meute s’est (je vous cite) pris une branlée par le 216e joueur mondial qu’il faut tous jeter vos raquettes et vous mettre au croquet ! J’ai bien compris que vous ayez les boules, il y a des limites à ma compréhension. Alors, tous à l’entrainement.

Gaël de Nanterry, directeur provisoire à vie du pensionnat des louveteaux.

Des nouvelles du grand écrivain et du tas de pierre – mai 2021

Publié 28 mai 2021 par Sharon et Nunzi

Un peu d’écriture avant de nouveaux billets félins.

– Illustre ?
– Oui Percy ?
– Comme j’ai eu une insomnie la nuit dernière, j’ai lu votre dernier livre. Bon, je sais bien que c’est un livre de commande, mais votre éditeur a un sérieux souci. C’est quoi, ce titre : « Bleu-Bleu » ?
– D’après lui, les titres qui comportent une couleur sont plus vendeurs. Je n’avais pas d’idées, je me suis déjà assez décarcassé sur ce livre de commande, puisque je n’arrive toujours pas à finir les carnets – là non plus, je n’ai pas de titre. Et « Je t’aime mieux que les océans », c’est totalement absurde.
– Pour un titre de projet, non.
– Vous ne me dites toujours pas ce que vous avez pensé du livre !
– Déjà, le sujet… Vous inviter à passer une nuit dans l’école où vous étiez élève !
– Le musée, cela avait déjà été fait. Et « Bleu-Bleu », c’est la couleur des murs du vestiaire des Cm1/Cm2. Cela a été dur de ne pas être ennuyeux. J’ai de bons souvenirs, j’ai appris beaucoup de choses, je me souviens que j’étais très nul en sport et je ne me suis jamais amélioré. Pas grave. On ne se muscle pas le bras en écrivant. Dommage.
Puis, j’ai eu un privilège vraiment grand – retrouver mon ancienne institutrice. Elle n’avait jamais fait le lien entre moi et Alexandre Lebrun, l’écrivain asocial. Ma chance, à l’école primaire, c’est qu’aucun élève ne savait qui était Alexandre le Grand !

Breaking news pourrie – vous êtes prévenu(e)

Publié 15 mai 2021 par Sharon et Nunzi

Tout d’abord, je tiens à présenter mes excuses à Rossignol, mes excuses les plus sincères pour ce charmant compagnon qui est discret, gentil, toujours prêt à aider les autres chatons, tous proches de lui, surtout Gauvain, Zorro et Loulou, qui fête son anniversaire et qui aurait dû être la seule et unique vedette du jour.

J’ai arraché le pansement inarrachable. Là où il ne fallait pas, c’est à dire pile sur l’oreille.

Sharon et sa maman ont passé un certain temps à me le remettre. Elles ont ajouté un pansement pour que cela tienne.

Je ne suis pas au mieux de ma forme, même si j’ai dîné avant de me l’arracher.

Cela sent la visite chez le docteur B lundi à plein nez.

Des nouvelles du pensionnat des louveteaux, on se demande pourquoi

Publié 9 mai 2021 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous
Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, Alexandrielle Beaucaire, kinésithérapeuthe pour dragon.
L’on m’a chargé de vous transmettre des nouvelles du pensionnait des louveteaux, alors que, franchement, il n’y a pas grand chose à dire. Je trouverai plus intéressant de vous parler de la cicatrisation de l’oreille droite d’Annunziata, du pansement compressif ou des six heures de jeu de Chanel.
Non, il faut que je donne des nouvelles du pensionnat, alors qu’il ne se passe rien.
Je vous parle actuellement de la salle des professeurs, enfin, de ce qu’il en reste, parce qu’elle a brûlé un peu voici deux jours. Juste un peu. IL reste encore trois murs, c’est le toit qui manque et le mur extérieur. On met un grand rideau et c’est bon, c’est l’été, après tout. Non, je ne sais pas ce qui s’est passé, on ne peut pas tout me mettre sur le dos !
Oui, monsieur Amaury est absent. Il a appelé le pensionnat en disant « eu égard aux classes pourries que j’ai aujourd’hui, il est hors de questions que je quitte mon lit. Je n’ai aucune motivation. De toute façon, ils ne s’apercevront même pas que je ne suis pas là. Cours en visio ? D’accord, mais sans la vidéo !  »
Sur ce, je vous laisse, j’ai un dragon enrhumé à soigner, et il n’est pas question qu’il enflamme une autre partie du pensionnat.

En direct de Sacaille – mai 2021

Publié 4 mai 2021 par Sharon et Nunzi

Je ne dis pas qu’il ne se passe rien dans le canton à l’heure actuelle.
Je dis simplement que le canard local a contacté le maire pour savoir s’il pouvait envoyer… un envoyé spécial pour assister à la cueillette des cerises.

– Vous comprenez monsieur le maire, il se passe trop pas grand chose dans le monde de la culture. Pas un film, pas une pièce de théâtre nulle, pas une exposition pourrie parce que les peintres veulent respecter les consignes sanitaires et attendre la fin du confinement ainsi que du couvre-feu pour exposer. On n’a plus rien à mettre dans les colonnes !
– François, j’ai reconnu ta voix. Évite le parler jeune, cela ne te va vraiment pas.
Oui, un des nombreux anciens élèves du maire faisait des piges pour le canard local. Il préférait cela au doux nom de « demandeur d’emploi ».
– Alors, c’est d’accord ?
– Tu pourras même ramener des cerises chez toi.

Jean-Robert stressait affreusement.
– L’interview… admettons. Mais l’interview alors que je serai en haut de l’escabeau en train de cueillir les cerises, hors de question ! Je serai capable de tomber de l’escabeau sur le photographe.
– Un de mes anciens élèves, soyez gentil avec lui. J’ai même eu ses deux soeurs et j’ai actuellement son petit frère.

Tout se passa à peu près bien. Jean-Robert récolta deux caisses de cerises qui partirent relativement vite. François conclut son article en parlant d’un « beau geste » de permettre à la population de se servir tout en sécurisant la cueillette.

En direct de la mairie de Sacaille – avril 2021

Publié 24 avril 2021 par Sharon et Nunzi

Voici, en exclusivité, le compte-rendu du conseil municipal de Sacaille (23 avril 2021).

– On ne filme pas le conseil municipal ! Qui a eu une idée pareille ? Une fonction pédagogique ? Non mais je rêve ! Pédagogique pour qui ? Qui veut être maire de Sacaille à ma place ? Non, parce que, franchement, je cède ma place immédiatement !
(Brouhaha duquel émergent des « non, non, monsieur le maire, surtout pas ».)
– Passons aux points du jour. Le vote du budget. Sachant que dans les caisses, nous n’avons pas grand chose, nous ne pouvons donc dépenser pas grand chose.
(soupir de l’assemblée. Comme si les caisses de Sacaille avaient un jour été débordantes d’argent sonnant et trébuchant).
– Nous avons un courrier de madame la directrice de l’école maternelle qui nous demande quand nous allons repeindre la salle de classe de moyenne section parce que, selon elle, la couleur n’est pas suffisamment apaisante pour elle. Je lui répondrai que l’école a été repeinte entièrement l’an dernier, que tout est au norme, et que je n’y peux pas grand chose si la couleur ne lui convient pas. J’ajoute qu’elle n’a qu’à venir dans mon établissement scolaire, niveau apaisement coloré, on en est loin.
– Nous avons un courrier de madame T*** qui veut savoir ce que, concrètement, nous comptons faire contre l’insécurité à Sacaille.
(Choeur des conseillers : l’insécurité ?)
– Pour ceux qui ont oublié, quelqu’un a eu la bonne idée de déposer un cadavre dans la mare communale à moitié à sec.
– Mais il n’a pas été tué à Sacaille, précisa doctement le premier adjoint au maire (Jean-Robert pour les intimes).
– Je crois que cela ne change rien pour nos administrés. Quatre familles ont mis en vente leur maison après l’affaire.
– Mais pas madame B *** qui vit pourtant juste en face du lieu où le corps a été déposé.
– Oui, aucun des voisins immédiat n’a mis en vente. Ce sont des sacaillais de longue date.
– Ou des personnes censés, qui se disent que le corps a été déposé dans un lieu public, et non sur une parcelle privée.
(La séance fut interrompue à la suite du malaise du premier adjoint au maire. Celui-ci venait de réaliser qu’il avait déjà découvert le corps en promenant son chien, ce qui restait une expérience qu’il ne souhaitait à personne. En plus, quelqu’un aurait pu mettre le corps chez lui, ou pire, chez le maire qui, après tout, n’était séparé de la mare que la maison de Jean-Robert, son fidèle adjoint.)
Reprise de la séance.
– L’éclairage public. Certains veulent que le village soit éclairé toute la nuit, pour se sentir plus en sécurité.
– Et la pollution lumineuse ?
– Et la facture ?
– Je suggère que l’on répare déjà les lampadaires en panne.
– Moi aussi, et après nous ferons un sondage auprès de nos administrés. D’après ma soeur, précisa le maire, beaucoup souhaitent véritablement que la commune reste allumée toute la nuit.
– Beaucoup de courrier de satisfaction depuis l’installation du distributeur de pains, et aussi de celui de légumes du coin.
– Nous pouvons remercier pour celui-ci monsieur A***, agriculteur depuis deux générations sur la commune et éleveur de yorkshire à s es heures perdues…
Sur ces mots, la séance fut levée.

Madame Cobert n’est pas stressée

Publié 13 avril 2021 par Sharon et Nunzi

Imaginez simplement… l’usage d’un mégaphone pour dire le texte suivant

Je vais être très très claire. Je viens de découvrir aujourd’hui qu’il existait, dans les téléphones portables et autres appareils photos des louveteaux des photos de moi prises sans que je sois au courant datant de quelques années déjà.

Pardon ? Ma phrase est trop longue et certains louveteaux n’ont pas compris ? Je reprends.

On m’a envoyé une photo de moi dont j’ignorai l’existence. On a tous tellement une sale gueule sur la photo qu’on pourrait croire qu’on vient de se taper une marche forcée en montagne avec cinquante louveteaux. Oh, marrant, c’est exactement ce que l’on venait de faire.

Alors, soyez gentil(le)s, avant que je tombe par accident sur une de ses photos, prévenez-moi avant !

Journal d’un loup garou – 1

Publié 6 avril 2021 par Sharon et Nunzi

Le temps passe… Alors pourquoi ne pas faire un bond en avant et faire d’Anatole un adulte ?

Cher journal
J’essaie d’écrire alors que Valère me casse les pieds.
Ou plutôt, qu’il est en train d’échanger via internet avec Enguerrand.
– Tu es bien sage avec madame Cobert, surtout ?
Quand on a su qu’elle serait la professeure principale d’Enguerrand, nous ne pûmes retenir une exclamation fort peu châtiée. Madame Cobert n’avait décidément pas de chance, après avoir eu tous les Pouic de Baruch à Rododendron, elle avait les Sganou.
– Il est sage ?
– Autant que moi !
J’hésitai donc. Enguerrand avait-il insulté quelqu’un, bricolé en cours de français, ou repeint les murs ? Difficile de décider !
Surtout, maintenant, j’étais professeur moi aussi. Professeur de musicologie à la faculté des sciences lupines, spécialisé dans l’apport des vampires dans le perfectionnement des chants lupins.
– Je préfère Mozart.
Je lui dirai bien « Valère, veux-tu te taire ? » mais c’est la phrase que je lui dis le plus depuis qu’il sait parler. Je rêve qu’il rencontre enfin une copine.
– Je rêve aussi que TU rencontres une copine ! Il faudrait peut-être que tu ne chantes pas.
Ce n’est pas de ma faute si ma voix est ce qu’elle est ! Etre un loup garou et avoir la voix de Joe Cocker, je ne vous raconte pas les blagues que j’ai dû supporter après ma mue tardive.
Par contre, Valère, pas de soucis, il a toujours une voix d’ado qui attend de muer !
– Ce n’est pas grave, je n’en ai pas besoin pour mon métier !
On aurait dû se douter. On aurait dû voir venir. A force d’inventer des choses, Valère s’est passionné pour un domaine, les vêtements, et surtout, les chaussettes.
– Non, mais franchement, qui n’a jamais troué ses chaussettes en se métamorphosant, qui ? Mis à part les personnes qui ont fait le choix de ne pas en porter, et ce n’est franchement pas le meilleur, personne ! Je ne compte pas le nombre de paires qui comportent joyeusement cinq trous, au moins ! Sans compter l’absence de souplesse et d’élasticité de la chose, ou leur difficulté à ravoir les taches vertes – que font les fabricants de lessive, je vous le demande ? Ils sont lessivés, c’est la blague que l’on se dit tous les matins !
Oui, Valère travaille désormais dans l’industrie textile, à l’invention de vêtements qui faciliteront la vie de la meute. On en apprend tous les jours.
A bientôt cher journal,
Anatole Sganou.

Rêves de louveteaux

Publié 5 avril 2021 par Sharon et Nunzi

Sur les réseaux sociaux, on n’y coupe pas : une polémique par jour. Je crois que certains ont oublié que tout peut être sujet à discussion aujourd’hui, et que tout peut être retrouvé facilement, y compris les bourdes. Le sujet d’une des polémiques de la semaine précédente, c’est que les enfants n’ont pas le droit de rêver de voler, il faut les en préserver. Raccourci absurde à mes yeux, et nous espérons que l’autrice de cette pensée n’aura jamais besoin d’un canadair ou d’un transport d’urgence en hélicoptère pour elle ou un proche. Revenons cependant au domaine du rêve – parce que tout le monde a des rêves, enfants, adolescents, adultes. Et les louveteaux, quels sont leurs rêves ?

– On n’est pas rendu. Si, je commence comme ça, parce que, franchement, on n’est pas rendu. Je dois écrire un compte rendu sur les rêves professionnels des louveteaux, et je me demande bien ce que l’on va en faire. Je vous offre donc les meilleurs extraits.

– Je sais quel métier je veux faire, mais je ne sais pas comment cela s’appelle.
– Ce n’est pas grave, explique-moi.
– Je veux construire des boudoirs, pour que les filles puissent avoir des pièces où bouder tranquillement et éviter de casser les pieds de leurs frères ou de leurs maris. Voir de leur fils.
– Intéressant. C’est un concept.

– Conseillère matrimoniale pour loups-garous LGBT. Croyez-moi, y’a du taff. Prenez monsieur de Nanterry, par exemple : sa vie sentimentale est aussi déserte que celle d’un ermite lupin.

– Lupiniste. Je veux être spécialisé dans l’étude des romans, des séries, des films dont Arsène Lupin est le héros.

– Soigneur pour girafes. Les pauvres, elles doivent s’ennuyer.

– Cultivateur de jonquilles solitaires. Il ne faut pas oublier les fleurs toutes seules qui ont du mal à pousser.

– Carottologues. Je vous entends, non, ce n’est pas Sara, qui entend tenir un magazine pour promouvoir la culture vegan. Il s’agit d’un louveteau qui veut étudier les légumes, et plus particulièrement les carottes et autres racines. La culture des légumes, c’est l’avenir.

Ce n’est pas tout cela, je vais me reposer avant de l’écrire, ce rapport.