écriture

Tous les articles de la catégorie écriture

Et le pensionnat des louveteaux ?

Publié 22 septembre 2022 par Sharon et Nunzi

Tout va bien.
Si, si, je vous assure.
Certes, comme partout, il existe des difficultés pour recruter des professeurs.
Mais l’éducation lupine inter-meute (l’équivalent de l’éducation nationale) ne manque pas de ressources.
Il existe des professeurs vampires.
des professeurs fantômes.
des professeurs loups-garous, ce qui est tout de même la moindre des choses.
des professeurs à moitié troll
des professeurs humains (il ne manquerait plus que cela).
Il y a maintenant … Uriel.
Quand monsieur de Nanterry l’a vu arriver, il n’en croyait pas ses yeux.
Il s’est dit qu’il ne tiendrait pas une journée.
cela fait trois semaines, et il tient.
Bon, passer les portes fut compliqué, au début, monsieur de Nanterry a même eu peur qu’il se fasse mal mais… Uriel ne se plaint jamais, tout va bien.
Il faut cependant reconnaître que nous sommes face à un cas totalement inédit.
Ce n’est pas tous les jours qu’un ange se matérialise pour devenir professeur.
Les ailes passent mal les portes.
Et monsieur de Nanterry de se dire que la situation doit être franchement compliqué pour qu’on lui en envoie un ange.

Des nouvelles de Sacaille

Publié 28 août 2022 par Sharon et Nunzi

Monsieur le maire est, jusqu’au 30 août au soir, en vacances. Il est en vacances à Granville, jolie ville de la côte normande, avec son compagnon. Les vacances, ce sera jusqu’au bout (surtout quand on est parti en vacances le 24). Seulement, Jean-Robert a eu la tâche difficile de lui téléphoner pendant ses vacances, non en tant que voisin, non en tant qu’ami, mais en tant qu’adjoint au maire.

– Bonjour Loïc, commença-t-il.

Il avait préféré téléphoner plutôt que d’envoyer un email. Ne retardons pas les sujets douloureux.

– Bonjour Jean-Robert, comment vas-tu ?

S’ensuivirent quelques politesses d’usage, des remarques sur la mer, les restaurants de bord de mer, le coup de soleil que monsieur le maire avait pris sur les épaules, parce qu’il avait oublié de remettre de la crème solaire, etc, etc… Enfin, Jean-Robert entra dans le vif du sujet.

– C’est à propos de l’inauguration de la mairie. Je crois qu’il faudra reculer la date.
– Mais pourquoi ? Si jamais le pâtissier ne peut pas livrer les 320 choux à la crème, je m’engage à faire des cookies maison, et même des muffins si nécessaires !
– Non, ce n’est pas tout à fait cela. Vous vous souvenez du cèdre du Liban, ci du côté nord de la mairie.

Loïc fit un effort, se creusa la cervelle, et dit finalement :

– Non, pas vraiment. Je me souviens plutôt du groupe de trois sapins derrière le château. Bon, alors, ce cèdre, qu’est-ce qu’il a ? Il faut l’élaguer ?
– Eh bien, en fait non : il s’est effondré de manière inexplicable sur le toit de la mairie, et le toit, tout comme la terrasse, a souffert de cette chute. Je pense donc qu’il serait bon de retarder l’inauguration jusqu’à la réparation du toit. Cela risque d’être un peu long, surtout s’il se met à pleuvoir. D’ailleurs, nous avons déjà songé à trouver des moyens de protéger le grenier, parce que… monsieur le maire ? Loïc ? Vous êtes toujours là ?

Un peu d’écriture : le grand écrivain, août 2022.

Publié 22 août 2022 par Sharon et Nunzi

C’est bientôt la rentrée littéraire, et le grand écrivain (de son vrai pseudonyme Alexandre Lebrun) essaie de ne pas stresser. il est pour l’instant toujours au Tas de pierre, présentement assis dans le salon, tandis que Percy répond à ses demandes de chambre d’hôte spécial vampire (cela fonctionne bien, merci).

– Votre éditrice doit être ravie, souligna Percy, avant d’appuyer sur « envoyer ».
– Ne m’en parlez pas, elle jubile. J’accepte de participer toutes les émissions littéraires à la télévision et à la radio, en même temps, ce n’est pas comme si elles étaient nombreuses, je me rendrai à tous les salons du livre auxquelles elle jugera bon de m’envoyer, j’accepte même d’intervenir lors de table ronde, ce que je n’avais jamais fait, en revanche, il est hors de question que je subisse une séance de relooking ou que je participe à une émission « people ». J’ai encore fait mon traditionnel cauchemar, moi participant à Danse avec les stars.
– Ouille.
– Oui. Le concept de « sortir de sa zone de confort » me gonfle. Si j’avais voulu faire de la danse de salon, j’aurai fait de la danse de salon quand j’étais marié ! Pire, j’ai pensé qu’on pourrait m’inviter à un dîner presque raté. J’ouvre très bien les boites de conserves.
– C’est déjà ça, il est des personnes qui n’en sont pas capables. Sinon, j’ai eu des nouvelles de Guillaume (Berthier, policier de son état, et très au courant pour l’existence des vampires et des loups garous).

Cher Percy,

Je suis en vacances, ouf, je profite de la côte normande avec Alice, les filles et ma soeur Juliette.
Mon cousin Benjamin a totalement changé de voie professionnelle après les confinements successifs. Comme il le dit lui-même, il a craqué. Etre régisseur, c’est fini. Il est désormais ambulancier – parce que dans cette branche, dit-il, le travail ne manque pas et il sent que ce métier donne un sens à sa vie. Ses anciens collègues le traitent de traitre à l’art, il n’en a cure. Ses filles Alba et Arianna vont bien. J’ai également eu des nouvelles de mon autre cousin Boris. Je ne sais plus depuis combien de temps il ne me parlait plus, enfin, il ne nous a jamais beaucoup parlé. Après l’échec de son premier mariage, après l’échec de son second mariage (je ne savais même pas qu’il s’était remarié !), il nous a invités Alice et moi à son troisième mariage. La cérémonie était légèrement sinistre, comme s’il se disait déjà que ce troisième mariage serait un échec. Sa femme travaille dans la finance elle aussi, ce qui explique peut-être que tout le monde tirait la tronche – la bourse était en baisse.
J’espère que tout va bien au Tas de Pierre.
@bientôt
Guillaume.

– On lui dit qu’un de nos couples phares de vampires s’est séparé ?
– Non, parce que je me dis que cette séparation est provisoire, cela fait des années qu’ils se mettent et se démettent, j’attends la prochaine réconciliation, tant qu’ils ne cassent rien !

Air chaton express

Publié 20 août 2022 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

je crois que cette année, Air chaton express s’est surpassé. J’aurai pu écrire le billet sur un mode humoristique, à savoir « bonjour, c’est pour une enquête de satisfacation. Quelle portée avez-vous préféré ?
– Option 1 : les trois chatons de l’écurie qui ont mangé la paille et ont du coup été un peu malades quand vous les avez rentrés.
– Option 2 : les quatre chatons de la haie qui ont des soucis de santé depuis le 10 juin, c’est à dire une semaine après que nous vous les avons postés. En même temps, pourquoi sont-ils allés se promener sous l’orage ? Se promener, quand on ne sait même pas marcher, je vous le demande un peu ?
– Option 3 : les chatons de l’arbre à chats, qui sont nés dans la nuit du 21 au 22 juillet. Oui, bon, je sais, la maman a attendu une seconde portée alors que la première n’avait qu’un mois. Ce sont des choses qui arrivent. D’ailleurs, regardez : Quinoa veille sur sa petite soeur, la jumelle gris clair aventureuse. N’est-ce pas mignon ?
– Option 4 : la portée mystère que vous ne connaissez pas encore.  »


Sauf que l’humour, ça va cinq minutes, mais là, c’est parfois/souvent difficile, parce que la Grise est épuisée par ses deux gestations successives. Et, comme Sharon soupçonne fortement qu’elle soit aussi la mère de Grisby et Chanel, des triplettes grises aussi, cela veut dire qu’elle aurait eu au moins quatre portées dans sa vie de chatte, si ce n’est plus. Je note d’ailleurs que la Grise est en train d’allaiter la portée la plus jeune, et même si elle mange bien, elle est tout de même lessivée.

Quand on demande à Sharon ce qu’elle va faire des chatons, la réponse est simple : les garder.

Les associations sont débordées, toutes, pour ne pas dire qu’elles refusent du monde, enfin, des chats et des chiens.

Il faudra simplement bien respecter le futur planning de stérilisation. Les vacances vont être très occupées, nous le sentons, et nous espérons que tout se passera bien.

Les chattes sauvages la Grise et Flora se rapprochent. La Grise laisse désormais la maman de Sharon faire les soins également. Pendant que Sharon écrit, Flora est couchée sur la banquette, sur la télécommande pour être plus précise.

Fidélio, lui, a encore eu les oreilles tétées par sa soeur Lucianna – c’est beau, l’entente entre frère et soeur.

Par contre, j’aimerai bien que Lucianna ne soit pas sur les genoux de Sharon, même s’il est vrai qu’elle prend peu de place.

Bon samedi à tous.

Breaking news : 1989

Publié 19 août 2022 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

En 1989, naissait Mitzi, fille de Celle qui en revient, qui n’était pas encore à l’époque Celle qui en revient. (Sharon a toujours dit que c’était la seule d’entre nous dont elle garderait toujours le prénom secret).
Mitzi a eu une courte vie, elle n’a vécu que deux ans, tuée par une voiture.
Elle avait de plus de lourds soucis de santé, son foie et son pancréas ne fonctionnaient plus très bien et pourtant, elle était très jeune.
Sa mère avait elle aussi un dossier très chargé chez le docteur B*** – elles firent partie de ses premières patientes. Il a fallu attendre … moi pour que quelqu’un ait un dossier plus lourd qu’elle.
Je peux dire sans trop d’erreurs qu’il n’y a pas une journée sans que Sharon ne pense à elles.
PS : si vous cherchez l’origine du surnom « Celle qui en revient », c’est en référence à une magnifique nouvelle écriture par Colette.

Bilan du pensionnat des louveteaux

Publié 21 juillet 2022 par Sharon et Nunzi

Monsieur le principal Gaël de Nanterry avait réuni tout le monde avant de fermer enfin le pensionnat pour l’été. Hors de question d’organiser une session de révision et autre préparation à la rentrée, non. Vacances, vacances, et uniquement… vacances.
– Je crois que nous n’aurons pas de choral l’an prochain. C’était quand, la dernière fois, que l’on a eu un concert de la chorale où l’on pouvait laisser le son ? 2016 ! Merci, certains ont de la mémoire. Je ne parlerai pas non plus de nos résultats sportifs, qui sont honorables mais pas forcément brillants.
– Nous avons brillé en football et en gymnastique, rappela monsieur Truskanski, professeur d’EPS.
– Oui, et c’est tant mieux. Le chemin pour faire accepter le football aux louveteaux fut long.
Pour rappel, pour les anciens de la meute, le football, c’est un peu comme faire courir un chien après une baballe, aussi intéressant.
– Ensuite, si quelqu’un a une idée pour justifier cette année encore nos résultats moyens au brevet, je suis preneur, d’autant plus que les sujets de cette année étaient vraiment de bons sujets.
– Je dirai bien la vérité, mais cela fera mal, ajouta monsieur Preidici.
– Oui « ceux qui ont fourni un travail soutenu et régulier ont obtenu le brevet, ceux qui n’ont rien fichu de l’année, voire rien fichu de toute leur scolarité ».
– Cela se tente.

Un peu d’écriture : en direct de Sacaille.

Publié 16 juillet 2022 par Sharon et Nunzi

En cette belle matinée d’été, monsieur le maire de Sacaille se disait qu’il avait oublié quelque chose, mais quoi ? Il était neuf heures/neuf heures trente, il était en vacances, Nils, son nouveau compagnon aussi, ils étaient donc encore dans leur lit, à paresser.
– A ton avis, qu’est-ce que j’ai pu oublier ?
– Je ne sais pas, dit Nils en s’étirant. Faire les courses, fermer la porte à clef, rentrer ta voiture au garage, promener le chien de ta soeur…
– Non, rien de tout cela.
– Tu veux peut-être regarder le défilé ?
– Quel défilé ?
– Le défilé du 14 juillet.
En un éclair, monsieur le maire de Sacaille avait bondi du lit, puis bondit dans la salle de bain, puis bondit dans ses vêtements.
– C’est cela que j’avais oublié ! La cérémonie à la mairie !
Nils tenta de le rassurer, il était 9 h 45, et la cérémonie n’avait lieu qu’à 11 h.
– Oui, mais je veux toujours être à la mairie en avance, en cas de problèmes. Il y a toujours des problèmes !
Nils demanda s’il pouvait le rejoindre – quand il serait habillé, forcément. La cérémonie du 14 juillet en pyjama, c’était un comble.
– Bien sûr que tu peux ! Il ne manquerait plus que cela !
Loïc partit alors en courant en direction de la mairie : certes, elle n’était qu’à trois cent mètres de son domicile, mais en courant, il oubliait en partie son stress. Stress qui bondit quand il se rendit compte que Jean-Robert, son adjoint, était déjà là et tirait la tronche.
– Je crois que nous n’aurons presque personne pour la cérémonie.
– Si ce n’est que cela, ce n’est pas grave. Cela fera moins de monde pour dire à quel point mon discours était ennuyeux !
Puis, la commune voisine donnait un bal… difficile de rivaliser !

Voici trente ans – 14 juillet 1992

Publié 14 juillet 2022 par Sharon et Nunzi

Voici trente ans, le 14 juillet 1992, Maxime, le chat des voisins de Sharon – les voisins de cette époque, pas les voisins actuels, mourrait. Il avait sept ans.

Oui, trente ans après, Sharon se souvient encore de lui, Maxime était un vrai matou, un chat « normal », même si à l’époque, Sharon ne se doutait pas du nombre de chats « pas normaux » qu’elle serait amenée à côtoyer. Il était le demi-frère (même mère chatte, pas le même père) de celle qui fut l’une des félines les plus importantes dans la vie de Sharon, celle qui, avant moi, a eu le dossier médical le plus chargé chez le docteur B*** dont elle a été une des premières patientes, celle qui, à la fin de sa vie, a connu Sharon, la vraie.

Bon 14 juillet à tous.

 

 

Au pensionnat des louveteaux – vacances 2022

Publié 10 juillet 2022 par Sharon et Nunzi

En cette fin d’année scolaire, les nouvelles n’étaient pas mauvaises, elles étaient catastrophiques.
– Le principal a lu les résultats du brevet ?
– Pourquoi s’est-il enfermé dans son bureau à ton avis ? Et avec une bouteille de vodka, en plus ?
L’heure était vraiment grave : le principal ne buvait ja-mais d’alcool.
– Non, mais, je vous entends vous savez, la porte n’est pas fermée. Et je n’ai pas encore commencé à boire.
Monsieur Preidici et monsieur Amaury entrèrent.
– D’un côté, il faut regarder les 67 % de réussite, dit monsieur Preidici.
– Je me disais l’an dernier que l’on ne pouvait pas tomber plus bas, je constate cette année que l’on peut, dit le principal en servant un centimètre de vodka à chacun des professeurs présents et à lui-même. Oui, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, sauf que la dernière fois que le principal avait bu de l’alcool, c’était six ans plus tôt.
– Mais, précisa-t-il en faisant tourner le breuvage transparent dans son verre avant de le renifler d’un air suspicieux – Gaël de Nanterry n’avait pas vraiment l’habitude de consommer des boissons alcoolisés – j’ai reçu des nouvelles pires encore.
Monsieur Preidici et monsieur Amaury se regardèrent.
– Les Pouic n’enverront pas leurs quatre derniers enfants dans notre pensionnat pour qu’ils n’aient pas à subir la comparaison avec leurs aînés. A quoi cela sert de vouloir, je les cite, repeupler la meute si l’on scolarise ses enfants en dehors de la meute, je vous le demande un peu ?
Les deux collègues ne purent qu’être d’accord.
– Peut-être souhaitent-ils mettre leurs derniers rejetons dans une école…
– Avec des humains ? Non, ils ont mis les petits chéris dans le pensionnat de la meute du Nord. Je ne sais pas vous, mais moi, je le sens bien, l’affront, et James (le chef de la meute, note de l’auteur) le sent encore plus. Et comme si cela ne suffisait pas, j’ai quatre professeurs qui veulent prendre leur retraite anticipée l’an prochain. Naturellement, tout le monde était au courant, sauf moi. J’ai donc fort peu de temps pour les dissuader : l’établissement ne peut pas se passer de quatre piliers, sinon, il s’écroule.

.

Dernier jour au pensionnat des louveteaux – juillet 2022

Publié 7 juillet 2022 par Sharon et Nunzi

L’année scolaire s’est très bien terminée. Puisqu’on vous le dit.

– Vous êtes la honte de l’armée lupine !
Trois professeurs se tiennent debout devant le principal définitif du pensionnat. Enfin, quand je dis « debout », c’est beaucoup dire. Viviane oscille franchement, Amaury et Thomas… ce n’est pas beaucoup mieux !
– Nan, mais… commença Viviane, avant de se rattraper à Thomas, qui se rattrapa au bureau.
– Tout est ma faute, dit Amaury, j’ai mal lu les étiquettes. J’ai cru que c’était « sans alcool », et bien, c’était avec. Résultat, nous en avons pu… enfin je veux dire bu… euh…. beaucoup.
– Alors que madame Viviane se lance dans un numéro de claquettes endiablé au bout milieu de notre repas de fin d’année, admettons, reprit le principal. Que vous vous disputiez après cela, admettons. Que vous balanciez votre tricot à la figure d’Amaury, je n’ai pas compris. Je n’ai d’ailleurs pas compris pourquoi vous aviez amené votre tricot. Que votre tricot soit une culotte en laine jaune citron avec des pois noirs, j’ai encore moins compris. Mais alors, la vidéo de tout ceci sur les réseaux sociaux, je ne vous dis que cela !
– Bah, au moins, on parle du pensionnat, dit Viviane.
– Ce n’est peut-être pas ce qu’il fallait, souffla Amaury.
– Et je ne crois pas que c’était le moment d’en rajouter, tenta de lui dire Thomas.
– Débarrassez-moi le plancher ! hurla le principal Gaël de Nanterry. Et nettoyez-moi les réseaux sociaux de ce que vous avez posté !
Ce n’est pas tout ça, il fallait qu’il digère les gâteaux qu’il avait mangés, un cookie, un gâteau au chocolat et une tranche de cake au pavot – avant de voir les vidéos. Cela lui aurait coupé l’appétit s’il les avait vus avant.