écriture

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La ,journée de madame Cobert au pensionnat

Publié 13 octobre 2017 par Sharon et Nunzi

Il est 8 h 20. Madame Cobert gare sa voiture en toute discrétion sur le parking du pensionnat. Juste quelques branches de froissées (et non cassées) : tout va bien.

8 h 30 : madame Cobert passe avec sa troupe de louveteaux. Elle est presque bien rangée, quelques retardataires se perdent (Valère Sganou, pour ne pas le citer).

8 h 40 : Un des louveteaux a pris sa table sous le bras et a changé de place. Il n’y a pas à dire, il est costaud.

8 h 50 : Clovis proteste. Ne touchez pas à l’étagère, c’est sa maison screugneugneu !

9 h 00 : Luka a poussé un hurlement. Madame Cobert tient à rappeler qu’hurler à la lune en plein cours manque cruellement de discrétion. Luka s’excuse, s’était un accident.

9 h 10 : Marine a assommé César, son frère jumeau « vraiment trop bête ». Qui a eu l’idée de les mettre dans la même classe ?

9 h 20 : Valère a le nez sur la copie de son voisin. Non, il ne triche pas, il se renseigne.

9 h 30 : le cours est fini, tout le monde est soulagé, sauf que…
« Madame, je vous assure, c’était un lièvre ». Clément a cru voir – et bien, un lièvre – et a heurté violemment son voisin, qui était en train de roupiller sur le radiateur.

Courage : plus que six heures de cours.

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Retour à l’écriture – des nouvelles du Tas de pierre

Publié 7 octobre 2017 par Sharon et Nunzi

Comment vont Percy, fier highlander et Alexandre Legrand, illustre écrivain ? Vous le saurez en lisant les nouvelles que Percy donne à Guillaume Berthier

Coucou Guillaume
Tout d’abord, ravi de savoir que tout va bien pour toi. Comme quoi, parfois, il faut avoir le courage de changer de voie professionnelle. Merci également pour les photos d’Aliénor, elle ressemble beaucoup à sa maman.
Ici, rien de spécial à signaler. il pleut, la distillerie se porte bien, le journal des chasseurs de fantôme aussi.
Notre illustre écrivain va beaucoup mieux. Il a pris la décision de ne plus être romancier et il se sent « libéré, délivré » depuis qu’il ne se sent plus dans l’obligation d’écrire un nouveau roman. Du coup, il profite de la vie, fait du yoga, de la cuisine – il nous a bien aidés pour les confitures de la saison – et même de la couture. Et bien sûr, il écrit l’histoire d’un homme qui a pris conscience que le dernier roman publié resterait à tout jamais le dernier. En bref,il écrit toujours, mais sans plus penser à être publié.
@bientôt
Perceval James Andrew McKellen

Généalogie de Percy, interview

Publié 11 septembre 2017 par Sharon et Nunzi

– Bonjour, je suis Alexandre Legrand, écrivain, et j’interviewe Perceval James Andrew McKellen qui va nous parler un peu de sa généalogie.
– Je déteste les interviews.
– Moi aussi. Comme ça, on est deux. Parlez-moi de vos grands-parents.
– Mes grands-parents paternels se nommaient Lancelot McKellen et Phyllida. Ils ont eu trois enfants, James, mon père, Imelda, qui est morte en bas âge et Philippa, la mère de ma cousine Whihelmina. Mon grand-père maternel était cocher, Charles Shelton, et ma grand-mère maternelle était cuisinière – Azelma, à cause d’un des personnages des misérables. Ils ont eu deux filles, Martha et Margareth, ma mère.
– Comment avez-vous rencontré votre femme?
– Caroline ? Je ne m’en souviens plus.
– ?!?! C’est une blague ! Même moi, je me souviens comment j’ai rencontré ma femme. C’était un jeudi, il pleuvait.
– Précis ! Je comprends pourquoi vous êtes devenus écrivain ! J’ai l’impression que j’ai toujours connu Caroline, qui allait dans la même école que ma soeur – mais dans une autre classe. Ses parents étaient amis avec les miens – et elle servait souvent des shortbreads lors de nos réunions de highlanders producteurs de whisky.
Nous avons eu cinq enfants, Calpurnia, qui travaille au ministère de la marine, Lavinia, qui travaille au ministère de la culture, Alexander, architecte d’intérieur, Gladys, votre attachée de presse, et Elinor, qui doit me présenter son nouveau compagnon incessamment sous peu.

Percy en vacances -août 2017

Publié 31 août 2017 par Sharon et Nunzi

– La rentrée ne vous stresse pas ?
L’illustre écrivain s’était enroulé dans un plaid. La chute de dix degrés entre hier et aujourd’hui avait eu raison de tous ses sentiments envers la Normandie. Et oui : lui et Percy logeaient chez Piper et Arthur, soeur et beau-frère de Percy.
– Nan, répondit Percy sans lever les yeux de son journal. Je suis retraité, je suis presque toujours débordé et, jusqu’à preuves du contraire, le Tas de pierres est toujours debout.
– Pourquoi ce nom, le Tas de Pierre, Kellen Castle, c’est tout de même plus chic !
– Quand ma mère a rencontré mon père, elle était aide-soignante, et lui, salement blessé à la jambe à la suite d’une transaction commerciale compliquée – le whisky soulève les passions, même en France. Ils sont tombés amoureux, et mon père lui a dit : « acceptez-vous de venir vivre dans un tas de pierres en Ecosse ?  »
Elle lui a demandé s’il y avait un toit, il a répondu oui. Elle a demandé si portes et fenêtres fermaient, il a réfléchi (ne serait-ce que pour compter le nombre de fenêtres) et il a encore dit oui. Elle a terminé en demandant si les murs tenaient debout, là, il a dit oui sans hésiter. Ce n’est qu’une fois parvenu en Ecosse que maman a vu le château – beaucoup plus petit que Vaudreuilly où elle avait grandi, certes, mais au moins, elle ne serait pas cantonnée dans le quartier des domestiques.

Des nouvelles des chevaliers dragons II

Publié 22 août 2017 par Sharon et Nunzi

Gentiane avait pu être ramenée chez le chef d’escadre, sous l’escorte attendrie de Léo (une louvetelle, c’est fragile) et d’Axelle, la kiné qui avait déjà mis au point le programme de rééducation chevalière/dragon.
– Je suis tout de même un peu inquiète, elle dort depuis seize heures.
– C’est normal, répéta Léo. La régénération, c’est long.
– Oui, mais, tout de même ! A sa place, j’aurai déjà mangé deux/trois gâteaux au chocolat, bu un litre de thé, deux litres de café et j’aurai fait des pauses pipi conséquentes !
Axelle, le chat noir ou « je suis brute de décoffrage ». Léo lui expliqua le principe du ralentissement du métabolisme pendant les phases où le corps du loup se concentre sur la guérison.
– Les dragons, ce n’est pas du tout pareil ! Boulduc s’est froissé une épaule, et pas mal d’écailles, il n’est pas prêt de revoler, déjà quilest un peu une catastrophe à écailles. Les frères Dacier, ou monsieur Saint-Georges vous ont raconté son histoire ?
– Non.
– C’est éclairant ! En fait, il est issu d’un oeuf trouvé au milieu de la dragonnière – la pouponnière des dragons, si vous préférez. Il était là, tout seul, comme un oeuf abandonné – ce qu’il était – et aucune dragonne n’était près de lui, aucune ne le couvait, aucune ne le revendiquait. Heureusement qu’un oeuf de dragon n’a pas besoin d’être couvé en permanence, parce que sinon, pas de Boulduc ! Donc, il a été mis en couveuse jusqu’à son éclosion. Quand il est sorti de sa coquille, les soigneurs ont bien vu qu’il était déjà à l’ouest. Il a même failli s’appeler comme ça ! Là encore, aucune dragonne ne l’a revendiqué. Jules Dacier a émis l’hypothèse que sa mère avait peut-être pondu deux oeufs, et qu’elle en avait négligé un. Nous avons donc cherché un jumeau ou une jumelle à Boulduc – que dale.
– Les jumeaux peuvent ne pas se ressembler, croyez-moi. Erik, la patte droite particulièrement belliqueuse de notre actuel alpha, a une soeur jumelle qui est une omega, la douceur même. C’est aussi une ex-catastrophe sur pattes, grommela Léo, évitant de se remémorer certains souvenirs.
– Ah, c’est comme moi alors ! Elle tira la manche droite de son pull, montrant une vaste cicatrice. Celle-là, c’est quand l’étagère de la dragonnière m’est tombée dessus – Owen se croit bricoleur, il l’avait mal fixée, j’en suis la preuve vivante à 98,9 %. Celle-ci, elle exhiba son bras gauche, c’est quand j’ai rattrapé Boulduc lors de l’une de ses premières tentatives de vol alors qu’il tombait de l’armoire. J’ai aussi des brûlures aux chevilles, à cause d’un accident de pompe à café, sans oublier cette armure qui a dégringolé sur moi alors qu’Hepzibah Saint-Georges était en train de la rénover.
– Ah, la dragonne.
Axelle ne sembla pas offusquer par ce surnom, appliqué à la femme du chef d’escadre.
– Hepzibah a complètement l’esprit dragon. La surnommer ainsi, pour elle, c’est un compliment. Oh ! Je crois que Gentiane se réveille.

Des nouvelles des chevaliers dragons

Publié 21 août 2017 par Sharon et Nunzi

A force d’être logé chez le chef d’escadre et d’être considéré davantage comme un invité que comme un otage, Léo, ancien alpha de la meute Sud, avait oublié qu’être un chevalier dragon pouvait être dangereux. Gentiane Du Coussinet Tordu et son dragon s’étaient pris un mur (au sens propre du terme) pendant un entraînement. Boulduc était celui qui était le plus en forme après l’accident. Dans la salle d’attente des urgences chevaleresques, Léo était entouré par Jules et Anthelme Dacier. Les deux frères avaient neuf ans d’écart, ils se complétaient pourtant parfaitement du point de vue du bavardage à visée distrayante.
– Nan mais Gentiane n’est pas la première à se prendre un mur, commença Jules
– Le beau-frère du chef d’escadre aussi, poursuivit Anthelme
– Mais c’était en plein combat, il avait son armure et son dragon aussi
– Le mur n’a pas survécu à la manoeuvre
– Cela nous a donné un avantage certain pour la victoire.
Léo les interrompit pour leur demander si ce beau-frère du chef d’escadre était le frère de sa femme (la dragonne, donc) ou le mari de sa soeur.
– Les deux, s’exclamèrent les frères Dacier en choeur.
– Oui, reprit Jules, Eglantine de Saint-Georges a dit à Bélisaire que ce serait bien au point de vue pratique s’ils se mariaient ensemble.
– La soeur d’Arthur Saint-George a un grand sens pratique. Il le faut quand on a des jumelles.
– Je croyais que c’était le chef d’escadre qui avait des jumelles, s’exclama Léo.
– Sa soeur aussi. Mis à part être chevalière, elle fait presque tout comme son grand frère.
C’est ce moment que choisit le médecin (un grand rouquin barbu dégingandé) pour donner des nouvelles de Gentiane. Ou plutôt la liste impressionnante de ses blessures.
– J’ai cependant remarqué un phénomène bizarre. Comment dire ?
– Elle s’est transformée. Normal. Nous guérissons plus vite sous notre forme lupine. Tout le monde le sait.
Sauf les chevaliers dragons, se retint de dire Léo.
Une jeune femme blonde aux yeux bleus trottina vers eux. Les frères Dacier se tassèrent sur leur chaise.
– Bonjour. Laisse Owen, dit-elle en faisant taire d’un geste le médecin, je me présenterai toute seule. Je suis Alexandrielle Beaucaire, mais vous pouvez m’appeler Axelle. Je suis la thérapeuthe qui veillera sur la convalescence de Gentiane. Je m’installe donc dès aujourd’hui chez le chef d’escadre ! Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas !
– Axelle, souffla le docteur, est l’une de nos plus enthousiaste rééducatrice.
Après que docteur et kiné se furent éclipsés, autorisant Léo à se rendre au chevet de Gentiane, il demanda au frère Dacier pourquoi ils faisaient cette tête.
– Axelle est surnommée le chat noir. Disons qu’elle provoque un peu des catastrophes…
– Mais rien de grave, hein, juste de l’embêtant….
– Comme la fois où elle a inondé de café la salle de repos des chevaliers …
– Mais peut-être qu’avec des loups-garous…
-Cela ira mieux qu’avec des chevaliers dragons ?
Léo conclut la discussion sur un « mouais » : il verrait bien à l’usage. Puis, il ne prenait que du thé.

Percy – direction la France !

Publié 16 août 2017 par Sharon et Nunzi

Percy quitta le Tas de Pierre, Winston son bouledogue sous le bras, pour se rendre en France. Quelle nouvelle l’entraînait là bas ? Rendre visite à sa soeur qu’il n’avait pas vu depuis quinze jours ? Non ! Rendre visite à Aliénor Alice Ludmilla Berthier, deux mois, fille de Guillaume et Alice Berthier.
– Un bouledogue en peluche ? Merci beaucoup ! s’exclama Alice.
Oui, Percy avait tenu à attendre un peu avant de les visiter. Tout le monde avait dû se bousculer.
– Je confirme, dit Guillaume. Et tout le monde se bouscule toujours, je vous rassure. Aliénor a trois cousins du côté d’Alice, un quatrième naîtra dans six mois, elle aura beaucoup de camarades de jeu. Et si tout va bien, un petit frère ou une petite soeur dans moins de trois ans.
– Oui, précisa Alice, je voudrai que nos enfants n’aient pas d’écart d’âge trop important. Je m’entends tellement bien avec mes frères.
– Et Guillaume avec Juliette.
– Juliette avait trois ans quand elle a été adoptée et moi six. J’étais suffisamment grand pour dire que j’aurai préféré un chien plutôt qu’une soeur. J’en ai eu un, du coup.
Plus tard, alors qu’ils prenaient le thé… et bien au salon de thé de Juliette, après qu’elle a demandé et obtenu toutes les nouvelles de sa nièce, Percy demanda à Guillaume s’il ne regrettait pas son ancien métier.
– Pas du tout. Instructeur me convient parfaitement. Mais je ne suis que « détaché » pour l’instant. Et je sais que certaines fichues enquêtes piétinent toujours. Mon retour n’y changerait rien, elle piétinait déjà quand j’étais là.