écriture

Tous les articles de la catégorie écriture

Un peu d’écriture – 25 janvier 2022

Publié 25 janvier 2023 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Un peu d’écriture aujourd’hui, avec les belles aventures de madame Cobert.

« Je vais très bien, je vous remercie. C’est quoi, cette inquiétude ? D’accord, il a fallu me faire décongeler vendredi, mais c’était trois fois rien. Par contre, il serait bon que le chauffage du collège fonctionne à nouveau, avant l’été, ce serait mieux.

+63

63

63

63

63

63

63

63

63

63

63

63

63

63

63

63

63

63

63

))))))))))))))))))))

Là ? Ce n’était rien, c’était Odabella, six mois et quatre jours, qui tenait à manifester qu’elle était la seule de la portée à être en parfaite forme ! J’en profite pour lancer une petite annonce : si vous avez vu les testiboulles de Sultan, merci de leur dire de rentrer à la maison. Il en a besoin, ne serait-ce que pour son image corporelle et l’estime de soi. Certaines personnes affirment avoir vu les testiboulles en train de faire du stop en direction de la Costa Brava ! C’est peut-être un peu exagéré.

Je reviens à nos moutons, ou plutôt, à nos louveteaux. Certaines personnes souhaiteraient en effet que l’on utilise des chiens de berger pour encadrer les sorties scolaires et soulager ainsi les professeurs qui en ont un peu assez de courir à droite à gauche pour rattraper les louveteaux belliqueux.

Sur ce, je vous laisse : un élève a trouvé très utile d’ouvrir la fenêtre de sa salle de classe pour me crier bonjour alors que je traversais la cour du pensionnat.

Publicité

Moral dans les pâquerettes.

Publié 14 janvier 2023 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Second billet de la journée.

Sharon a appris ce matin que notre vétérinaire est en arrêt maladie jusqu’en juin.

Il est heureusement remplacé trois jours par semaine, mais trois jours, c’est peu, par le vétérinaire qui a soigné et sauvé Fidélio, Samy, Lorient et Lucianna l’an dernier.

Mais Sharon a quand même aujourd’hui le moral au ras des pâquerettes.

Pour ma part, je suis toujours couché avec Sultan, et j’essaie de faire promettre à toute la tribu de bien se comporter, de ne pas tomber malade et de ne pas se blesser, plus facile à écrire qu’à faire.

Si vous regardez bien son cou, vous verrez les « croûtes » de sa brûlure.

Bon samedi à tous.

 

Bonne année 2023 à tous !

Publié 1 janvier 2023 par Sharon et Nunzi

Bonjour

Moi, Nunzi, Lisette, et les autres membres de la tribu normande, nous vous souhaitons une bonne année 2023 !

Bonheur, santé, et croquettes à volonté !

Voici le poids des chatons :

Odabella, chaton adulte : 2 kilos 080.

Azuro, chaton presque adulte : 1 kilos 180

Sultan-Luna tunousasbieneu, chaton émérite : 980 grammes soit le même poids que Galopin à deux mois (Sultan en a cinq).

Dorabella, chaton : 788 grammes soit 18 grammes pris en une semaine.

Me voici en photo avec Pompadour et Azuro, qui, contrairement à sa petite soeur (petite par la taille) a beaucoup d’appétit et pas de soucis digestifs.

Veille de Noël et croisage de papattes

Publié 24 décembre 2022 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Oui, je sais, c’est énigmatique.

Nous allons tous bien. Je suis d’ailleurs en train de faire la sieste avec Lisette.

Sharon était à Paris hier, à la Comédie-Française, le spectacle était très bien.

Avant, elle est allée à un célèbre café – enfin, une célèbre chaîne, St***cks.

Elle attendait son latte grande quand elle a reçu un appel. Figurez-vous que le docteur B*** est souffrant !

Toute la tribu normande croise donc les papattes pour son prompt rétablissement.

17 décembre 1982

Publié 17 décembre 2022 par Sharon et Nunzi

Voici quarante ans, une portée de cockers naissait en Normandie.

Combien étaient-ils ? Je ne sais pas. Je sais simplement que Sharon reçut en cadeau pour ses cinq ans le plus chétif de la portée. Il fut nommé Bill. Il vécut quinze ans.

Il adorait suivre des pistes que lui seul sentait.

Le voici en photo avec Rif, son meilleur ami.

Bon samedi à tous !

Des nouvelles du grand écrivain – octobre 2022

Publié 16 novembre 2022 par Sharon et Nunzi

Texte écrit le 31 octobre vers 22 heures. Ruby, après une pause bien mérité, s’est mis en tête de laver tous les chatons qui passaient près d’elle. Et quand je dis « laver », on6 878787878787 (merci Oda) parle bien d’un8 555555555555555555 (merci à nouveau Oda) récurage complet, en bonne et du forme, du moindre chaton qu’elle apercevra (Saphira et Oda en tête). On comprend que, pour certains, c’est « tous aux abris ! » Note : là, elle est en train de se faire belle et d’allaiter Obélix en même temps. 

Alexandre Lebrun, alias le gand écrivain, entra en claquant littéralement la porte de sa chambre. Cela lui arrivait très rarement. Perceval comprenait que la correction des épreuves de son nouveau roman le mettait dans tous ses états, il comprenait mal qu’il réagisse ainsi. Depuis le temps que Perceval le connaissait, cela ne lui était jamais arrivé.
– L’hebdomadaire (nous tairons son nom par charité) sort un papier sur moi. Je garde un exemplaire en cas de rupture de stock de papier toilette.
– Oulà, c’était donc si mauvais que cela ?
– Mauvais ? Oui, dans le genre sensationnalisme. Je suis auteur, pas candidat de télé-réalité, j’ai toujours refusé que l’on mêle ma famille à mes écrits, pour preuve, je ne m’inspire jamais de ma famille pour écrire.
Perceval ne put que confirmer. C’était même une condition sine qua non pour les interviews : laisser de côté son fils, sa belle-fille, ses petits-enfants, non qu’il n’ait pas de liens avec eux. Simplement, Alexandre Lebrun se trouvait déjà insupportable, sa famille n’avait pas à supporter en plus des intrusions.
– La charmante journaliste qui signe ce papier se permet de raconter l’histoire d’amour entre mes parents, leur rencontre aux îles Kerguelen, ma naissance, un mois après leur mariage, à Bordeaux puis leur départ pour Saint-Pierre-et-Miquelon, où ils « trouvèrent la mort ». Elle aura simplement pu écrire « où ils moururent » voire même ne rien écrire du tout.
Perceval comprenait mieux maintenant pourquoi Alexandre avait été élevé par sa grand-mère.
– Je ne vois pas l’intérêt de faire pleurer dans les chaumières. Je m’attendais même à ce qu’elle dise que le père de mon ex-femme était mort quand elle avait sept ans, que sa mère était de santé fragile, etc, etc… Elle n’a pas osé, ou alors, elle n’a pas cherché, ce qui est tout à fait possible. Sur ce, je retourne me relire.

Oui, la journaliste était passée à côté de l’écriture du roman, dont il aurait parlé volontiers – il faisait le service, comme il le disait. Il s’était même entraîné au jeu des questions/réponses avec Perceval.
– Alors….Un couple d’hommes s’installe en Espagne. Ils habitent un village, simple, banal, dans la ruelle où ils habitent, se trouve un groupe de trois maisons. Tout est très calme.
– Pourquoi s’installer en Espagne ?
– Parce qu’il faut beau, parce que ce n’est pas loin de la France, parce que la monnaie est la même, et parce que j’avais besoin de soleil et d’orange dans mon décor. Puis, l’un de mes personnages est un professeur d’espagnol à la retraite, c’était un peu son rêve et il a réussi à le faire partager à son compagnon.
– Pourquoi un couple gay ?
– Parce qu’ils existent, parce qu’ils ont toujours existé et je trouve qu’on ne les montre pas assez – comme s’ils n’avaient jamais existé. Accroitre leur visibilité est important pour moi, et tant pis si certains me trouvent illégitimes sur ce sujet.
– Pourquoi un meurtre ?
– Parce que cela peut arriver n’importe où. Parce que déménager, commencer des travaux de rénovation, voir deux/trois fois son nouveau voisin et constater qu’il est en fait mort, assassiné, cela donne envie de remballer ses meubles vite fait !
– Je tiens à vous préciser que j’ai adoré le personnage de la voisine statisticienne retraitée et azimutée.
– Merci ! Quand un événement irrationnel survient, on se raccroche à tout ce qui est rationnel : deux meurtres dans le même hameau, c’est très improbable. Certes, j’aurai pu imaginer un complot d’un riche promoteur immobilier souhaitant racheter le hameau pour en faire un complexe touristique, mais là, mis à part les champs qui ne sont même pas des champs d’oranger mais des champs d’avocat, circulez, il n’y a rien à voir.

Le pensionnat des louveteaux : la sortie scolaire

Publié 28 octobre 2022 par Sharon et Nunzi

Les louveteaux râlèrent.
– Il n’est pas facile d’accès, le champ de bataille !
– Et encore, commenta madame Cobert, vous n’avez pas trente kilos de barda sur le dos.
Un louveteau murmura : « parce que les loup garous portaient un barda ?
– Bien sûr ! Tu crois peut-être que l’on allait au combat les griffes en avant ? »

Ils s’installèrent sur les troncs d’arbre qui servaient de banc, au beau milieu d’une clairière que les humains « normaux » considéraient comme un lieu de pique-nique. Sur la souche d’un arbre, se tenaient non seulement un fantôme – cela, ils s’y attendaient – mais aussi un vampire, qui lui aussi avait participé à la bataille.

Le lieutenant Jacques de Gilaisse commença. Le fantôme avait choisi d’apparaître en portant son uniforme de l’armée de la meute du Nord.
-Nous nous apprêtions à donner l’assaut au lever du jour. Nous croyions en effet tous les clichés qui avaient cours sur les vampires : ils dormaient le jour, et vivaient la nuit. Nous croyions même que la vue du soleil pouvait les brûler gravement.
– Anerie, commenta le vampire.
– Nous nous sommes donc fait littéralement tomber dessus alors que nous entrions ici, dans cette clairière.
– Ouais, nous étions embusqués dans les arbres.
– Je fus plaqué au sol et immédiatement blessé.
– Ouais, commentait toujours le vampire. Par moi.
Un frémissement se répandit sur les fragiles épaules de louveteaux – enfin, des louveteaux qui étaient suffisamment éveillés.
Plus personne n’osait parler. Le lieutenant de Gilaisse lui-même se taisait, attendant qu’un louveteau ait le courage de prendre la parole. L’un d’entre eux se lança enfin.
– Pourquoi vous ne l’avez pas tué ?
– Direct ! J’aime bien. Vous allez rire : monsieur de Gilaisse ne buvait jamais d’alcool. Jamais. Or, moi, je n’aime que le sang qui contient une bonne dose d’alcool. Monsieur de Gilaisse a dû sa vie à sa passion pour le chocolat chaud !
Les louveteaux méditèrent longuement cette phrase.

Le jour d’après : branle bas de combat

Publié 23 octobre 2022 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Il y a dix ans, c’était un mardi, et Sharon n’a pas écrit d’articles. Elle est allée enseigner dans son collège, retenant ses larmes sur la route, se disant que, si elle n’y retournait pas, elle ne sait pas si elle parviendrait à y retourner un jour. Une fois arrivée, elle a rencontré le chef d’établissement, dans le hall, qui a été très humain, et lui a dit que si cela n’allait pas, qu’elle n’hésite pas. Il a aussi signé l’autorisation d’absence (sans rattrapage d’heures) pour le vendredi 26 mars, jour de l’enterrement.
Si Sharon est restée dans le même établissement depuis si longtemps, c’est aussi parce que les chefs d’établissement qui se sont succédés sont tous très humains.
J’avais deux ans à l’époque, et la tante de Sharon avait suivi tous mes soucis de santé successifs, y compris celui que j’avais eu en septembre 2022.
Aujourd’hui, j’ai douze ans.
J’attends que Sharon vienne me rejoindre parce qu’elle est en vacances.
J’ajoute aussi que Ruby a sonné le branle bas de combat cette nuit, enfin, à six heures du matin.
C’est fou le nombre de chatons qu’elle doit laver.
C’est fou le nombre de chatons qui se laissent faire et même apprécient d’être lavés par Ruby.
Pour ma part, j’ai fait la sieste avec Majesté pendant qu’elle s’occupait des autres.

Nous vous souhaitons à tous un bon dimanche : ici, il a plu abondamment.

Voici dix ans

Publié 22 octobre 2022 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Voici ce que Sharon écrivait voici dix ans :

Sharon ayant appris une nouvelle catastrophique, je mets le blog en pause : je ne pense pas qu’elle puisse taper mes articles en ce moment.

La nouvelle reçue voici dix ans était ce que l’on appelle une « nouvelle définitive », l’annonce d’un décès subit dans la famille très proche de Sharon.
Dix ans après, Sharon, sa maman, et d’autres proches se souviennent toujours autant de cette personne, la tante de Sharon, qui nous manque toujours autant dix ans après.
Si elle les avait connus, elle aurait adoré Ruby et Majesté.

Bon samedi à tous.

Le pensionnat des louveteaux – en sortie scolaire.

Publié 18 octobre 2022 par Sharon et Nunzi

Aujourd’hui, les louveteaux sont en sortie scolaire – même monsieur le principal est de sortie, il tient à les accompagner.
Les générations se suivent, le sens de l’orientation, ce n’est toujours pas cela. Il ne pouvait quand même pas leur demander, à leur âge, de se tenir main dans la main !
Surtout, dans cette sortie pédagogique qui permettait aux louveteaux de revivre la grande bataille de la meute du Nord de l’Europe contre les vampires, ils avaient la chance d’avoir un guide de qualité : le lieutenant Jacques de Gilaisse. Il pouvait parler de la bataille en long, en large, en travers, même en marche arrière, en faisant le poirier, avec un casque sur la tête et les yeux bandés. Il était totalement incollable sur le sujet.
Normal : il avait été blessé lors de la bataille, et pendant sa longue et douloureuse convalescence, il avait eu le temps de confronter toutes les sources de renseignement possible et imaginable.
Précision : la bataille avait eu lieu en 1840 et avait signé le premier grand accord entre les loups garous et les vampires.
Deuxième précision : vous l’aurez compris, le lieutenant de Gilaisse était un fantôme. Gare à celui qui lui dirait qu’il se trompait, lui y était, lui avait été mordu par un vampire, et il avait sacrément morflé ! D’ailleurs, le vampire, il l’avait revu récemment, et l’aurait presque plaint : devoir boire du sang de synthèse, ce n’était pas drôle.