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Journal d’une dragonnière III

Publié 9 décembre 2017 par Sharon et Nunzi

Axelle, kiné des chevaliers dragons très maladroite, se retrouve prisonnière de la meute. Après avoir pris le thé avec la lycanthropologue chargée de soigner Léo, ancien alpha de la meute, elle attend maintenant son châtiment. 

– Jusqu’à ce que mort s’ensuive ? Ce n’est pas un peu exagéré, votre truc ?
– Non, pas du tout. Vous voulez sauver Léo Alpha-Nord ou pas ?

Non, mais, elle en avait de ses questions, la lycanthropologue de la meute. Bien sûr que je voulais le sauver, sinon, je ne serai pas là, avec Arthur Saint-George qui, par un lien mystérieux que je ne saurai expliquer, est en train de me hurler dans les oreilles que j’ai fait n’importe quoi. Il n’a jamais fait n’importe quoi, lui, peut-être, non parce que si on entre sur ce terrain-là,j’ai quelques bricoles à lui dire.
Sinon, quand il me laisse un peu de répit, j’écoute les directives de la lycanthropologue. Comme la médecine traditionnelle lupine (je ne savais même pas qu’elle existait) a échoué, et bien ils ont organisé une cérémonie pour reconnecter son âme et son corps, permettant ainsi l’accélération de sa guérison. Vu qu’elle est au point mort, c’est plutôt une bonne idée.
Ce dont je ne me doutais pas, c’est qu’elle me demanderait de tenir les percussions pendant la cérémonie. Elle m’a fait répéter jusqu’à ce que je tienne le bon rythme. Quand je lui ai demandé combien de temps j’allais devoir tenir, elle m’a dit : « Jusqu’à ce que mort s’ensuive ».
Il n’empêche. Cela fait déjà deux heures que je tape en rythme, je commence à ressentir une certaine fatigue. j’ai l’impression que la peau de mes mains est en train de peler. Les louveteaux hurlent des incantations, mes oreilles saignent aussi, ils dansent, là, j’ai retiré mes lunettes, faut pas exagérer. Avec tout ce qu’on fait, j’espère au moins qu’il guérira, ce Léo !

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Les rêves du grand écrivain

Publié 5 décembre 2017 par Sharon et Nunzi

Oui, le grand écrivain a commencé une nouvelle vie dans laquelle il n’écrit plus, tout en tenant un journal de sa vie sans écriture. Il y notait notamment…
– J’ai encore fait un cauchemar !
Il était 14 heures, le grand écrivain se réveillait de sa sieste, et Percy préparait des shortbread.
– J’ai rêvé que vous preniez des leçons de danse classique, et que vous vous produisiez sur scène dans le lac des cygnes !
– Si encore c’était dans la Sylphide….grommela Percy.
– Pendant que vous dansiez, le plancher s’effondrait sous votre poids quand vous vous réceptionniez pour un saut.
– Normal, les planchers, c’est fragile, j’en sais quelque chose : celui du grenier s’est effondré en 1957 sous le poids de ma mère, elle s’est retrouvée bien plus tôt que prévu au premier étage. Et ma mère pesait à peine cinquante kilos.
– Je ne monterai plus au grenier.
– Sage résolution.

Des nouvelles de madame Cobert

Publié 23 novembre 2017 par Sharon et Nunzi

– Armure
– Armure
– Bouclier
– Bouclier
– Casque
– Casque… Je crois que cela ira aujourd’hui.
– Ta lance ! Ton épée !
– Ah, oui, merci !
Comme tous les matins ou presque, madame Cobert se rend au pensionnat des louveteaux et se prépare à affronter une meute surexcitée. Ce n’est pas pour rien que l’on loue son courage.

Journal d’une dragonnière – II

Publié 6 novembre 2017 par Sharon et Nunzi

Axelle, kinésithérapeuthe, a pris sur elle de ramener Léo, ancien alpha, auprès des sien : ses blessures, causées par un dragon enrhumé, était très grave. Axelle avait cherché sur internet une lycantropologue. Elle n’avait pas eu la main heureuse…

Comment dire à une lycanthropologue que son thé a quasiment le même goût que le pipi de dragon ? Et bien, on ne le lui dit pas et on le boit en silence, gorgée par gorgée, histoire qu’elle ne vous serve pas une deuxième tasse ou qu’elle ne vous balance pas le contenu de la théière sur la tronche, parce qu’elle semblait en avoir rudement envie, sous ses dehors polis.
Oui, Axelle était gaffeuse, mais là…. Choisir comme médecin pour soigner l’ex-loup garou otage la mère du non loup garou qu’ils avaient tenté de kidnapper un an plus tôt, c’était ballot, comme aurait dit Madisson, sa nièce. Que la meute ait senti l’arrivée de leur ancien alpha et se soit réunie en comité d’accueil musclé, c’était ballot aussi. Elle aurait dû se douter que cette dizaine de loups-garous n’était pas des patients.
Point positif : Jo avait pris la fuite sans demander son reste.
Point positif n°2 : Léo était en de bonnes mains. Même si le docteur n’était pas super optimiste. Axelle avait dû raconter plusieurs fois comment l’incident était arrivé.
– Je peux visiter vos prisons ?
– On ne fait pas de visite guidée, à ma connaissance.
– Non, mais je pense que je vais y aller bientôt.
– Pas du tout, nous vous avons réservé pire.

Journal d’une dragonnière – 31 octobre 2017

Publié 31 octobre 2017 par Sharon et Nunzi

Que se passe-t-il aujourd’hui chez les chevaliers dragons ? Que deviennent Gentiane et Léo, retenus dans ce beau pays ?

– J’avais le choix, soit je faisais une chose stupide, soit je faisais une chose très très stupide. J’ai choisi la première parce que, Léo, c’était la seule qui permettait peut-être de vous sauver. Les statistiques ne vous intéressent pas, je crois ? Vous n’avez pas trop froid ? Non, parce que, voler la nuit à dos de dragons, on peut avoir froid.

Qui parlait ainsi ? Axelle, kinésithérapeute chargée de remettre Gentiane sur pattes après son accident de dragon. A qui s’adressait-elle ? A Léo, ancien alpha allongé sur le dos de Jo, dragon d’Axelle, calé derrière la selle. Oui, Axelle est au commande, et elle ne peut s’empêcher de parler.

– Non, mais franchement, je vous assure, ce n’était vraiment pas de bol. Cela n’arrive ja-mais. Que vous ayez eu besoin d’aller aux toilettes, oui ! C’est dans l’ordre des choses. Mais que le dragonneau enrhumé que je soignais s’y soit caché et vous ait éternué dessus, je persiste et signe, ce n’est pas de bol ! Que vous ayez été largement cramé… non plus. Et que le fait que vous vous soyez métamorphosé en loup garou ne permet pas d’accélérer votre guérison, là, aussi, se doit être un cas rare, qui dépasse largement mes compétences.

Bref, même si vous êtes muet depuis deux jours, que vous êtes plongé dans une torpeur que même Gentiane ne comprend pas, et bien j’ai pris sur moi de vous amener voir une vraie lycanthropologue. Ils sont drôlement bien référencés ! Non, parce que, c’était ça ou la kidnapper, et franchement, cela faisait désordre, c’était vachement risqué, alors que vous amener la voir….. Bon, c’est risqué aussi mais j’ai bien dit à Jo (c’est mon dragon) : tu ne te préoccupes pas de moi si je suis capturée, tu fuis ! »

Ah, je crois que nous sommes presque arrivés. c’est normal, tous ces loups-garous devant le cabinet, elle n’a pas de salle d’attente à l’intérieur ?

Un peu de cinéma : Thor Ragnarok

Publié 30 octobre 2017 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Aujourd’hui, je vais vous parler du film que Sharon est allée voir hier : Thor Ragnarok, qui est tout à fait le genre de film qu’aime Sharon.

L’histoire est simple : c’est un conflit familial. Quand je vois les soucis que Thor a avec sa soeur dont il ignorait l’existence, je me dis que je n’ai pas causé le tiers du quart des soucis à mes frères (qui, soit dit en passant, étaient nettement plus beaux que Thor, mais là, c’est mon point de vue de félin). Point de vue de Sharon : Chris, il faut à tout prix arrêter la musculation. Là, franchement, c’est moche, ça fait presque peur. Oui, tu joues Thor, oui, tes bras sont mis en valeur, et alors ? Ton système veineux aussi.

Des bagarres, de l’humour, des bagarres, des bagarres et encore des bagarres, bref, un vrai film d’action, qui lorgne un peu vers les guerriers de la Galaxie. Des effets spéciaux aussi – et cela aurait été bien si certaines scènes, situées dans le passé, avaient été plus développées. J’essaie de ne pas trop spoiler, n’est-ce pas ?

Il est toujours sympa de retrouver de vieux copains – comme Hulk, par exemple (merci de ne pas trop le comparer à Sharon). Ou Loki, toujours égal à lui-même – et Thor de nous raconter quelques souvenirs d’enfance fort charmants.

Ah, Thor, oui, il a quelques soucis, à force de trop fréquenter en quasi-exclusivité son marteau. Espérons qu’il trouve enfin une compagne avec laquelle discuter. Voir plus si affinités.

En attendant, voici la bande-annonce :

 

Le tas de pierre, les origines

Publié 26 octobre 2017 par Sharon et Nunzi

 

Replongeons -nous 70 ans plus tôt, au château de Vaudreuilly. Plongeons-nous dans la cuisine, qu’un architecte facétieux a placé dans la cave. Presque tous les domestiques sont là : le majordome, le cocher, le jardinier et ses aides la cuisinière, les deux petites bonnes. Tout le monde s’ennuie ferme, comme les jours où Monsieur est d’humeur massacrante et où Madame ne quitte pas sa chambre.  Elle a simplement sonné Louise pour qu’elle emmène la petite Marguerite-Marie en promenade. Jean, le fils aîné, né du premier mariage de Monsieur, les accompagne.
– Monsieur est dans la tour, commenta Paul, le majordome.
– Qu’il y reste ! s’exclama Azelma, la cuisinière.
Le dimanche précédent, Antoine de Nanterry était venu les visiter, avec femme et enfants. Le dimanche s’était conclu par une dispute retentissante.
– Monsieur le comte est à sec ! s’exclama Hector, le jardinier. A sec, comme les fontaines du parc. Je cherche une nouvelle place.
Il venait à peine de prononcer ces mots qu’une explosion ébranla les fondations du château.
– La tour !
Ce fut Margareth Shelton, la fille cadette de la cuisinière (et future mère de Percy) qui se précipita dehors en premier. Elle se fichait de la tour, non, c’était aux enfants qu’elle pensait. La petite Marguerite-Marie n’avait que quelques mois et…
Elle n’avait rien, Jean, son frère non plus, ils étaient loin de la tour, dans les allées du parc quand elle s’était effondrée. Louise, la bonne d’enfants, était aussi choquée que l’on pouvait l’être quand une tour s’effondrait dans votre dos.
Des décombres, on sortit le corps sans vie de monsieur. Madame respirait encore. Mais pourquoi n’était-elle pas dans sa chambre, dont elle ne sortait quasiment jamais ? Ces messieurs de la maréchaussée avaient des questions à poser.
– Bah nous vl’a bien ! s’exclama Hector.
Il exprimait ainsi le ressenti de tous.