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Percy – direction la France !

Publié 16 août 2017 par Sharon et Nunzi

Percy quitta le Tas de Pierre, Winston son bouledogue sous le bras, pour se rendre en France. Quelle nouvelle l’entraînait là bas ? Rendre visite à sa soeur qu’il n’avait pas vu depuis quinze jours ? Non ! Rendre visite à Aliénor Alice Ludmilla Berthier, deux mois, fille de Guillaume et Alice Berthier.
– Un bouledogue en peluche ? Merci beaucoup ! s’exclama Alice.
Oui, Percy avait tenu à attendre un peu avant de les visiter. Tout le monde avait dû se bousculer.
– Je confirme, dit Guillaume. Et tout le monde se bouscule toujours, je vous rassure. Aliénor a trois cousins du côté d’Alice, un quatrième naîtra dans six mois, elle aura beaucoup de camarades de jeu. Et si tout va bien, un petit frère ou une petite soeur dans moins de trois ans.
– Oui, précisa Alice, je voudrai que nos enfants n’aient pas d’écart d’âge trop important. Je m’entends tellement bien avec mes frères.
– Et Guillaume avec Juliette.
– Juliette avait trois ans quand elle a été adoptée et moi six. J’étais suffisamment grand pour dire que j’aurai préféré un chien plutôt qu’une soeur. J’en ai eu un, du coup.
Plus tard, alors qu’ils prenaient le thé… et bien au salon de thé de Juliette, après qu’elle a demandé et obtenu toutes les nouvelles de sa nièce, Percy demanda à Guillaume s’il ne regrettait pas son ancien métier.
– Pas du tout. Instructeur me convient parfaitement. Mais je ne suis que « détaché » pour l’instant. Et je sais que certaines fichues enquêtes piétinent toujours. Mon retour n’y changerait rien, elle piétinait déjà quand j’étais là.

D’Imogène à Perceval

Publié 4 août 2017 par Sharon et Nunzi

Coucou oncle Percy

Comment vas-tu ? Je suis contente de savoir que Réséda passe de bonnes vacances au Tas de pierre. Et proteste contre ceux qui disent qu’en Ecosse, nous avons toujours un temps pourri (et je reste polie,j’ai entendu pire aujourd’hui !).
Comme promis, je te raconte la « fête de divorce » organisée par notre notaire franco-irlando-allemand préféré.
Maître Owen n’a pas échangé un seul mot avec maître de Magny. Le buffet, j’en ai eu confirmation, a été préparé en catastrophe quelques minutes à peine avant l’heure prévue. L’expression « racler les fonds de tiroir » n’a jamais fait autant sens.
Quant à la musique… Allumer la radio, c’est é-co-no-mique.
Hectoria de Magny a démoli la porte en sortant. Du coup, elle est re-rentrée aussitôt, pour nous aider à réparer. Je savais que l’immeuble avait besoin de quelques rénovations, je ne pensais pas que c’était à ce point-là ! Heureusement, c’était la porte du bureau, et non la porte d’entrée, sinon, je crois maître Owen capable de nous demander d’assurer des tours de garde afin d’être sûr que personne ne vienne cambrioler nos dossiers.
J’oubliai : en fait, maître de Magny n’est pas encore divorcé, non, lui et Alicia n’ont même pas encore déposé une demande de divorce. Je vois encore moins de raison de se comporter comme il l’a fait. Je sais simplement qu’après l’épisode de la porte, il a eu une discussion corsée avec sa soeur. L’amour fraternel est parfois compliqué.
Je te souhaite une nuit plus reposante que la précédente !
Imogène.

Petite fête – Imogène, le retour

Publié 4 août 2017 par Sharon et Nunzi

Maître de Magny donne une petite fête pour son divorce : lui et Alicia étaient mariés depuis un an. Pour cette charmante festivité, Imogène et les clercs de l’étude sont bien présents, sans oublier Robert, ami d’Imogène depuis très longtemps.

– Il n’a fallu que cinq minutes pour que le buffet soit entièrement vidé. Soit les clercs de notaire sont sous nourris, soit le buffet était vraiment fruste. J’ai réussi à sauver une chouquette.
Robert la partagea avec Imogène.
– Et la musique est vraiment pourrie, précisa Nicolas (clerc de notaire).
– Qui est la charmante personne, là bas, qui n’a pas dit un mot, pas bu une goutte et rien mangé du tout ? demanda Robert.
– Hectoria, la soeur aînée d’Erik. Elle estime qu’il s’est fiancé avec Alicia pour l’ennuyer, qu’il l’a épousée pour l’enquiquiner, et qu’il est en train de divorcer pour lui pourrir la vie. Elle a entièrement raison, commenta Imogène.
– Il l’a fait aussi pour qu’elle cesse de le harceler pour qu’il se marie, ajouta Clive (notaire).
– Bizarre. Lélia (soeur de Robert, ndla) ne m’a jamais harcelé pour cette raison. Elle ne m’a jamais harcelé tout court. Et aujourd’hui, je suis marié et heureux.
– Votre femme n’est pas avec vous ? demanda Jérémie (autre clerc de notaire).
– Mon mari travaille ce soir, il est ingénieur du son.
– Moi ce qui m’embête, précisa Nicolas, pendant que Jérémie restait la bouche grande ouverte, c’est que j’avais parié sur un divorce, mais après la naissance d’un ou plusieurs enfants. Je me suis gouré.
– Tu n’es pas le seul ! s’exclama Imogène. Hectoria se retient tellement de dire ses quatre vérités à son frère que je crains le moment où elle donnera libre cours à ses capacités vocales hors normes.
Ce ne fut pas pour ce soir. En revanche, la porte de l’étude ne résista pas à sa sortie.

Vacances au Tas de Pierre (II)

Publié 29 juillet 2017 par Sharon et Nunzi

Les vacances devaient être calmes et reposantes à Kellen Castle. C’était sans compter quelques surprises.

– Je ne savais pas qu’il existait autant d’articles sur les douves ! s’exclama l’illustre écrivain.
– Autant, autant, grogna Percy, une demi-douzaine, sans plus. Si je résous à nouveau le problème, j’écrirai un article dans Chasseur de fantôme : « mes douves et moi ».
– Vous n’avez jamais pensé à les combler ?
– Moi, non, mais mon grand-père Lance McKellen si. Combler des douves qui existaient depuis plus de deux siècles s’est avéré beaucoup plus complexe que prévu : il a renoncé.
La jeune génération – Niels et Ethan McKellen – lisait tranquillement un album dans le bureau de leur grand-père, tandis que leurs soeurs…
-Avec les chevaux. Pour moi qui n’apprécie ces bestioles que de très loin, j’ai dû mal à comprendre…. Nom d’une cornemuse !
Niels et Ethan relevèrent le nez de leur album. L’illustre écrivain se tut-principe de précaution élémentaire quand Percy était dans un état second.
– James est aussi gonflé que le dernier soufflé que j’ai fait. Il m’invite à son remariage !
– C’est gentil, murmura le grand écrivain.
– Gentil ?! Connaissez-vous beaucoup de personnes qui invitent leur ex-beau-père à leur remariage ? Moi, non. Je vais lui envoyer une jolie réponse pour lui expliquer que je ne peux pas venir, j’ai nettoyage de douves ce jour-là !

Des nouvelles des chevaliers dragons

Publié 14 juillet 2017 par Sharon et Nunzi

C’est l’été. C’est aussi l’occasion de renouer avec les écrits, et de donner quelques nouvelles des chevaliers dragons. Ceux-ci retiennent contre leur gré Léo, ancien loup garou alpha de la meute, et Gentiane du Coussinet Tordu, qui a « fusionné » avec Boulduc, dragonneau un peu incontrôlable. Heureusement, Léo a réussi à renouer le « lien de la meute » et communique régulièrement (pas assez à son goût) avec Erik de Nanterry, bras droit de l’actuel alpha et père du principal du pensionnat des louveteaux. 

– Erik, ravi de savoir que vous me recevez parfaitement. Comme quoi, avoir été alpha, c’est utile.
Sérieusement, on va rester encore combien de temps ici ? Oui, Gentiane va bien, mais elle commence à avoir le mal du pays. Même les frères Sganou lui manquent, c’est dire.
Je ne pensais pas passer ma retraite d’alpha en tant qu’otage.
Oui, nous sommes relativement bien traités, mais tout de même ! Je préférerais être ailleurs, au soleil, à Tahiti, par exemple. Ou aux Seychelles. Oui, j’y tiens,à ma retraite au soleil.
Oui, nous sommes toujours logés chez le chef des chevaliers dragons. Il adore les dragons, il les aime tellement qu’il en a épousés une.
Mais non, pas un vrai. Sa femme…. Même la louve la plus caractérielle restera toujours en deçà de la charmante…Zut alors, à force de l’appeler la dragonne, j’ai oublié son prénom. D’ailleurs, ce n’est pas moi qui l’ai surnommé ainsi mais l’ensemble de l’escadre. C’est dire. Par contre, je me souviens du prénom du dragon du chef d’escadron : Chimney !
Atchoum ! Oui, j’ai le rhume des foins, les chevaliers dragons sont obsédés par les fleurs, surtout par les rosiers. Ils en plantent partout, et font même des concours : comment poser son dragon sans abîmer ses rosiers.
Je vous laisse, la dragonne nous appelle pour le dîner.

Les listes de l’illustre écrivain

Publié 7 juillet 2017 par Sharon et Nunzi

– Allô, Guillaume ? Oui, le téléphone, c’est pratique. Illustre ne parvient pas à poursuivre l’écriture de son roman. Du coup, en plus de ses exercices d’écriture quotidien, il rédige des listes des pires choses qu’il pourrait faire. En voici une :
– partir pour l’Australie. Parce que c’est vachement loin.
– écrire un roman policier très sanglant au lieu du bidule de science-fiction gentillet qu’il gribouille. Le sujet qu’il ne maitrise pas du tout.
– se faire relooker.
– se laisser pousser les cheveux jusqu’à se faire un chignon. Ou des couettes. Non, ce n’est pas incompatible avec le point précédent, « se faire relooker » ne signifie pas améliorer la situation.
Oui, Guillaume, je lui ai parlé de mes liens avec le château de Vaudreuilly. « Liens », c’est beaucoup dire, je n’y avais jamais mis les pieds avant ce salon du livre. Disons que les plans du château n’ont guère changé depuis que ma grand-mère y officiait. Et notre grand écrivain ne s’est pas étonné de me voir descendre au sous-sol quand je lui ai dit qu’on pourrait aller féliciter le chef !
Il a aussi obtenu de son éditeur de ne plus aller à un salon du livre avant longtemps. Le temps de se remettre. Oui, c’est vague, comme durée. Vous venez toujours la semaine prochaine ? Hâte d’y être !

Vacances pour Percy ? Pas vraiment.

Publié 15 juin 2017 par Sharon et Nunzi

Percy n’a pas de chance : accompagnant l’illustre écrivain à un salon du livre, il se trouve coincé dans cechâteau normand parce qu’un crime a été commis. Il écrit à Guillaume Berthier.

Mon cher Guillaume,

j’ai une très bonne nouvelle, ou presque : nous ne sommes plus assignés à résidence et l’illustre écrivain n’est plus en état de choc. Je ne sais pas ce que le capitaine chargé de l’interroger lui a posé comme question, mais nous avons entendu rire Illustre de n’importe quel point du château où nous nous tenions, au point que l’on a cru à un second état de choc.

La veille au soir, je dormais – et oui, l’on dort très bien dans un château normand. Nous avons donc, Winston et moi, raté quelque chose : le cuisinier du château en train de poursuivre le futur écrivain assassiné avec un hachoir. Autant dire qu’il est le principal suspect. De son vivant, cet écrivain – un certain Octave Cerra – courait bien et vite.

Nous attendons toujours les résultats de l’autopsie – ce qui est sûr c’est que ce n’est ni un hachoir ni un poignard ni une arme à feu qui l’a conduit de vie à trépas.

@bientôt

Perceval James Andrew McKellen