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Tous les articles du mois de mai 2016

Dans l’antre des chevaliers dragons – VI

Publié 28 mai 2016 par Sharon et Nunzi

Arthur Saint-Georges, chef d’escadre, et Ruby, chevalière-dragon, se sont lancés à la poursuite de Boulduc, dragonneau un peu maladroit (si vous avez des doutes, demandez aux louveteaux). Pendant ce temps, Anaïs Blanc-Fer fulmine. Légèrement.

– Arthur Saint-Georges, tu finiras seul, entouré de tes dragons ! criait Anaïs Blanc-Fer sous le regard… et bien, totalement indifférent, voire blasé, de Fabien, le chef-soigneur, qui était en train de grignoter un sandwich, assis sur le banc de la sellerie. Elle se laissa lourdement tomber à ses côtés.
– Je comprends qu’il n’ait aucune femme dans sa vie !
– Ah chi, dit Fabien, mâchouillant toujours. En tout cas, il a eu.
– Comment !!!!????? (IL faut au moins ce nombre de point pour justifier de la stupéfaction d’Anaïs).
– Sinon, comment seraient nées Emeraude et Arabelle, ses jumelles ? Je ne pense pas que ce soit une dragonne qui les ait livrées, surtout qu’elles ressemblent beaucoup à leur père – surtout Arabelle.
– ????!!!!!
– Pour en savoir plus, il faudrait demander à Antoine Mâchefer mais…. J’ai l’impression que ce n’est pas vraiment le moment.

Par la grâce de l’écriture, nous pouvons cependant nous projeter vingt-deux ans en arrière. Antoine Mâchefer est à deux doigts de craquer. Dans ses bras, Emeraude, qu’il berce activement. Dans le berceau,Arabelle, qui fait ses dents et qui pleure elle aussi – vive les berceaux à bascule. Elspeth l’avait appelé ce matin, elle n’en pouvait plus – et c’était de plus en plus fréquent. Elle avait besoin de « prendre l’air », loin de la dragonnerie et de ses jumelles – cependant, même si elle ne supportait pas les chevaliers-dragons, elle savait bien les joindre quand elle avait besoin d’une nounou pour ses jumelles de six mois. Arthur était en mission sur le front ouest depuis deux jours, et sa mère veillait déjà sur la soeur d’Arthur, toute jeune maman et bien…. de jumelles également.
Antoine trouvait tout de même que le temps était long. D’habitude, Elspeth s’absentait une heure – pas une après-midi toute entière. Les filles commençaient sacrément à avoir faim et….
– Ah, te voilà !
Non, ce n’était pas Elpseth qui revenait, mais Luke, homme d’armes de son état et autre ami d’Arthur, qui venait prêter main forte – lui savait préparer un biberon !
Le soir était venu. Il fallait bien se résigner à prévenir Arthur !
Il rentra pendant la nuit, plus inquiet pour ses filles que pour Elspeth. A juste titre : elle devait lui envoyer un message dès le lendemain, pour lui signifier qu’elle le quittait – définitivement. Etre la femme d’un chevalier-dragon, ce n’était pas pour cela qu’elle l’avait épousé, lui un …. et bien un chevalier dragon.
IL n’y a pas que les loups-garous qui soient remplis de contradiction.

Puisque je te dis que cela repousse !

Publié 24 mai 2016 par Sharon et Nunzi

Mon cher Paprika,

je suis formelle : cela repousse.

Certes, c’est encore timide, mais c’est tout de même pas mal.

Donc sors de sous la couverture, tu n’as plus aucune raison de te cacher. Encore quelques semaines (les poils repoussent lentement, je suis d’accord) et tu redeviendras comme cela.

Bonne soirée à tous.

J’aime toujours me reposer.

Publié 21 mai 2016 par Sharon et Nunzi

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La photo ci-dessous montre que je ne suis pas la seule, et que Lisette apprécie particulièrement son confort. Pour ma part, j’adore dormir, mais j’adore aussi ne pas être seule.  Je suis ainsi entourée de Vitamine, d’Alias Sérafina et de Paprika (oui, pour ces deux derniers, on ne les voit pas très bien sur les photos).

J’aime aussi prendre mes aises, mais vous avez l’habitude.

Sharon a acheté un nouveau panier, l’exact jumeau de celui que nous avons déjà. Des photos n’ont pas encore été prises, mais il me plaît déjà beaucoup, Tamara et Framboise, les jumelles, partagent mon avis.

Bonne soirée à tous !

J’apprécie !

Publié 18 mai 2016 par Sharon et Nunzi

Sharon a mis son blog au ralenti…. De toute façon, le mien n’est pas vraiment à plein régime !

J’apprécie beaucoup le repos….

J’apprécie aussi Tamara, qui est très calme :

Je n’oublie pas Framboise, sa soeur jumelle, qui me sert parfois de coussin !

J’aime aussi embêter Sharon, et prendre toute la place :

Bonne journée à tous !

 

Dans l’antre des chevaliers dragons – V

Publié 15 mai 2016 par Sharon et Nunzi

Boulduc, un dragonneau pas très mature, est porté disparu. Arthur, le chef d’escadre, se lance à sa recherche.

Arthur entrait dans la réserve des armures quand il entendit un « stop » énergique derrière son dos. Anaïs « Ploucrette » Blanc-Fer. La préparatrice psychologique des chevaliers.
– Cher Arthur, j’ai appris ce qui venait de se passer et je crois que vous êtes atteint de Dragonnite aîgue.
– Ah oui ?
Il trouvait toujours amusant de laisser cette chère Ploucrette s’enliser, tout en entrant dans la réserve, la charmante donzelle sur les talons.
– Oui, vous êtes persuadé que vous seul pouvez venir en aide aux dragons. Or, nous savons vous et moi qu’il n’en est rien.
– Je le sais ma chère Anaïs, je le sais, mais qui suggérez-vous pour cette mission ? demanda Arthur tandis que son écuyer lui tendait les morceaux de son armure.  Jules Dacier ? Il a fait le maximum, et même au-delà. Charles Dubois ? Non, il est sur le front Est, il ne peut pas tout faire. J’ai une meilleure idée : Antoine Mâchefer.
Anaïs blémit.
– C’est vrai, murmura Arthur, faisant mine de réfléchir, ce sera compliqué, il est revenu gravement blessé de sa dernière mission parce qu’il a dû ramener, en plus du sien, le dragon mal en point qu’une dragonnière avait lâchement abandonné, avant de se planquer bien tranquillement, le temps que la bataille se termine. Un an de cela et il n’est toujours pas remis. Comment s’appelait cette dragonnière déjà ? Ah, oui : ANAIS BLANC-FER !
Arthur ne fit même pas mine de s’avancer vers elle, et pourtant Anaïs recula, cherchant un échappatoire.
– Un dragon est prêt à donner sa vie pour son chevalier, son chevalier doit faire l’impossible pour assurer sa sécurité. Heureusement pour vous, Antoine Machefer a survécu. C’est uniquement pour cette raison que l’on ne vous a pas viré définitivement de l’escadre et qu’on vous a trouvé ce poste où, je le reconnais, loin du terrain, vous faites merveilles, précisa-t-il en ajustant son casque.

Anaïs fulminait.
– Parce que vous, peut-être, Arthur Saint-Georges, vous auriez fait mieux ?
– J’ai fait mieux, dit-il en se dirigeant vers son enclos.  J’ai guéri Petocask, votre dragon, ajouta-t-il, tandis qu’un autre chevalier le rejoignait.  Souhaitez-nous bonne chance à Ruby et à moi. A la revoyure, Anaïs.

Sieste

Publié 14 mai 2016 par Sharon et Nunzi

Sharon n’est pas là aujourd’hui, alors voici quelques photos prises lors de notre dernier après-midi sieste, avec Vitamine et Tamara.

Bon week-end à tous !

Troisième lettre de Chablis Paprika

Publié 12 mai 2016 par Sharon et Nunzi

IMG_7655Cher Paprika,

comment vas-tu ? Moi, pas très fort, mes seize ans et presque dix mois me pèsent. J’ai eu droite à une manucure et à une pédicure cette nuit- mes griffes poussent bien, et je risque de me blesser.

Mé-na-ge toi ! Laisse les fifilles tranquilles et prends bien soin de toi. Elles savent très bien s’amuser toutes seules. Tu n’as plus que quatre jours de traitement, courage. Certes, ton pelage repousse très lentement – il te faudra trois à quatre mois pour que ta fourrure revienne à la normale. Courage, c’est l’été.

Je te laisse, en espérant que tu suivras mes conseils.

Gros ronrons affectueux

Chablis d’Elbeuf.

Vitamine aime le téléphone

Publié 10 mai 2016 par Sharon et Nunzi

A peine Sharon remet-elle les couvertures en place que Vitamine se fait une joie de les rouler à nouveau.

Aujourd’hui, elle a trouvé un nouveau jouet : le portable de Sharon.

Tant qu’elle me laisse la télécommande, je ne dis rien !

La roulade de couverture

Publié 8 mai 2016 par Sharon et Nunzi

Non, ce n’est pas une recette de cuisine. En ce beau dimanche, je vous laisse admirer le travail hautement artistique de Vitamine. Elle est entourée par Paprika, dont les poils repoussent très lentement, et par Violette Désirée, toujours aussi maternelle.

Je vous laisse admirer en gros plan :

Je vous montre même la décontraction de Vitamine en très gros plan :

Bon dimanche à tous !

Les plumes du 7 mai 2016

Publié 7 mai 2016 par Sharon et Nunzi

Perceval est tranquillement en vacances chez sa soeur Piper et son beau-frère Arthur, en Normandie, se partageant entre lecture (La femme en vert d’Indridason, Mauvaises eaux d’Inger Wolf) et promenade . Tranquillement ? Jusqu’à ce qu’il découvre un jeune homme dans le poirier, qui souhaite parler à Toby….

– Grimebeulbeul.

Non, ce n’est moi Nunzi qui ai sauté sur le clavier, c’est ce que disait Perceval en portant l’échelle. Il était en effet allé quérir Arthur, qui, scandalisé, avait refusé de tronçonner le poirier, et avait demandé à Percy de l’aider à faire descendre le téméraire jeune homme qui était coincé dans les branches. Note : si Percy réagissait aussi mal, c’est que, deux jours plus tôt, le petit ami de la quatrième fille d’Arthur avait agi de même, et s’était retrouvé coincé dans le poirier. Rempli de tremblements, la boule au ventre, ce couillon avait découvert ainsi avoir le vertige, lui qui se mourait d’amour pour la méchante Amaryllis, qui avait rompu pour « manque de maturité ». Étonnant, non ? Ce téméraire jeune homme avait reçu l’aide de Piper, pour descendre, et avait été tendrement sermonnée par Amaryllis, bouleversée par cette preuve d’amour. D’autant plus qu’il avait écrit un poème où il parlait de ‘l’étoile d’argent de leur amour » et de « l’adieu aux lisières de la sagesse polaire ». Beau comme un avion, ça, on vous le dit !

– Moi, je suis aurai collé un pain dans la gueule, un grand coup de cornemuse dans le bide, et on n’en parlait plus !
– Percy !
– Et je vais réveiller Toby sur le champ, nan mais ho !
– Je ne veux pas qu’il s’inquiète ! dit le jeune homme, qui venait de poser son pied sur le premier barreau.
– Et qui dois-je annoncer ? grogna Percy.
– Alexander …
– Stop ! Temps mort! hurla Percy, je vous interdis, vous m’entendez, je vous interdis de porter le même prénom que mon fils, c’est un cauchemar ! Et il est capable de me dire qu’il est lui aussi architecte d’intérieur !
Les cris de Percy auraient réveillé un mort, ils réveillèrent Toby qui, bien inspiré, ouvrit brusquement ses volets. Percy sursauta, lâcha l’échelle qui heurta le balcon, tandis qu’Alexander n’avait eu que le temps de se raccrocher aux branches.
– Mon amour !
Ça, c’était Toby, qui emprunta l’échelle, et monta chercher le vulnérable « mon amour » dans le poirier.
– Tu m’as fait une peur bleue !
D’autant plus que le jeune homme…. n’avait pas l’air très en forme. Il posa un genou à terre, sortit une boite de la poche de son jean et dit : « Toby, veux-tu être mon mari ?
– Oui ! »
Et Percy se dit que, finalement, ce n’était pas une si mauvaise journée, après tout.