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Tous les articles du mois de mai 2019

Ecrire quand même – carnet du grand écrivain 36

Publié 31 mai 2019 par Sharon et Nunzi

Les jours ne sont pas faciles – forcément. Mais aujourd’hui, j’ai voulu écrire – quand même.

Le grand écrivain et Perceval ont décidé – enfin, surtout le grand écrivain – de se lancer sur les traces des personnages et des lieux de son roman. Donc acte. Autant dire que rencontrer l’un d’entre eux,  bien vivant, et de dormir dans les « lieux du roman » transformés en chambre d’hôte ne rend pas nécessairement serein.

– J’aimerai voir la maison vendue par votre ami. Je suppose qu’elle est au bord de l’eau ?
– Pas tout à fait, elle est dans la rue adjacente – autant vous dire que quand Louis s’est réveillé et a constaté qu’il avait les pieds dans l’eau, il s’est tout de suite juré de fiche le camp, et les paroles rassurantes des élus n’y ont rien fait ! Tenez, c’est cette maison aux volets blancs, là-bas.
– Ah, oui, je comprends mieux qu’il ait été effrayé. Oh, quelqu’un vous appelle sur votre portable ?
– Non, dit Percy en le portant pourtant à l’oreille. Je bénis cette invention qui me permet de parler presque naturellement aux fantômes qui m’entourent, ou de garder une contenance quand je vois quelque chose qui ne devrait pas être. Nous sommes suivis, mon cher Illustre. Ne vous retournez pas, mais Guillaume vient d’apparaître derrière nous. Regardez : comme par miracle, se dresse devant nous un plan de la campagne alentours et de ses circuits de randonnée.
Illustre se tourna illico vers le plan, tandis que Percy, et bien, indiquait chaque circuit.
– Nous allons prendre celui-là, il me paraît le plus facile pour commencer, et en plus, il passe à côté du cimetière de la ville.
– On ne peut quand même pas nous y rendre ? Et s’il nous posait des questions ?
– Je déteste rendre des comptes. Nous sommes sensés être ici en vacances, nous reposer. Visiter un cimetière peut être apaisant.

– Je ne suis pas de votre avis. Les pauvres ! Avoir perdu tant d’enfants en bas âge. Mais, Percy, pourquoi nous être rendu devant cette tombe en particulier ? Certes, les parents sont morts en 1940, mais…
– Depuis quand les victimes sont devenus les coupables ? C’est une phrase qui me trotte dans la tête depuis que nous avons fait cette pause devant le fleuve. Depuis quand ? Vous êtes partis du principe qu’il y avait une cause face au déchaînement de violence subi par les deux propriétaires de la ferme de l’Est. Oui, il y a une cause, il y a forcément une cause. La haine ? La folie des tueurs ? Non, parce qu’à moins d’être en légitime défense, et la véritable légitime défense est rare, les victimes sont celles que l’on a retrouvé torturées et tuées chez elles. Donc, concentrons-nous sur eux, parce que je ne pense pas qu’ils soient très apaisés.

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Chanel (2009-2019)

Publié 28 mai 2019 par Sharon et Nunzi

Chanel nous a quittés à 21 h 36.

Elle était hospitalisée à la clinique vétérinaire depuis deux heures du matin, à la suite d’un gros problème cérébral.

Oui, ce fut subit, lundi matin, elle allait bien.

Elle avait dix ans et un mois.

Carnet du grand écrivain – 35

Publié 25 mai 2019 par Sharon et Nunzi

Je reprends, un peu, les carnets du grand écrivain. Ce texte a été écrit le 16 avril 2019 et complété ce jour.
Guillaume désapprouve toujours l’ouverture des chambres d’hôtes dans cette maison où il n’a pas été heureux, où Emma est morte. Oui, même plus d’un demi-siècle plus tard. Pourtant, les clients se pressent. Certains sont même assez curieux.

Guillaume devait cependant se rendre à l’évidence. Les chambres d’hôte fonctionnaient bien. Le retour à la ferme, arf ! Il reconnaissait cependant que certains hôtes étaient bizarres. Tenez, ce « couple » qui était arrivé hier. Bon, ce n’était pas un couple, c’était deux hommes, l’un grand costaud, le cheveu encore brun alors qu’il devait avoir dépassé la soixantaine, l’autre la cinquantaine, petit, chétif, le cheveu hirsute. Ils avaient insisté pour avoir deux lits à une place, et Guillaume était sûr d’avoir entendu le plus âgé grommeler « qu’il ne fallait pas exagérer non plus ». La nuit, Guillaume ne dormait pas, il avait vu de la lumière sous la porte de leur chambre, et entendu le cliquetis caractéristique d’un clavier d’ordinateur – horripilant. Ce n’était tout de même pas des inspecteurs d’un guide quelconque, non, pas déjà ?

Au petit déjeuner, il avait été incapable de se taire et leur avait demandé leur profession. Le plus âgé, qui répondait au prénom de Perceval (si, si) soupira et précisa :

– Je distille du whisky, enfin, je distillais, j’ai pris ma retraite récemment et passé les rennes à ma seconde fille – autant transmettre à quelqu’un qui est véritablement intéressé.

Le plus jeune semblait embarrassé, comme s’il s’apprêtait à dire un bobard. Enfin, « jeune » – il avait la cinquantaine quand même, et semblait fatigué.

– Je suis encadreur de tableau, travailleur indépendant, et le travail ne se bouscule pas au portillon. Voilà, voilà, et Perceval tenait absolument à me faire découvrir la région.
– Un de mes amis a vécu non loin d’ici, il avait acquis une maison en bord de Seine. A la première inondation, il est parti.
Amélie lui proposa de regarder un tableau – enfin, un encadrement – qu’elle pensait faire rénover. Elle lui proposa de regarder… et là, son visage s’illumina littéralement.
– Mais quand vous voulez !
– N’en profite pas pour regarder tous les tableaux – c’est ce qu’il a fait chez moi, grogna Perceval.

Un peu plus tard….
– Bon, Illustre, vous êtes contents ? Nous sommes sur le terrain. Vous reconnaissez les liens ?
Oui, Perceval était un tout petit peu ironique.
– Je suis surtout extrêmement angoissé. Je n’ai pas fermé l’oeil de la nuit, j’ai cru qu’un fantôme allait surgir. Puis, franchement franchement, se retrouver face à cet homme qui nous regarde bizarrement et qui est sûrement Guillaume.
– Ah, vous aussi, vous avez remarqué ? Je vous propose une petite promenade – et pas forcément sur les traces de vos fantômes.

Annunziata en mai 2019

Publié 19 mai 2019 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Les photos ont été prises hier, et comme chacun sait, je n’aime pas être prise en photo.

Me voici donc en gros plan :

Et là, c’est Sharon qui me tient un peu, parce que je n’ai franchement pas envie de rester là à attendre que la photo soit prise !

Bon dimanche à tous !

Joli samedi du mois de mai

Publié 18 mai 2019 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Je ne vous parlerai presque pas des arbres à chat : pour leur sécurité et leur confort personnel, ils ont été changés de place, parce qu’effectuer des vols planés tous les jours, c’est parfois fatiguant.  En gros, ils sont désormais par terre et bien calés contre un mur ou un meuble imposant. Tout le monde ne se montre pas toujours aussi sage que Charmeur, que vous pouvez voir en photo ci-dessous.

En me promenant dans le salon, j’ai découvert d’ailleurs la présence d’un arbre à chat qui n’a jamais été transféré dans l’une ou l’autre de nos chambres. Je ne comprends pas, je l’ai testé, et il est très bien. Comme quoi, on peut être aveugle et savoir se servir d’un arbre à chats. En fait, pour que les arbres ou griffoir soient utilisés, il suffit qu’un chat montre comment faire, et les autres suivent, parce que, franchement, se faire les griffes, c’est très marrant, se faire les griffes sans se faire gronder l’est encore plus.

Là, je pose à côté de mon oncle Hastings et de l’arbre à chats qui est dans notre chambre, et qui rencontre toujours beaucoup de succès.

Bref, vous l’aurez compris, tout va bien dans la tribu, si ce n’est quelques disputes entre Lisette et ses garçons (Galopin et Charmeur).

Je vous souhaite à tous un bon samedi !

 

Rossignol a dix ans !

Publié 12 mai 2019 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Oui, article à part pour Rossignol parce que :

– sa date de naissance est approximative ;
– il n’est pas né dans la tribu normande mais a été trouvé dans la rue à Vernon, puis adopté au début des vacances scolaires de juillet 2009 par Sharon pour l’offrir à sa maman qui voulait un chaton roux.

Rossignol n’a pas de descendant puisqu’il a été stérilisé à l’âge de six mois.

Il se montre particulièrement actif, comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous, avec  Chanel en arrière-plan :

ou encore sur celle-ci, avec Salsa :

Vous pouvez également le voir avec un peu de moi sur le côté, en train de déjeuner :

Vous pouvez également le voir, la veille des vacances scolaires, particulièrement stressé :

Bon anniversaire Rossignol, et qu’il soit suivi de beaucoup d’autres !

Hastings, Chanel et Salsa ont dix ans !

Publié 11 mai 2019 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous
Il était temps que je leur consacre un article, non ?
Hastings et Chanel sont frère et soeur, et ont huit minutes d’écart. Ils avaient trois frères aînés Sherlock, Watson et Hercule Poirot qui sont morts lors de l’épidémie de 2010.
La naissance d’Hastings a été difficile, Moïra, mon arrière-grand-père, avait quitté son « nid » pour se cacher sous le lit avec Satin, son fils aîné. Dès qu’Hastings est né, elle est revenue dans le nid – il était né, mais il était encore relié à elle, par le cordon, Chanel a suivi très paisible huit minutes plus tard, seule fille de la portée.

Voici Hastings :


et voici Chanel :

Oui, ils sont en pleine sieste….

Salsa a dix ans lui aussi. Son frère et sa soeur ont aussi été emportés par l’épidémie qui m’a pris ma mère et mes yeux en 2010. Lui aussi a eu une naissance compliquée, sa maman Amaryllis voulant à tout prix mettre bas dans le carton de l’aspirateur. Comme Sharon l’en avait délogé, elle a mis Salsa au monde dans les fils télé et antenne, et l’a laissé là, retrouvant son cher carton. C’est Moïra, mère de Hastings et Chanel, qui l’a récupéré, avant que Sharon ne le redonne à Amaryllis, très étonnée de récupérer ce rejeton.

Lui aussi aime dormir, mais il est, aux yeux de Vitamine, le digne successeur de Chablis.

Le voici en photo avec Chanel :

Bon anniversaire à tous les trois, bon week-end à tous.