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Tous les articles du mois de janvier 2019

Petit rectificatif sur l’arbre à chats

Publié 31 janvier 2019 par Sharon et Nunzi

Ce qui devait arriver… arriva.

Voici ce qu’a trouvé Sharon en revenant du travail.

 

Bonne soirée à tous !

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Carnet du grand écrivain – 30

Publié 26 janvier 2019 par Sharon et Nunzi

Oui, je reprends l’écriture. Non, parce que, laisser un livre inachevé alors que l’on a le temps de l’écrire, c’est ballot, comme diraient les élèves de Sharon. Hippolyte ne manque pas de temps non plus et a bien l’intention de savoir le fin mot de cette histoire.

Si l’on avait été à une autre époque, on aurait qualifié la mère d’Emma de « agoraphobe ». On l’aurait peut être soignée aussi, qui sait ? Elle a pourtant été assez heureuse, et son mari a respecté ses choix. Non, il n’était pas un monstre qui tyrannisait sa femme. Il aurait aimé qu’elle se sente mieux qu’elle ne se sentait. Dans les lettres qu’il lui a écrites pendant son service militaire, il lui enjoignait de ne pas hésiter à rendre visite aux membres de sa famille, la sienne, la leur, de ne pas rester enfermée à attendre ses lettres. Non, il ne fallait pas voir le mal partout. Constance avait deux soeurs, une plus âgée, une plus jeune, qui avaient chacune mené leur vie. Toutes les trois étaient déjà mortes en 1940 – on mourrait jeune dans la famille Verel. Oui, Hippolyte avait douloureusement cherché du côté de cette famille, et n’avait rien trouvé. Par contre, il n’allait pas lâcher cet officier de l’état civil.

– Que savez-vous sur les parents de la deuxième Emma ?

Je vous épargne les très longues dénégations, les serments assurant qu’il n’avait agi ainsi que par amour pour … pour quoi, en fait ? pour les enfants, bien sûr, pour éviter qu’un enfant de plus ne soit nommé  » de père et mère inconnu ». Hippolyte n’écoutait que vaguement, il s’était rendu compte, cependant, qu’Emma les avait rejoints. Il faut croire que son regard avait été bien plus effrayant que tout ce que feu le comte de Carduel avait pu dire. Le cher homme balbutia, bégaya, au point qu’Hippolyte lui demanda de recommencer, en étant parfaitement intelligible.
– Il a dit… que la famille… venait de Savoie… qu’elle était dans une position délicate. Le père était marié, il ne pouvait pas reconnaître l’enfant.
– A cette époque, non, effectivement.
– Elle était mariée aussi, disait-elle, elle ne voulait pas que son mari, elle ne voulait pas que son mari fasse main basse sur cet enfant. Puis, ce n’était pas moi qui avais inventé ce système, demandez un peu à Gabrielle Pastourelle !
– Je ne demanderai pas, martela Hippolyte, parce que je la connais. Gabrielle est née de père inconnu, elle n’est pas la seule, et cela n’a rien à voir avec vos tripatouillages. Qu’est devenue cette petite fille ?
Il dut avouer qu’il n’en savait rien, qu’ils étaient repartis, avec l’enfant. Non, ils ne l’avaient pas laissé en nourrice près du village.
Hippolyte lui aurait bien proposé de soulager totalement sa conscience et de leur parler de toutes ces incartades avec la précision de l’état civil. Il avait plus urgent : retourner dans la ferme des Gamblins avec Eva et Charles.

L’envers des carnets du grand écrivain – 9 – ou plutôt lettre de Perceval

Publié 23 janvier 2019 par Sharon et Nunzi

Chère Piper,
je te rassure, ton grand frère va bien. Le grand écrivain écrit, et il n’ennuie personne. A vrai dire, cela fait tellement longtemps qu’il est charmant, c’est à dire depuis qu’il a officiellement renoncé à l’écriture que j’en viens à m’interroger sur les voies de l’écriture !
Guillaume, par contre, je ne l’ai jamais vu ainsi, jamais, et pourtant, je l’ai croisé à chacune de ses blessures, ce n’est pas peu dire. Il m’a assuré que c’était différent. La plupart, assure-t-il, était reçue dans l’exercice de ses fonctions, c’est à dire en pleine opération policière. Les risques du métier, répéta-t-il. Il rentre dans cette catégorie les fois où il s’est malencontreusement blessé lui-même en poursuivant un suspect, chutant et ratant sa réception. Là, c’était différent. Il se promenait dans la forêt, et c’est bien lui qu’on visait !
Il a été interrogé par un collègue, qui lui a demandé ce qu’il faisait là, sur les lieux d’un crime.
– Je me promenai, comme beaucoup de personnes dans cette forêt, et le crime auquel vous faîtes allusion n’est pas récent.
– Qui était au courant ?
– Personne. Je vais souvent me promener sur un coup de tête.
Tu noteras comme moi que les promenades sur un coup de tête ne lui réussissent pas, Guillaume s’est bien gardé de parler de son agression au Tas de pierre par un chasseur de vampires, cela aurait fait plus que bizarre ! Pour l’instant, ils « ne privilégient aucune piste », ce qui veut dire qu’ils n’ont pas grand chose. Ils ont tout de même jeté un coup d’oeil chez les Raréville et les Asmodée, les deux charmants châtelains qui crèchent de chaque côté de la forêt. j’espère que tu te souviens d’eux, parce que moi, je les avais complètement oubliés. De ce côté là, chou blanc aussi, ils ne possèdent pas d’armes.
Sur ce, je te laisse, il est l’heure d’aller promener Winston.
Je t’embrasse,
Percy.

Charmant Charmeur

Publié 20 janvier 2019 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Aujourd’hui, je vais vous parler de Charmeur, ce chat qui partage la vie de Galopin et Lisette depuis août. Il est sauvage, puisque né dans la nature, et il a été recueilli par les bons soins de la maman de Sharon (note : trouver un pseudo pour la maman de Sharon.) Bien que cela fasse six mois qu’il est chez nous, il est toujours un peu sauvage, même s’il a découvert le bon usage du bac à litière, des gamelles de croquettes, de l’imprimante pour dormir dessus, et de l’arbre à chats.Il a ainsi désormais compris qu’il pouvait descendre de l’arbre à chats et aller faire ses besoins, personne n’allait lui prendre sa place pendant ce temps.

Voici une photo de lui au sommet :

Le voici, vu de l’autre côté :

Bonne journée à tous !

Moi, moi et encore moi – janvier 2019

Publié 13 janvier 2019 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Le titre de l’article a, je le pense, le mérite d’être clair, il m’est entièrement consacré.

Me voici  sur le canapé, prête pour la séance photo.

Vous pouvez me voir, vu de haut, sur les deux photo ci-dessus. Pour les photos suivantes, j’ai tenu à me faire belle :

Et voilà, la séance est finie. Bon dimanche à tous !

Et à bientôt !

 

L’envers des carnets du grand écrivain – 8

Publié 12 janvier 2019 par Sharon et Nunzi

C’est la rentrée littéraire d’hiver. Si, si. Le grand écrivain, qui a la chance de ne pas avoir publié un seul livre à cette rentrée, en profite donc pour jouer les marmottes, allongé sur le canapé du Tas de Pierre, recouvert par un plaid.

– On ne parle que de deux auteurs, et encore, on parle à peine de leurs livres. Certains journalistes manquent cruellement d’imagination.
– Ou peut-être n’ont-ils pas lu les livres, bougonna Perceval.
– Comment va Guillaume ?
– Il déteste être le sujet de l’enquête au lieu d’être l’enquêteur. Je dis bien le « sujet » parce qu’il hurle si on dit de lui qu’il est une victime.
– C’est bien, c’est la preuve qu’il est capable de réagir. Un peu plus que moi, d’ailleurs : si jamais je me faisais tirer dessus, ce dont je doute parce que ma vie est aussi mouvementée que les plaines de la Beauce…
– Sauf quand vous réveillez des vampires dans une grotte ou des loups-garous en hibernation dans mon cellier…
– je me dis que je serai bon pour une dépression et une incapacité totale à écrire la moindre ligne ! D’ailleurs, après cette pause, je vais me remettre dare-dare à l’écriture, je n’aime pas laisser mes personnages dans une impasse. Je vais même faire mienne cette phrase que vous avez prononcé il n’y a pas longtemps : « Dire que la solution était si prêt !  »

Moi et Sharon

Publié 3 janvier 2019 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous.
Je vous épargne le nombre de photos ratées. Il paraît que je bouge beaucoup. D’ailleurs, j’ai bougé sur la photo, cela se voit.
Voici en tout cas une photo prise ce jour, 3 janvier 2019 :

Bonne journée à tous !

Guillaume Berthier – le retour peut-être

Publié 2 janvier 2019 par Sharon et Nunzi

Le noir, la fatigue, l’immense fatigue.
Il se sentait… presque très bien.
Une étrange sensation, lui qui pouvait très souvent dire qu’il ne se sentait jamais bien.
IL ouvrit les yeux, facilement. C’était la première fois qu’il les ouvrait aussi facilement après un incident incluant lui et un projectile de type balle. Mais c’était aussi la première fois qu’il se réveillait avec le médecin légiste au pied de son lit. Par réflexe, il regarda. Oui, c’était bien un lit, non une table d’autopsie.
– Un incident de chasse ?
Guillaume se dit que, la voix, ce n’était pas ça. Ce n’était jamais ça, en fait.
– Non, pas vraiment. A moins que les chasseurs ne soient équipés de Beretta, ce dont je doute fort.
Guillaume décida de sombrer dans le sommeil le plus profond qui soit.

– Vous pouvez vous vanter de nous avoir fait très peur.
Guillaume ouvrit à demi les yeux. Oui, c’était bien Perceval McKellen qui lui parlait ainsi.
– Je ne vous expliquerai même pas comment il est possible que je sois là, à votre chevet. Je vous laisse deviner ! sachez seulement, scrugneugneu, que vous avez failli y passer ! Si une vaillante bergère allemande mixée labrador n’avait pas senti votre piste, je ne sais pas si nous aurions cette conversation. Alors je sais que vous n’aimez pas les chiens, pas trop, mais je serai vous, j’offrirai un quintal de croquettes à Gésounette, la bestiole poilue qui vous a mis la patte dessus !