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Tous les articles du mois de décembre 2012

Dernier jour

Publié 31 décembre 2012 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

C’est le dernier jour de l’année et déjà, j’ai ôté la décoration de fêtes pour retrouver le joli rose qui me sied au teint, et les petites maisons que je verrai bien comme résidence secondaire pour mes vampires.

L’année se termine… dans les soins. Chablis n’est pas rentré hier, ce matin, il nous est revenu, avec un abcès à la cuisse.

Je vous passe les détails.

Sauf un seul : ce désinfectant sent plutôt bon et Chablis s’est laissé soigner.

Courage Chablis ! Et rappelle-toi 2009 (je n’étais pas né) : tu as dû être opéré, et tu es resté trois semaines sans sortir.

Les plumes à thème n°3 by Asphodèle

Publié 30 décembre 2012 par Sharon et Nunzi

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Voici ma nouvelle participation pour les plumes d’ . Les mots collectés sur le thème de la liberté sont : choix, devoir, se battre, crime, pingouin, amarres, divorce, étendard, vent, nuage, écrire, aspirer, s’envoler, s’évader, fraternité et mes trois mots en C : Cascade, clameur, Chuchotement(s).

Lettre
de Percy McKellen à sa sœur Maggie-Piper d’Arcy

Chère Piper

Bon sang de bois, qu’est-ce que tu fous à Inverness ? Y’a même pas de connexion internet ! Frangine, il faut que tu te décides à avoir un téléphone portable, ce n’est pas un crime d’être une geek joignable.
Je t’écris pour te dire de rappliquer fissa ! Hier, ta fille a été kidnappée par un vampire rouquin, sûrement un activiste irlandais ! Avant que tu paniques :
– oui, je me suis porté à son secours, (je connais mon devoir) avec Alexander, mon fils, qui te passe le bonjour, Robert, le meilleur pote gay de ta fille, et Guillaume, ce policier bourguignon qui voit des fantômes comme s’il était écossais.
– non, je n’ai pas eu besoin de me battre, ta fille s’était évadée. Elle est en pleine forme, l’autre otage aussi, le vampire, un peu moins. On l’a laissé en plan dans l’attente de SON maître vampire, il n’allait pas s’envoler, et on est reparti.
Là, maintenant, tu peux paniquer.
Imogène est partie prendre le thé chez l’oncle et la tante du poulet bourguignon. On frappe à la porte. C’était ce couillon de vampire rouquemoutte fringué comme un pingouin ! Il se jette dans mes bras tout souriant, en signe de fraternité et m’annonce la bonne nouvelle.
– Mon maître vampire était absent, il n’est donc au courant de rien, je suis sauvé !
Je l’ai écarté vite fait, on n’avait pas brandi ensemble un étendard sur un champ de bataille au milieu des clameurs de victoire !
– Alors, où il est, votre maître ? Si vraiment il en pince pour ma nièce, il faut vraiment qu’il vive sur un nuage pour ne pas avoir eu vent de votre enlèvement ou qu’il ait largué les amarres pour l’Antarctique!
Guillaume et Imo sont rentrés à ce moment-là. Figure-toi que ta fille nous est passée sous le nez et a foncé dans sa chambre. Elle a à peine regardé l’autre zozo.
– Elle veut vérifier une théorie, et la voix de Guillaume n’était qu’un chuchotement. Là, j’ai flippé.
Maintenant, Piper, j’espère que tu es assise et que ton mari, s’il lit la lettre par-dessus ton épaule, ne fera pas un malaise dont il a le secret ! S’il est encore en train de dire : « ton frère ne changera jamais », demande le divorce ! Trente-neuf ans que je te le demande ! Profites-en, tes dix enfants sont grands, sauf Imogène, qui mesure 1 m55.
Là, je suis sûr que tu es en train de murmurer : « mais Perceval McKellen, écris enfin ce que tu as à  m’annoncer ! ». T’as même dû tout lire en diagonale jusqu’à ce que tu trouves l’info essentielle. J’espère que tu as réservé ton billet retour et que tu seras en état de revenir.
Bref, j’entends ta fille littéralement beugler dans la chambre. Je n’aurai jamais cru qu’elle était capable de brailler autant.

-Le chat a dû faire une grosse bêtise, commentai-je à haute voix.
Oui, je sais, je ne t’ai pas dit qu’elle avait recueilli un nouveau chat, tu as l’habitude.
Sauf que ce n’est pas un chat, c’est un vampire métamorphe.
C’est même un maître vampire métamorphe.
Je dirai même plus, c’est même un maître vampire métamorphe à qui MON fils a dû prêter ses fringues, il n’avait pas trop le choix. Il nous avait tous hypnotisés !
Maggie-Piper Phyllida McKellen, tu as toujours été la meilleure détectrice de fantômes de nous deux. S’il est une personne qui peut nous dépatouiller de cette situation, c’est toi.
Viens vite, je ne tiens pas à ce qu’il soit pris d’une petite faim ! S’il aspire à déjeuner… ce sera sans moi !

Ton frère aîné
Perceval James Andrew McKellen

PS : j’avais raison d’affirmer que quand les emmerdements arrivent, c’est par cascades !
PPS : le rouquin n’est pas complice, il s’est liquéfié quand l’autre est apparu. C’est vrai qu’il fout les jetons.
PPPS : le crétin qui énonce en ma présence que les vampires sont beaux, je lui fais bouffer un de mes kilts, et sans le laver !

Les enquêtes de Guillaume et Imogène, chapitre 13.

Publié 29 décembre 2012 par Sharon et Nunzi

Je sais ce que vous allez me dire : c’est le jour des plumes, et j’ai déjà posté mon texte. De plus, j’avais bien dit que je n’écrirai plus les aventures de Guillaume Berthier pour les Plumes. Vrai aussi. Mais il est des fois où les aléas de la vie sont plus forts que ce que l’on avait décidé, même quand on est un chat de plumes.

Résumé : Imogène a été délivrée des griffes émoussées d’un vampire pas doué. Elle ramène avec elle un gros chat qui louche, et Guillaume n’aime pas ça du tout. Serait-il allergique aux félins ?

Je ne pouvais pas dormir. Impossible. Je n’arrêtais pas de penser à ce félin étrange. Les aiguilles de l’horloge tournaient. Deux heures cinq, deux heures dix, deux heures quinze. N’y tenant plus, je me levai et gagnai doucement la chambre d’Imogène. La porte était fermée ! Je frappai, pas de réponses. (Vous me direz qu’elle dormait, j’en demeure d’accord). J’ouvris la porte en essayant de ne pas la faire grincer et découvris…

Imogène endormie avec le chat roulé en boule au pied du lit. Et je peux vous dire qu’il formait une grosse boule ! Le diagnostique était sûr : j’étais paranoïaque !

Le lendemain, histoire d’effacer les mauvaises impressions que j’aurais pu produire, je tins à présenter… non pas mes excuses, mais des membres de ma famille à peu près sains d’esprit, pas comme ceux dont elle avait pu voir un échantillon lors du mariage raté de mon cousin hier. Non, je voulais qu’elle rencontre mon oncle André et ma tante Charlotte. Mon oncle André était l’unique frère de ma mère et pour des raisons… de santé mentale, il évitait de se réunir avec toutes ses soeurs au grand complet. Je ne me demandais plus pourquoi depuis très longtemps. Il envisageait même d’écrire un ouvrage intitulé : « J’ai survécu à mon enfance avec trois soeurs, et j’ai réussi à ne pas avoir de séquelles. Enfin, pas trop ».

Bref, cet après-midi, je pris un thé aux fruits rouges avec Imogène chez mon oncle et ma tante, dans leur charmante et lumineuse demeure. Vous vous doutez bien que je ne l’avais pas présentée comme une chasseuse de fantômes mais comme une clerc de notaire d’origine écossaise (ce qu’elle était, après tout). Tante Charlotte était fort intéressée et après avoir parlé félins, pékinois, thé, études de leurs petites-filles, nous parlâmes de l’Ecosse.

– Savez-vous que quand j’étais enfant, dit Charlotte, ma mère me faisait écrire à sa soeur aînée Julina ? Elle vivait au Royaume-Uni. Ma soeur et moi correspondions avec elle régulièrement. Vous imaginez ma joie quand je suis entrée en 6e et que j’ai commencé à apprendre l’anglais !
Puis, il y a dix ans, j’ai des fait des recherches généalogiques approfondies. J’ai retrouvé la tombe de Julina. Ici, dans notre village. Elle est enterrée avec ses grands-parents, son nom était caché sous le lierre qui avait envahi la tombe. Elle est morte, elle n’avait pas vingt ans.
Et dire que pendant tout ce temps, on l’avait crue en Angleterre.
Reste à savoir qui nous a répondu. Qui s’est prêté au jeu.

Imogène reposa doucement sa tasse de thé sur la table. Pourquoi avait-il fallu que ma tante, qui ne se confie jamais, nous raconte cela justement aujourd’hui ? Je sens que nous venions de recevoir, bien involontairement, une nouvelle mission.

Généalogie (pas la mienne)

Publié 28 décembre 2012 par Sharon et Nunzi

Je profite de ce moment de peu d’influences sur mon blog pour écrire ce petit article.

Sharon est passionnée de généalogie (et pas seulement la mienne) et après quelques temps « de repos », et une journée un peu « éprouvante » (vous voyez que je ne révèle quasiment rien – les secrets de famille d’une autre famille que celle de Sharon ne me regardent pas), elle a passé un temps certain sur le recensement des communes de l’Eure en 1906 puis 1911.

Puis, elle a crié « Eureka » avant de préciser à l’intention de toutes les personnes présentes : « oui, j’avais dit que je crierai Euréka si je trouvais quelques chose ».

Elle a trouvé.

Et je ne vous dirai pas depuis combien d’années on cherchait ses précisions dans sa famille (terme prudent, je ne dis presque rien).

Je vous laisse juge :

André Gustave – 1908 – Mézières.

Robert Marcel – 1910 – Panilleuse.

Sharon, ce n’est pas tout ça mais… tu sais que tu as des copies à corriger ?

Les plumes by Asphodèle

Publié 25 décembre 2012 par Sharon et Nunzi

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Voici ma nouvelle participation aux Plumes à thème par Asphodèle. Les mots à placer sont : roman, tunnel, secret, naissance, témoin, vie, niveau, lumière, automnal, purgatoire, bruissement, rite, tourbillonner, tranche, sous-bois, sagesse, extrait, aversion, et les trois mots en B que je vous avais promis : basculer, baiser (n.m., pas le verbe), bastion.

Non, je ne triche pas. Enfin, presque pas. Je vais réussir à placer tous les mots sans écrire un roman ou basculer dans le monde ténébreux des chasseurs de fantômes dont le bastion se situe quelque part entre l’Écosse et la Bourgogne ! Puis, je veux ménager mon lectorat qui aurait une aversion pour les vampires.
Je vous propose tout simplement un bref extrait de mon arbre généalogique. Puis, j’adooooooooooore parler de moi.

Ma naissance eut lieu le mercredi 24 mars 2010. Quand Sharon est revenue de son collège, j’étais déjà née, je tétais avidement, et l’un des jumeaux naissait. Lequel ? Le secret est entier.

Voici ma maman Espéranza (en haut) quand elle avait un an. Elle pose à côté de Maggie-Piper, sa mère adoptive (seule membre de la famille à être une authentique Picarde), et d’Indiana, dernière fille de Maggie-Piper. Retenez bien ce nom, Indiana, nous la retrouverons, c’est une de mes meilleures amies :

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Mon père Kentucky :

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Mon frère défunt Fidélio et ma sœur de lait Brésilienne :

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Mon frère  Rodéo (de dos), avec Fidélio (de face) et Brésilienne (en-dessous) :

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Mon frère Cacao.

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Mon frère de lait Paprika :

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Les problèmes commençaient déjà, et nous n’en verrons pas le bout du tunnel avant six mois. J’avais six jours quand ma grand-mère mourut subitement. J’avais sept jours quand je fus conduite avec Cacao chez le vétérinaire, pour mon tout premier abcès. J’eus la sagesse de le mordre de toute la force de mes gencives (le vétérinaire, pas mon frère).

Cacao eut de la chance : il guérit. J’en eus un peu moins, même si je n’avais pas une hernie : je dus retourner chez le vétérinaire. Je le mordis à nouveau. Il dit à nouveau que ce n’était pas grave, j’avais de l’énergie, et j’en avais bien besoin.

Je n’ai pas l’intention de faire pleurer dans les chaumières avec ce passage obligé qu’est la mort de ma maman, à laquelle je ressemblais beaucoup. Je n’avais qu’un mois et la chance était avec moi, sauf qu’il fallut nous séparer : Cacao et moi-même devînmes les nourrissons de Venise et Amaryllis, Rodéo et Fidélio ceux d’Indiana. Le second chaton sur la photo, c’est Ambrose, fils d’Amaryllis et de Salsa, frère de lait et meilleur ami de Paprika (voir la photo ci-dessus).

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Et la chance foutut le camp (zut, word n’accepte pas ! Tu préfères : dans un bruissement d’ailes, la chance s’éloigna pour gagner les sous-bois automnaux où tourbillonnent les feuilles mortes ? Je le reconnais : c’est plus poétique, mais cela n’explique en rien ce que j’ai vécu).  Je dus quitter mes premières nourrices pour rejoindre « l’infirmerie » où vivait déjà Fidélio, car mes yeux posaient problème. Cela ressemblait à un rite de passage : Kentucky et ma tante Nanoute Périscope avaient eu eux aussi des soucis avec leurs yeux, et la cortisone (en piqûre à côté des paupières) leur permit de continuer à voir la lumière. Pour moi, tous les traitements furent vains, et « ce n’est que des ombres qu’elle distingue », dit le docteur B. Première opération, première complication d’où une seconde opération quelques jours plus tard.

Le pronostique était rassurant :

–          le second œil serait peut-être sauvé.

–          j’aurai droit à de la chirurgie réparatrice étant adulte.

S

La photo est vraiment une tranche de vie, mais ce n’est pas celle qui met le plus en valeur mon authentique originalité. Cette photo est restée quelque temps au purgatoire, car elle suscitait des commentaires bizarres et d’authentiques frayeurs. Avec le recul (j’en ai de pires), elle représente surtout les mois difficiles qui me restaient à passer (et encore trois opérations). A gauche, vous me reconnaissez, je dois avoir trois mois. Au milieu, ma copine Dior est atteinte de nanisme. A droite, Rico du Bonnet, qui a à peu près tous les soucis de santé possible et imaginable : je n’ai jamais lu un seul livre, pas même un extrait, qui parle de « la prématurité chez le chaton : causes et conséquences ».

Au niveau de la famille, je tiens à vous rassurer : Rico parviendrait à faire des chatons, on ne sait pas comment (non, un baiser à un ours en peluche n’explique pas la naissance de tes filles) :

ACERVous reconnaîtrez Tamara (la grise) et Framboise (la rousse) avec Chanel, leur maman. Pour vous expliquer notre lien de parenté, c’est très simple :

– Chanel est la soeur cadette de ma grand-mère.

– donc Rico est le cousin germain de mon père Kentucky.

– donc Tamara et Framboise sont mes cousines au second degré.

Simple, non ? Vous êtes témoins !

Joyeuses fêtes de fin d’année à tous !