Gâteau chocolat pommes

Publié 21 avril 2019 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Sharon a donc repris hier le chemin des fourneaux, pour une variation sur les gâteaux chocolat pommes.

Voici les ingrédients :

– trois oeufs.
– deux cents grammes de farine
– cent grammes de sucre.
– cinquante grammes de chocolat noir.
– cinquante grammes de beurre.
– 20 cl de lait.
– 1 sachet de levure.
– une grosse pomme ou deux petites.

Comment faire ?

– Mélangez la farine, le sucre et la levure.
– Ajoutez le beurre et le chocolat fondu.
– Battez les oeufs en omelette, ajoutez le lait et versez le tout dans la préparation farine/beurre/chocolat.
– Coupez une pomme en morceaux et mélangez à la préparation obtenue.
– Versez le tout dans un moule et faites cuire 40 minutes à 180 ° (La recette disait trente minutes, mais ce n’était pas cuit !).
– Dégustez !

Bon dimanche de Pâques à tous !

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Sharon est de retour aux fourneaux !

Publié 20 avril 2019 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

En Normandie, il fait beau, et Sharon, entre deux mésaventures (je devrais dire « deux brûlures ») a testé de nouvelles recettes.

Vous en saurez plus… demain matin.

Pendant ce temps, nous ne faisons… strictement rien.

A demain !

Guillaume Berthier ne se laissera pas faire – V

Publié 17 avril 2019 par Sharon et Nunzi

– Et maintenant, vous faites quoi, lieutenant Daguerre ? Vous coincez ce Massart, lui demander poliment s’il m’a tiré dessus, et pour quelles raisons ?
Camille Daguerre se taisait. Non, franchement non, il ne pouvait pas… Par contre, la mère de Guillaume pourrait peut-être.
– Daguerre, vous voulez que ma mère pose des questions à quelqu’un que vous soupçonnez de tentatives de meurtres ?
– Z’avez raison, c’est absurde.

Sauf que le hasard faisait parfois bien les choses. Guillaume était allé chercher Victoria à l’école et était tombé sur Thomas Massart, qui lui venait chercher sa femme. « L’intuition fait le lit des erreurs judiciaires » avait coutume de dire le mentor de Guillaume, et il avait repris la phrase à son compte. Seulement, il n’avait aucune explication rationnelle à ce qu’il vit. Le visage de Thomas Massart se décomposa littéralement. Et quoi ? Guillaume avait le bras en écharpe, cela ne l’empêcherait pas de tenir la main de sa fille pour rentrer à pied chez eux ! Oui, Victoria était encore à un âge où être vue en compagnie de son père ne lui posait pas de problèmes.
Mots bredouillés puis échange de banalité jusqu’à ce que Massart pose LA question fatidique.
– Je me suis fait tirer dessus. Les risques du métier.
– Votre fille ?
Quoi, ma fille? pensa Guillaume. Mentir à ma fille ne me vient pas à l’esprit, désolé, fut-il tenter de dire.
– Elle n’est pas encore sortie ! fit-il comme s’il était réellement étonné de cette remarque. Puis, elle sait. Mon travail, vu mon grade, est plutôt un travail de bureau. Je vais rarement sur le terrain. J’étais simplement en train de me promener. il faut croire qu’il est des rancunes tenaces.
La cloche retentit. Au milieu de la foule de gamins, Victoria sortit et prit la main de son père – monsieur Massart, lui, prit la main de Julia. Guillaume s’apprêtait à partir quand il entendit :
– J’ai bien connu Mathilde.
Guillaume se retourna, attendit.
– J’ai fait le rapprochement à la kermesse. J’ai bien connu Mathilde. Je vous parlerai d’elle, un jour, si vous voulez.

Le lieutenant Daguerre était fumasse. Si, si, fumasse. Encore une piste qui se refermait, mais une autre s’ouvrait pour le meurtre de Mathilde.
– Je comprends Constance. On n’a pas envie de salir la mémoire de son frère ou de sa soeur. La vérité, c’est que mon frère se droguait, Mathilde se contentait de fumer…
Il regarda Guillaume. Celui-ci fit un geste pour dire que cela n’avait aucune importance. Elle était morte, elle n’allait pas être condamnée à titre posthume.
– Il est dur d’admettre que mon frère est tombé par la fenêtre parce qu’il était trop déchiré pour se rendre compte de ce qu’il faisait. J’ai accusé un temps Mathilde, parce que c’est tellement plus facile quand on a quelqu’un à détester. Du coup, quand elle a été assassinée, cela a été plus dur : je n’avais plus personne à haïr.
Vous êtes très différent de mon frère, reprit-il. Je me demande ce que Mathilde a pu vous trouver.
– Besoin de changer radicalement.
– Je l’ai vu, le jour de sa mort. Elle n’était pas ravie de me voir, je lui parlais toujours de Julien, forcément. Ce jour-là, nous n’avons même pas échangé un mot, elle était très pressée de rentrer chez elle. Elle était avec Pascal, un autre membre de leur joyeuse colonie d’artiste.

Personne n’avait interrogé ce Pascal, qui se faisait appeler Angledur, son nom d’artiste. Vous avez dit : « petit oubli au cours de l’enquête ? »

J’aime les cartons.

Publié 15 avril 2019 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous
Après une courte sieste de deux heures et demi ce matin, je me dis qu’il est temps de vous parler de l’actualité du jour.
Non, je ne vous parlerai pas des arbres à chats dont il a fallu resserrer les vis. Je ne sais pas du tout comment ils ont réussi à se dévisser, c’est quasiment un mystère que je ne me vois pas en position de résoudre.
Je vous dirai simplement que, comme beaucoup de chats, j’aime explorer des cartons.
Là, par exemple, je viens d’en repérer un :

Cela fait presque « boite spéciale conçue pour mon anniversaire ». Etre aveugle n’ôte pas l’envie de découvrir des choses. D’ailleurs, pas plus d’un quart d’heure plus tôt, je viens d’explorer la salle de bain, et bien vous savez quoi ? C’est une pièce totalement inintéressante, je n’ai pas trouvé une seule croquette !

Pour résumer, je suis donc rentrée directement dans ce carton, qui avait servi à livrer des livres policiers (est-ce que, franchement, cela vous étonne ?) et un mug.

J’en suis ressortie : une pile de DVD m’attend.

Bonne journée à tous !

 

Carnet du grand écrivain – 33

Publié 13 avril 2019 par Sharon et Nunzi

Petite reprises des carnets du grand écrivain. Mais, en cette période de vacances scolaires, je n’oublie pas les aventures de Guillaume Berthier.
Petit rappel : Emma et Hippolyte observent la ferme où est morte Emma, des décennies plus tôt. Elle a été rachetée, transformée en maison d’hôte par les descendants de Guillaume, qui était garçon de ferme quand elle y était cuisinière. Lui aussi est revenu, bien vivant et il fait quelques révélations à son petit-fils.

– Qu’est-ce que tu veux dire ?
– Exactement ce que j’ai dit. Un meurtre a été commis ici.
Guillaume aurait bien précisé : pas qu’ici, mais c’était largement suffisant.

Et Emma, pendant ce temps, ou plutôt son fantôme, on l’aurait presque oublié. Elle s’agitait, elle ne voulait pas y croire, elle hurlait littéralement : « je n’ai pas été assassinée, je le sais, non ?
– Vous, oui. Lui, peut-être pas. Je vous rappelle que votre mort a dû leur sembler inexplicable.  »

Guillaume continuait, sans se préoccuper des esprits tournoyant autour de lui, sans se préoccuper aussi des exclamations de ses petits enfants.

– Deux, si je compte madame Gamelin, la femme de mon employeur. Mais elle n’a pas été tuée ici.

Tiens, l’une des pintades – Amélie, en l’occurrence – était capable de parler d’une voix aigre. Elle lui demandait de cesser ses « fariboles ». Etienne haussa le ton, lui disant qu’elle ne devait pas parler à son grand-père ainsi.

– Emma était bien plus jeune que vous quand elle a été assassinée ici, dans cette maison. Vous n’y étiez pas ! Je ne visiterai pas vos chambres, je n’ai pas envie de les revoir, vous avez été capables de les refaire à l’identique.
– Les allemands étaient..
– Ce ne sont pas des allemands qui ont causé sa mort, coupa vertement Guillaume. Ce sont aussi des français qui ont pillé la ferme, et d’autres habitations alentours – même si cela ne se fait pas de le dire, n’est-ce pas ? Je ne suis plus suffisamment croyant pour espérer qu’elle ait trouvé le repos : même sa tombe a été dévastée par les bombardements de 44.

Il reprit, dans un souffle :

– Je suis content, Etienne, que tu aies trouvé ta voie. Pour ma part, je ne rentrerai plus dans cette maison. Impossible.

Moi en mars 2019, après mon anniversaire

Publié 11 avril 2019 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Sharon n’a pas posté de photos de mon anniversaire, ou plutôt de mon repas et des ébats qui ont suivi.

Cet oubli est désormais réparé.

Me voici en train de manger du thon :

Le thon, c’est bon.

La sieste sur le canapé, c’est intéressant aussi !

Surtout quand on entend un bruit qui peut paraître un peu suspect !

Bonne soirée à tous !

 

Guillaume IV

Publié 6 avril 2019 par Sharon et Nunzi

Franchement parfois, on se dit que dans une enquête, on merdoie. C’est ce que se disait Camille Daguerre, et il avait eu vite fait de retrouver les détails sur la mort de ce Julien Massart. Ancien élève des beaux-arts, comme Mathilde. L’affaire avait été classée très vite, le suicide ne faisait aucun doute. Certes, il n’avait pas laissé de lettres, cependant les témoins étaient formels – et Daguerre très étonné de ne pas trouver le témoignage de Mathilde Courseau.
Julien Massart avait deux frères – toujours utile, les faire-part de décès – et un père. Oui, je sais ce que vous allez me dire, c’est terriblement logique d’écrire ainsi, si ce n’est que sa mère était déjà décédée, et qu’il était enterré auprès d’elle.
Comment allez interroger ses frères, maintenant ?
Et pourquoi, lors de l’enquête sur la mort de Mathilde Courseau, cette histoire n’était-elle pas ressortie ?

Daguerre avait dit abruptement à Guillaume Berthier :
– Le nom de Massart vous dit-il quelque chose ?
– Oui.
– ?????
– Céline Massart, c’est le nom de la professeur des écoles de CE2 de Victoria.
– Vous avez mené une enquête sur elle ?
– Mais oui, bien sûr lieutenant, j’ai toujours enquêté sur les profs de mes filles. Vous me prenez pour qui Daguerre ?
– Euh, désolée.
– Il n’y a pas de quoi. Vous avez une mère, Daguerre ?
– Oui. C’est quoi, cette question ?
– Moi aussi. Marina Berthier, institutrice à la retraite. Et vous savez de quoi parle une institutrice à la retraite à une professeure des écoles en activité ? Oui, du métier d’institutrice ! C’est comme ça que je sais que Céline Massart est mariée – ma mère s’est bien gardée de lui dire qu’elle ne l’a jamais été – qu’elle a deux enfants, de quatre et deux ans, prénommé Julia et Théodore.
Daguerre sursauta. Oui, il pouvait s’agir d’une simple coïncidence, mais…
– Ma mère va chercher Victoria tous les soirs, parce qu’elle est à la retraite, parce que cela évite à Alice de se déplacer le soir, parce que cela la laisse active, parce qu’elle a la chance d’être trois fois grand-mère, etc, etc… Quand ma mère et ses soeurs ont quitté l’Ukraine, elles étaient très jeunes, et ma mère a cru que jamais elle n’aurait une vie normale. Sa vie a, m’a-t-elle dit, dépassé toutes ses espérances.
– Et votre mère connaître-t-elle le mari de cette charmante prof ?
– Elle sait qu’il exerce une profession barbante, j’en déduis donc qu’il travaille dans une banque. Pardon pour les banquiers, mais ma mère a toujours trouvé cela barbant, le métier qu’elle n’aurait jamais voulu faire – et que mon cousin Boris a longtemps exercé, c’est vous dire le fossé entre ma mère et sa soeur aînée.

Etape suivante, la mère de Guillaume Berthier qui, comme son fils, avait une mémoire épatante.
– Il était à la kermesse. Mais si Guillaume, il y était. Tu ne l’as sans doute pas vu, tu ne lui as pas parlé – Guillaume peut être frappé de mutisme de manière incompréhensible, mais je peux te dire qu’il était là avec son fils et son frère. Lieutenant Daguerre, un problème avec le fauteuil que vous vous agitiez ainsi ? Ou alors, c’est mon café qui est trop fort ?
Le lieutenant la rassura, il était simplement dans son état normal.
– Céline a tenu à nous présenter parce que son beau-frère prépare une thèse sur la Russie tsariste. Je me contrefous de la Russie tsariste, je suis ukrainienne de naissance. J’ai écouté poliment, je crois que j’ai été aussi muette que Guillaume, c’est dire. Puis Juliette est arrivée et m’a sauvée de cette galère. Mathieu Massart – le beau-frère de Céline donc- enfile les clichés comme d’autres des perles. Il m’a dit que Juliette me ressemblait beaucoup, et que Victoria était le portrait de sa maman. Juliette n’a rien dit, forcément, Victoria, par contre, a dit qu’Alice n’était pas sa mère, mais sa belle-mère. Ce cher Mathieu ne savait pas où se mettre. Je crois que c’est le prénom qui veut cela, tous les Mathieu que j’ai connus étaient d’immenses gaffeurs. Et comme si la journée n’était déjà pas assez compliquée comme cela, qu’est-ce qui pointe le bout de son nez, Mathieu Delaporte !
– Hum ?
– Ancien coéquipier de Guillaume, qui l’a généreusement cocufié.
– La tête qu’il faisait ! Non, parce que son fils est dans la même école que les filles de Guillaume. Comme le temps passe !
– Je crois, ajouta Guillaume, que tous les policiers ou presque ont mis leurs enfants dans une école privée, alors…
– Bref, nous avions vraiment gagné notre journée.