Des nouvelles des chevaliers dragons II

Publié 22 août 2017 par Sharon et Nunzi

Gentiane avait pu être ramenée chez le chef d’escadre, sous l’escorte attendrie de Léo (une louvetelle, c’est fragile) et d’Axelle, la kiné qui avait déjà mis au point le programme de rééducation chevalière/dragon.
– Je suis tout de même un peu inquiète, elle dort depuis seize heures.
– C’est normal, répéta Léo. La régénération, c’est long.
– Oui, mais, tout de même ! A sa place, j’aurai déjà mangé deux/trois gâteaux au chocolat, bu un litre de thé, deux litres de café et j’aurai fait des pauses pipi conséquentes !
Axelle, le chat noir ou « je suis brute de décoffrage ». Léo lui expliqua le principe du ralentissement du métabolisme pendant les phases où le corps du loup se concentre sur la guérison.
– Les dragons, ce n’est pas du tout pareil ! Boulduc s’est froissé une épaule, et pas mal d’écailles, il n’est pas prêt de revoler, déjà quilest un peu une catastrophe à écailles. Les frères Dacier, ou monsieur Saint-Georges vous ont raconté son histoire ?
– Non.
– C’est éclairant ! En fait, il est issu d’un oeuf trouvé au milieu de la dragonnière – la pouponnière des dragons, si vous préférez. Il était là, tout seul, comme un oeuf abandonné – ce qu’il était – et aucune dragonne n’était près de lui, aucune ne le couvait, aucune ne le revendiquait. Heureusement qu’un oeuf de dragon n’a pas besoin d’être couvé en permanence, parce que sinon, pas de Boulduc ! Donc, il a été mis en couveuse jusqu’à son éclosion. Quand il est sorti de sa coquille, les soigneurs ont bien vu qu’il était déjà à l’ouest. Il a même failli s’appeler comme ça ! Là encore, aucune dragonne ne l’a revendiqué. Jules Dacier a émis l’hypothèse que sa mère avait peut-être pondu deux oeufs, et qu’elle en avait négligé un. Nous avons donc cherché un jumeau ou une jumelle à Boulduc – que dale.
– Les jumeaux peuvent ne pas se ressembler, croyez-moi. Erik, la patte droite particulièrement belliqueuse de notre actuel alpha, a une soeur jumelle qui est une omega, la douceur même. C’est aussi une ex-catastrophe sur pattes, grommela Léo, évitant de se remémorer certains souvenirs.
– Ah, c’est comme moi alors ! Elle tira la manche droite de son pull, montrant une vaste cicatrice. Celle-là, c’est quand l’étagère de la dragonnière m’est tombée dessus – Owen se croit bricoleur, il l’avait mal fixée, j’en suis la preuve vivante à 98,9 %. Celle-ci, elle exhiba son bras gauche, c’est quand j’ai rattrapé Boulduc lors de l’une de ses premières tentatives de vol alors qu’il tombait de l’armoire. J’ai aussi des brûlures aux chevilles, à cause d’un accident de pompe à café, sans oublier cette armure qui a dégringolé sur moi alors qu’Hepzibah Saint-Georges était en train de la rénover.
– Ah, la dragonne.
Axelle ne sembla pas offusquer par ce surnom, appliqué à la femme du chef d’escadre.
– Hepzibah a complètement l’esprit dragon. La surnommer ainsi, pour elle, c’est un compliment. Oh ! Je crois que Gentiane se réveille.

Des nouvelles des chevaliers dragons

Publié 21 août 2017 par Sharon et Nunzi

A force d’être logé chez le chef d’escadre et d’être considéré davantage comme un invité que comme un otage, Léo, ancien alpha de la meute Sud, avait oublié qu’être un chevalier dragon pouvait être dangereux. Gentiane Du Coussinet Tordu et son dragon s’étaient pris un mur (au sens propre du terme) pendant un entraînement. Boulduc était celui qui était le plus en forme après l’accident. Dans la salle d’attente des urgences chevaleresques, Léo était entouré par Jules et Anthelme Dacier. Les deux frères avaient neuf ans d’écart, ils se complétaient pourtant parfaitement du point de vue du bavardage à visée distrayante.
– Nan mais Gentiane n’est pas la première à se prendre un mur, commença Jules
– Le beau-frère du chef d’escadre aussi, poursuivit Anthelme
– Mais c’était en plein combat, il avait son armure et son dragon aussi
– Le mur n’a pas survécu à la manoeuvre
– Cela nous a donné un avantage certain pour la victoire.
Léo les interrompit pour leur demander si ce beau-frère du chef d’escadre était le frère de sa femme (la dragonne, donc) ou le mari de sa soeur.
– Les deux, s’exclamèrent les frères Dacier en choeur.
– Oui, reprit Jules, Eglantine de Saint-Georges a dit à Bélisaire que ce serait bien au point de vue pratique s’ils se mariaient ensemble.
– La soeur d’Arthur Saint-George a un grand sens pratique. Il le faut quand on a des jumelles.
– Je croyais que c’était le chef d’escadre qui avait des jumelles, s’exclama Léo.
– Sa soeur aussi. Mis à part être chevalière, elle fait presque tout comme son grand frère.
C’est ce moment que choisit le médecin (un grand rouquin barbu dégingandé) pour donner des nouvelles de Gentiane. Ou plutôt la liste impressionnante de ses blessures.
– J’ai cependant remarqué un phénomène bizarre. Comment dire ?
– Elle s’est transformée. Normal. Nous guérissons plus vite sous notre forme lupine. Tout le monde le sait.
Sauf les chevaliers dragons, se retint de dire Léo.
Une jeune femme blonde aux yeux bleus trottina vers eux. Les frères Dacier se tassèrent sur leur chaise.
– Bonjour. Laisse Owen, dit-elle en faisant taire d’un geste le médecin, je me présenterai toute seule. Je suis Alexandrielle Beaucaire, mais vous pouvez m’appeler Axelle. Je suis la thérapeuthe qui veillera sur la convalescence de Gentiane. Je m’installe donc dès aujourd’hui chez le chef d’escadre ! Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas !
– Axelle, souffla le docteur, est l’une de nos plus enthousiaste rééducatrice.
Après que docteur et kiné se furent éclipsés, autorisant Léo à se rendre au chevet de Gentiane, il demanda au frère Dacier pourquoi ils faisaient cette tête.
– Axelle est surnommée le chat noir. Disons qu’elle provoque un peu des catastrophes…
– Mais rien de grave, hein, juste de l’embêtant….
– Comme la fois où elle a inondé de café la salle de repos des chevaliers …
– Mais peut-être qu’avec des loups-garous…
-Cela ira mieux qu’avec des chevaliers dragons ?
Léo conclut la discussion sur un « mouais » : il verrait bien à l’usage. Puis, il ne prenait que du thé.

Bref article sur moi en passant

Publié 20 août 2017 par Sharon et Nunzi

Bonjour les amis !

Un article bref, parce que je suis débordée : hier, en effet, j’ai dormi onze heures presque d’affilée. Après, j’étais en forme, mais tout de même ! Je viens de reprendre mon activité sieste après une courte pause petit déjeuner.

Bon dimanche à tous !

Spécial chablettes

Publié 19 août 2017 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Aujourd’hui, je vais mettre les chablettes en valeur, notamment Charisma, ma coach sportive.

Toute ressemblance avec moi est purement fortuite.

Givre, qui n’a pas l’air parfaitement réveillée :

Et bien sûr,Vitamine, qui était la plus faible à la naissance :

Bonne journée à tous !

Percy – direction la France !

Publié 16 août 2017 par Sharon et Nunzi

Percy quitta le Tas de Pierre, Winston son bouledogue sous le bras, pour se rendre en France. Quelle nouvelle l’entraînait là bas ? Rendre visite à sa soeur qu’il n’avait pas vu depuis quinze jours ? Non ! Rendre visite à Aliénor Alice Ludmilla Berthier, deux mois, fille de Guillaume et Alice Berthier.
– Un bouledogue en peluche ? Merci beaucoup ! s’exclama Alice.
Oui, Percy avait tenu à attendre un peu avant de les visiter. Tout le monde avait dû se bousculer.
– Je confirme, dit Guillaume. Et tout le monde se bouscule toujours, je vous rassure. Aliénor a trois cousins du côté d’Alice, un quatrième naîtra dans six mois, elle aura beaucoup de camarades de jeu. Et si tout va bien, un petit frère ou une petite soeur dans moins de trois ans.
– Oui, précisa Alice, je voudrai que nos enfants n’aient pas d’écart d’âge trop important. Je m’entends tellement bien avec mes frères.
– Et Guillaume avec Juliette.
– Juliette avait trois ans quand elle a été adoptée et moi six. J’étais suffisamment grand pour dire que j’aurai préféré un chien plutôt qu’une soeur. J’en ai eu un, du coup.
Plus tard, alors qu’ils prenaient le thé… et bien au salon de thé de Juliette, après qu’elle a demandé et obtenu toutes les nouvelles de sa nièce, Percy demanda à Guillaume s’il ne regrettait pas son ancien métier.
– Pas du tout. Instructeur me convient parfaitement. Mais je ne suis que « détaché » pour l’instant. Et je sais que certaines fichues enquêtes piétinent toujours. Mon retour n’y changerait rien, elle piétinait déjà quand j’étais là.

Fait-il froid en Normandie ? L’enquête continue !

Publié 15 août 2017 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous !

J’ai décidé de poursuivre l’enquête sur la fraîcheur aoûtienne de notre belle région.

J’ai reçu l’aide de mon grand-père Roudoudou qui ne semble pas souffrir du froid (moi non plus d’ailleurs).

Nous sommes donc allés interroger Paprika, mon frère de lait et cousin. Il ressemble beaucoup à grand-père Roudoudou, et ils ont eu en commun une pelade inexpliquée à quelques années de distance (heureusement, tout a repoussé).

Constatant qu’il n’était pas disposé à nous répondre tout de suite, nous sommes revenus une heure plus tard.

Persévérants, nous avons attendu une heure supplémentaire et nous nous sommes introduits sous la couverture : 

Paprika nous a alors répondu qu’il n’avait pas froid du tout. Nous lui avons souhaité bonne sieste. La vérité est rétablie : il ne fait pas froid sous une couverture normande.

Fait-il froid en Normandie ? Poursuivons l’enquête !

Publié 14 août 2017 par Sharon et Nunzi

Chalut à tous !
J’ai poursuivi mon enquête au sujet de la froidure en Normandie. Après tout, je me suis dit que Vitamine n’était peut-être pas la bonne personne à interroger. Née dans un atelier de menuiserie, elle et ses chablettes sont passés leur première semaine sur du béton, et elle a vraiment mal vécu la route de 35 km entre l’atelier et la maison de la maman de Sharon – elle a donc gardé une volonté de se garder toujours au chaud.

Après ma sieste, je me suis donc tournée vers ma cousine Tamara, dont je vous laisse deviner la place sur la photo ci-dessous, sur laquelle nous sommes, ainsi que Salsa, Roudoudou, Charisma, Hastings et Framboise :

Vous avez deviné ? Bien ! L’interview peut donc commencer !

Alors, Tamara, fait-il froid en Normandie ?

Bonne journée à tous !