Les chevaliers dragons, le retour

Publié 25 janvier 2021 par Sharon et Nunzi

Bonjour
Je me représente, parce que je pense que plus grand monde ne se souvient de moi : Alexandrielle Beaucaire. Vous pouvez toujours m’appeler Axelle. L’infirmerie du collège des chevaliers dragon porte mon nom, ce n’est pas peu dire. A cause du nombre de fois où j’ai fini au fin fond du lit de la salle de repos, complètement dans les choux.
Oui, ici aussi, nous avons la pandémie, sinon, ce ne serait pas drôle.
Là, je suis dans l’écurie des dragons, et je ne suis pas obligée de porter un masque. Fort heureusement pour eux, l’on a découvert que les dragons ne pouvaient contracter le virus. Non, parce que, franchement, porter un masque tout en volant sur un dragon, ce n’est pas pratique. Oui, il est des personnes qui voulaient que l’on porte un masque en plus de notre casque. Je ne vous raconte pas les problèmes de visibilité. Puis, les seuls où moments où l’on peut échanger avec un chevalier sans avoir eu le temps de mettre ce fichu bout de tissu, c’est en cas de collision ! Je vais vous dire, quand on a heurté de plein fouet un dragon, on a vraiment autre chose à penser en terme de séquelles que le Covid ! Puis, soyons honnête : si vous avez la santé pour être un chevalier dragon, vous ne faites pas partie des personnes à risques.
Sinon, je suis devenue professeure, en plus d’être kiné des dragons de combat, qui, vous l’aurez compris, ne combattent pas beaucoup en ce moment. Enfin, j’ai été nommée professeure de botanique, rapport au fait que j’ai souvent aplati les rosiers de madame de Saint-Georges, la femme de notre chef d’escadre. Monsieur de Saint-Georges a eu beau lui répéter en français, en anglais et en dragonnien que c’était la moindre des catastrophe que j’avais provoquée, rien n’y a fait. J’apprends donc cinq heures par semaine à de charmants bambins comment faire pousser des carottes, des poireaux et autres cucurbitacées. J’essaie aussi d’éviter de me prendre des râteaux en pleine figure.
Point positif : depuis que j’exerce cette fonction, ce sont les élèves qui vont davantage à l’infirmerie qui porte mon nom que moi. A croire que pratiquer le jardinage est plus dangereux que de voler sur le dos d’un dragon.

Je vais bien

Publié 24 janvier 2021 par Sharon et Nunzi

Bonsoir à tous

Petit calcul simple : je suis née le 24 mars. J’ai donc été conçue, ainsi que mes frères, autour du 24 janvier 2010.

Quand je vois le temps qu’il fait aujourd’hui, j’espère qu’aucun chaton n’aura été conçu aujourd’hui dans le coin. Nous avons eu des chats dans la cour, comme tous les jours, ils sont venus manger, et nous espérons qu’ils ont pu s’abriter.

Pour ma part, j’ai bien mangé :

Je tenais à rédiger un article qui ne parlerait que de moi : les petits soucis intra-chatons, ce sera pour un autre jour.

Bonne soirée à tous.

Nunzi 2- Chanel 0

Publié 24 janvier 2021 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous.
Vous l’aurez compris, ce n’est pas demain la veille que Chanel et moi nous allons nous entendre.
De fait, je ne sais pas si nous ne nous entendons pas, ou si ce n’est que moi qui ne peux pas la supporter.
Je ne peux pas la voir, c’est une évidence pour moi, je ne peux pas la sentir non plus.
Bref, nous ne pouvons pas être ensemble dans une même pièce, sinon, je finis par débusquer Chanel et lui coller une bonne raclée. Une énorme raclée.
Un jour, le rapport de force sera peut-être inversé. Au même âge, j’avais un poids nettement plus conséquent, et j’avais déjà trois lourdes opérations au compteur. Elle pèse à peine deux kilos, commence à vivre la nuit plutôt que le jour, et surtout je me répète, ni moi ni Lisette ne pouvons la sentir.
Ce sont des choses qui arrivent, mais qui prennent des proportions démesurées.
Il est pourtant une époque où nous nous entendions bien, une époque où, quand Chanel se cachait, je la cherchais, la trouvais, et même la lavais. Que s’est-il passé pour que je ne puisse plus la supporter ? Ces nombreuses visites chez le docteur B*** ? Ce n’est pas comme si je n’y allais pas très souvent moi aussi. Les traitements qu’elle a pris ? Pour sa sinusite purulente, elle a eu au départ les mêmes pommades que moi. Alors ?
Le mystère est entier, Chanel a toujours quelques baffes.

Les plumes : imaginaire

Publié 23 janvier 2021 par Sharon et Nunzi

Voici ma participation aux plumes.

Je ne dis pas que je n’ai pas le moral. Non, pas du tout. Après tout, quand on est écrivain, on peut écrire pendant le confinement et pendant le couvre-feu. Encore heureux ! Par contre, si je dois supporter un couvre-feu et un confinement en même temps, je ne réponds plus de rien. A l’âge mûr, je peux retrouver mon adolescence pour exprimer toute ma fureur – en me promenant pendant une heure autour de chez moi, masqué.

J’ai le regret de vous dire que le problème n’est pas d’écrire, mais d’être publié. Je suis résigné à ce que les parutions littéraires soient décalées – c’est pire pour le cinoche. Ainsi, j’ai appris ce matin que la sortie du prochain James Bond est encore décalée ! Dire que ma salle préférée venait tout juste d’être restaurée (soupirs). Des gougnafiers disent que pour les salles, ce n’est pas grave. Pour les multiplexes, je ne dis pas. Pour les petites salles qui subsistent, si.

Ce n’est pas tout, il faut que j’écrive.
Sachant que la moindre scène évoquant le passé a le don de me tordre les entrailles.
Non, pas notre passé ordinaire, qui nous manque tant cependant.
Se souvenir.
Manger un banana split non loin de la Madeleine.
Déambuler en famille dans les rues.
Aller à l’opéra, rentrer plus tard que prévu.
Subir les aleas du direct.

Mais mon imaginaire,lui, m’emmène loin dans le temps, aux XVIIe siècle pour être précis.
Une image apparaît. Ocre, vert foncé, un homme.
Des prairies, de la paille, si vous préférez. Ce sont les aléas de ces flashs colorés qui s’imposent à moi et me font écrire.
Cet homme que je vois se nomme Louis et son histoire est courte. Né en 1722 dans une ferme, il était « dans l’indigence » quand sa seconde femme mourut. Cette homme eut quatre enfants de sa première femme, au moins un de la seconde. Deux d’entre eux parvinrent à l’âge adulte puisqu’ils se marièrent.
Des dates, des faits, des lieux. A moi de remplir tout ce que l’on ne sait pas.

Lisette 2 – Chanel 0

Publié 17 janvier 2021 par Sharon et Nunzi

Bonsoir à tous

Lisette a malencontreusement rencontré Chanel… ou  plutôt, Chanel a malencontreusement rencontré Lisette.

Lisette a exprimé à Chanel son vif mécontentement de l’avoir croisée sur sa route.

Chanel a pris pour à peu près tout le monde. Si vous lisez cet article, c’est que la box internet et le téléphone se sont remis de leur chute, tout comme l’antenne télé.

Après la bataille assez unilatérale, Lisette a regagné majestueusement ses appartements et a pris son second dîner. Il ne faut pas oublier que Lisette est certes un peu caractérielle, mais elle est aussi handicapée et… ne s’en prend qu’à Chanel – nous cherchons toujours pourquoi.

Chanel a donc fait la même chose ou presque que la dernière fois : ramper prudemment jusqu’à la banquette, et se cacher sous un plaid jusqu’à ce qu’elle soit sûre que Lisette ne soit plus dans les parages. Au bout d’une bonne dizaine de minutes, elle a émergé de sa cachette.

Voici une photo prise une heure après les faits. Chanel n’a pas vraiment l’air traumatisée.

Bonne soirée à tous.

Soyons flexi-caudal

Publié 13 janvier 2021 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Ne chez pas, je viens d’inventer ce mot, ou presque.

En effet, nous avons constaté que Chanel a une très grande flexibilité du point de vie de la … queue.

Elle marche avec le bout de la queue contre la nuque.

Je cherche en vain à comprendre pourquoi.

Si nous n’avons pas réussi à prendre de photo du phénomène, la manière dont elle dort devrait vous renseigner.

Bon mercredi à tous.

Au Tas de Pierre en janvier 2021

Publié 10 janvier 2021 par Sharon et Nunzi

Un mois de janvier 2021 qui serait ordinaire, c’est à dire sans la crise que nous traversons depuis un an. L’écriture permet de rêver.

Perceval avait reçu un appel de Philippe de Nanterry. Certes, les chambres d’hôtes ne tournaient pas vraiment à plein régime, et il n’était pas vraiment possible d’organiser des séminaires d’écrivain. Était-il cependant possible pour Perceval d’héberger Géraud de Santeuil ? Son nouveau livre lui causait quelques ennuis. Non, pas celui sur Marie-Catherine de Nanterry, qui était en attente de publication (voir Parenthèse Géraud de Santeuil) mais le projet qu’il avait commencé depuis quatre semaines et qui lui avait valu des menaces de mort, ni plus, ni moins.

– Ne pas être extrêmement apprécié, j’en ai hélas l’habitude. Renoncer à des projets parce qu’ils pourraient blesser des personnes encore de ce monde, bien entendu. C’est cependant fort rare que quelqu’un se sente offensé par le comportement de son aïeul sous le règne d’Henri III ou celui de Louis XV. En revanche, recevoir des menaces de mort anonymes et extrêmement précises, c’est la première fois que cela m’arrive.
Les menaces avaient été suffisamment prises au sérieux pour que le commandant Guillaume Berthier suggère à Géraud de Santeuil de changer d’air rapidement, le temps de l’enquête, et le général de Nanterry s’était improvisé agent de liaison.
– Vous, je ne sais pas, mais fréquenter les Nanterry, qui sont mes cousins, a le don de renforcer mes angoisses. Être chez vous, sans me cacher, donne l’impression que j’ai renoncé à mes projets et que je prépare un livre sur votre famille.
Perceval ne voyait pas trop ce que l’on pourrait raconter sur sa famille.
– Je vous rassure, rien du tout. Je feins de renoncer à mon projet, je n’y renonce pas. En plus, ce n’est pas tant un livre sur une famille, qu’un livre sur un château, un château qui a changé de propriétaire au cours des siècles, un château dont la tour a été détruite par une explosion au milieu du XXe siècle.
Perceval voyait très bien de quel château il s’agissait.
– Surtout qu’il n’y a pas de mystère sur cette explosion, le châtelain de l’époque, Paul du Perchay jouait les apprenti chimistes, et tentait de mettre au point dans son labo personnel un nouvel explosif. Il est des personnes qui ont des loisirs bizarres, je le constate et ne peux changer l’histoire. Or, cet événement a occulté tout ce qui s’est passé avant, tous les autres membres de la famille. Je me suis donc concentré sur mes périodes historiques de prédilection : la révolution française et la Restauration. C’est après avoir constaté que Gilles du Perchay, qui avait acquis le château et l’avait rénové en 1825, vivait auparavant en Bourgogne, non loin des terres de Nanterry et l’avoir clamé sur à peu près tous les réseaux sociaux, que les menaces sont arrivées, quatre lettres quatre jours de suite, il est vraiment des personnes qui n’ont rien à faire de leur journée.
Perceval ne pouvait qu’acquiescer.
– Si cela avait été des menaces simples, encore… Non. Je vous assure que j’ai eu droit à chaque lettre à un luxe de détails sur les supplices que j’allais subir. Perceval, vous pensez à quelqu’un ?
– Oui, un auteur dont ma fille est l’attachée de presse. Mais lui donne des luxes de détails dans ses romans, les seuls meurtres qui rapportent sans que l’on risque la prison.

Il est des personnes qui voudraient dormir

Publié 9 janvier 2021 par Sharon et Nunzi

Allô ? Docteur B**** ? Oui, c’est Annunziata. Nous avons un léger souci.
Léger.
Des chats rôdent autour de notre maison.
Non, je vous assure, ce n’est pas une blague. Un premier gros matou gris (j’ai presque l’air mince à côté de lui) a été rapidement suivi par un gros matou roux angora (là, j’ai l’air mince à ses côtés) et ils se sont vivement disputés. Ils ont d’ailleurs vivement continué à se disputer les jours suivants. Ils ont été rejoint avant-hier par un second matou tigré, tout aussi volumineux que le premier, et ont non seulement manifesté leur volonté d’en découdre, mais ont arrosé abondamment les gouttières et la maison de Sharon.
Alors… comme nous sommes toutes stérilisées, je me demande bien ce qu’ils viennent faire là.
Nous avons cependant une hypothèse, étant donné que la cour qui entoure la maison de Sharon ressemble beaucoup à une forêt : serait-il possible que la maman d’un ou de plusieurs des chatons se cache dans une des haies ou un des tas de bois, pour ne pas dire dans le buisson qui aurait dû être un petit rosier ? En tout cas, hier soir, un chat miaulait devant la porte fenêtre du salon (il était plus de vingt et une heure) et Chanel l’a très bien entendu. La voix n’était pas celle d’un matou, plutôt celle d’une petite femelle. Le temps d’ouvrir, elle était partie.
Trouverons-nous de nouveaux chatons dans quelques mois ?

L’art d’élever un chaton par Annunziata d’Elbeuf

Publié 9 janvier 2021 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Il faut savoir d’abord qu’un chaton normalement constitué, bref, un chaton normal et en bonne santé, a besoin de jouer. Beaucoup. Tout le temps. Enormément. Il n’est ainsi pas rare de voir un chaton courir d’un bout à l’autre d’une pièce, de jouer avec sa souris géante, de faire des roulades, avant de s’attaquer à l’un des deux arbres à chats présents dans la pièce.

Ne parlons pas des balles, à grelots, sans grelots, contenant une souris en peluche. Il faut bien penser à en disposer un peu partout, pour que le chaton n’ait pas à les chercher partout, et en ait toujours une à disposition. Préférez les balles sans grelots si vous voulez dormir la nuit.

Pensez à nourrir fréquemment votre chaton, n’attendez pas qu’il vous le demande, c’est qu’il a déjà faim.

Enfin, après tout ceci, une sieste n’est pas inutile.

Pardon ? Ce n’est pas de la journée d’un chaton dont je viens de parler mais de la mienne ?

Avoir dix ans et neuf mois ne me dispense pas d’être toujours un chaton, d’agir comme un chaton !

Contrairement à Chanel, je ne tombe pas d’épuisement au bout d’une heure de jeu !

Contrairement à Chanel, je n’éprouve pas le besoin de me trouver des camarades de jeu, je me débrouille très bien toute seule.

Bon samedi à tous !

 

Kata – mais à part ça, tout va bien

Publié 4 janvier 2021 par Sharon et Nunzi

Bonjour
Sharon a repris aujourd’hui.
Elle a pu constater l’enthousiasme délirant des 3e (je tairai le nom de la classe). Non, parce que franchement, interroger un élève et entendre celui-ci hurler « ouais, ouais !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! » tellement il est content d’être interrogé, c’est cool.
Sinon, on veut offrir à Sharon un nouveau chaton.
C’est par où, la sortie ?

Sinon, à force de dormir ainsi, j’en connais une qui va avoir besoin d’un ostéo :

Bonne soirée à tous.