Poésie du 8 décembre 2016 avec Musset

Publié 8 décembre 2016 par Sharon et Nunzi

Voici ma contribution du jour, avec Musset et ses muses.

Sonnet au lecteur

Jusqu’à présent, lecteur, suivant l’antique usage,
Je te disais bonjour à la première page.
Mon livre, cette fois, se ferme moins gaiement ;
En vérité, ce siècle est un mauvais moment.

Tout s’en va, les plaisirs et les moeurs d’un autre âge,
Les rois, les dieux vaincus, le hasard triomphant,
Rosafinde et Suzon qui me trouvent trop sage,
Lamartine vieilli qui me traite en enfant.

La politique, hélas ! voilà notre misère.
Mes meilleurs ennemis me conseillent d’en faire.
Être rouge ce soir, blanc demain, ma foi, non.

Je veux, quand on m’a lu, qu’on puisse me relire.
Si deux noms, par hasard, s’embrouillent sur ma lyre,
Ce ne sera jamais que Ninette ou Ninon.

Vive les coussins !

Publié 6 décembre 2016 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous
Nous nous installons dans nos nouveaux coussins.
Je vous laisse admirer Galopin, grand arbitre des disputes félines féminines :

Je vous laisse également admirer Mirabelle et Lisette, qui s’entendent vraiment très bien sur cette photo :

Bonne soirée à tous !

En direct du Tas de Pierre – ou presque

Publié 4 décembre 2016 par Sharon et Nunzi

– Il ne va pas être absent longtemps ?
– Un mois.
– Ce sera long.
– Autant l’appeler tout de suite. Ou lui envoyer un fantôme pour le prévenir.

Alors qu’il invectivait vertement James, son ex-gendre, le priant de se bouger les miches s’il souhaitait que Camille « se remette », Percy sentit son portable vibrer. L’illustre écrivain voulait communiquer.
– Allô, Percy ? (Comme si quelqu’un d’autres pouvait décrocher le portable), je vous appelle de la grotte avec Jonathan (Jonathan, le vampire, le retour). Non, effectivement, tout ne va pas bien. Un highlander fou essaie de casser Kellen Castle. Non, j’ai mieux que sa description, je vous envoie sa photo. Vous ne le connaissez pas, mais il ressemble vaguement à Liam McHornish ? Oui, Jonathan l’aurait bien assommé mais il avait peur de ne pas doser sa force. Oui, je me retire chez Pérégrine d’Arcy.
Le grand écrivain n’osa pas avouer qu’il était planqué dans la grotte depuis deux jours. Et que le canasson qui accompagner le fauteur de trouble (qui avait tout de même bien bousillé la tour de Kellen Castle) avait une drôle de tronche. En même temps, quand on n’y connait rien en chevaux….

Retour au tas de Pierre – et encore des fantômes

Publié 2 décembre 2016 par Sharon et Nunzi

Trois jours que l’illustre écrivain était de retour – et toujours aussi en forme. Pendant que Perceval préparait sa valise, et se couvrait chaudement dans l’idée de retrouver son vieux 4X4 qui devait le conduire jusqu’à l’aéroport (essayer de traverser les Highlands avec une voiture ordinaire, on en reparlera), ce cher Illustre était en train d’improviser une chorégraphie devant le château, sur les chansons les plus connus…. de Démis Roussos.
– Original, grogna Percy, son bouledogue sous le bras.
– Merci ! Le fantôme aurait-il parlé ?
– Mnouis (difficile,parfois, de transcrire les paroles de Percy). Je retourne en France. Camille, vous savez ? La fille-qu’aimait-mon-cher-ex-gendre-et-que-celui-ci-n’a-pas-eu-la-force-d’aimer-parce-qu’elle-ne-convenait-pas-à-ses-parents ?
– Je suppose, répondit le grand écrivain en tentant une arabesque, qu’ils filent maintenant le parfait amour ?
– Pas vraiment, non. Camille a eu des complications. Et le père de James a tenté de se suicider – et cette fois-ci, il ne s’est presque pas raté. J’éprouve plus de compassion pour James que de colère, pas bon signe. Heureusement que cette année, nous fêtons Noël en France. Flûte !
Percy se frappa un grand coup sur la tête.
– J’avais presque oublié le mariage de Toby. J’y retourne : il me faut mon kilt de cérémonie.

Poésie du 1er décembre

Publié 1 décembre 2016 par Sharon et Nunzi

Aube
J’ai embrassé l’aube d’été.
Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombre ne quittaient pas la route du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
Je ris au wasserfall qui s’échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.
Alors je levai un à un les voiles. Dans l’allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l’ai dénoncée au coq. A la grand’ville elle fuyait parmi les   clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
En haut de la route, près d’un bois de lauriers, je l’ai entourée avec ses voiles amassés, et j’ai senti un peu son immense corps. L’aube et l’enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.

Arthur Rimbaud

Continuer ou arrêter ?

Publié 28 novembre 2016 par Sharon et Nunzi

Sharon et moi, nous nous sommes posé la question : faut-il faire une pause dans le blog, voire même l’arrêter ?
Le temps manque, plus à Sharon qu’à moi, même si je passe, pour ma part, le plus clair de mon temps à dormir.
Il faut dire que, côté félin, les combats sont quotidiens : nous n’allons pas en rajeunissant, ni moi, ni les autres membres de la tribu. Puis, l’agrandir… sans façon, même si les propositions ne manquent pas.
Les petits tracas quotidiens non plus : Hastings, qui avait l’habitude de dormir sur la télévision a tenté la sieste sur l’écran plat, à nouveau. Hastings va très bien, la télé s’est remise – après avoir un peu bugué. Roudoudou, mon grand-père, a tenté la sieste sur la table de nuit : il a glissé. Il va bien. La table de nuit aussi. Ciboulette est parfaitement remise de son opération et mange de bon appétit.
Quant à Paprika…. il est à nouveau reparti pour un cycle de soin qui s’avère encore une fois douloureux. La tumeur qui a été diagnostiquée ne semble pas bénigne, contrairement à celle qui lui a été retirée en février.
Paolo se maintient.
En cas de maladie peu curable, il faut faire des choix, et Sharon a préféré privilégier des soins qui leur apportent une vie un peu plus courte mais la plus confortable possible, plutôt que des soins, des opérations douloureuses, mutilantes qui prolongeraient peut-être leur vie – ou peut-être pas.
Donc pour le blog…. nous verrons bien.

Ritorna à l’inizio, sarà un’ progresso

Publié 27 novembre 2016 par Sharon et Nunzi

Je ne suis pas certaine de l’orthographe de cette phrase en italien, qui signifie en gros qu’il faut parfois retourner en arrière pour progresser.
Pour retrouver un peu (beaucoup) l’état d’esprit qui a fait que ce blog a été crée, nous avons donc choisi, Sharon et moi, de reprendre la toute première déco du blog.
Petit coucou au passage à une élève de Sharon qui a demandé des nouvelles du chat « qui n’avait pas d’oreilles ». Il est moins facile de dissimuler son infirmité que la mienne.
Petit coucou aussi à une amie de Sharon qui a serré la patte de ma tante Violette Désirée la bien nommée.
Bref, bon dimanche à tous, Sharon repart à un salon du livre.
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