Rentrée littéraire 2017 – lectures prévues par Sharon

Publié 7 août 2017 par Sharon et Nunzi

Chalut !

Hier, nous, enfin, Sharon et moi, écrivions entre deux siestes (les miennes) un article pour présenter les livres dont Sharon attendait la sortie, et dont on parlait finalement peu.

Aujourd’hui, je vous présente les livres que lira et chroniquera Sharon, si tout va bien. Sharon remercie les éditions Fayard et ses attachées de presse, Gallimard, Gallmeister et Léa, Les Escales, Albin Michel, Allary, Michel Lafon, Rageot,Calman-Lévy, Stock ainsi que les sites Netgalley et Babelio, sans oublier le comité de lecture jeunesse dont elle fait partie (spécial dédicace aux 3e D et à Frank Andriat).

Donc, voici les lectures prévues sur le blog de Sharon pour le challenge 1 % organisé par Hérisson, du blog délivrer des livres. 

Mato Grosso de Ian Manook (Albin Michel)
L’ascension du Mont-Blanc de Ludovic Escande (Allary)
Et soudain la liberté de Evelyne Pisier et Caroline Laurent (Les escales)
Une histoire trop française de Fabrice Pliskin
Je m’appelle Lucy Barton de Elizabeth Strout
Nitro Mountain de Lee Clay Johnson (Fayard)
L’art de perdre de Alice Zeniter (Flammarion)
Un astronaute en Bohème de Jaroslva Kalfar
Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc Dugain (Gallimard)
Tout est brisé de William  Boyle (Gallmeister)
Motel lorraine de Brigitte Pilote (Michel Lafon)
Gabriële de Anne et Claire Berest (Stock)
Marche à l’étoile d’Hélène Montardre. (Rageot)
Dans la forêt de Hokkaido d’Eric Pessan (L’école des loisirs)

Quand je (Nunzi) pense que, tous les ans, Sharon se dit toujours que cette année, elle ne participera pas, ou peu….

 

Rentrée littéraire 2017 – les livres les plus attendus par Sharon

Publié 6 août 2017 par Sharon et Nunzi

Chalut à tous !
Comme tous les ans ou presque, Sharon (non, parce que franchement, ce sera sans moi cette année encore) participe au challenge 1 % rentrée littéraire organisé par Hérisson, du blog délivrer des livres. 

Le challenge est raccourci cette année, il durera jusqu’au 31 janvier 2018. 581 sont attendus cette année

Cet article pour vous présenter (non, parce que les photos de mon entraînement à la barre, vous ne les verrez pas !) les livres que Sharon attend le plus pour cette rentrée littéraire et qui ne sont sans doute pas ceux que vous pensez :

  • By the river of Babylone de Kei Miller

  • – Le grand livre de l’horreur, tome 3 : sur l’île de Jurassic Park de N.M. Zimmermann, parution le 4 octobre 2017.

– les travaux d’Appolon, tome 2 : la prophétie des ténèbres de Rick Riordan.

C’est une série à la fois drôle et émouvante, pourquoi se priver ?

– Le bonheur est une valise légère de Frank Andriat, à paraître le 23 août 2017.

Bonne lecture à tous !

D’Imogène à Perceval

Publié 4 août 2017 par Sharon et Nunzi

Coucou oncle Percy

Comment vas-tu ? Je suis contente de savoir que Réséda passe de bonnes vacances au Tas de pierre. Et proteste contre ceux qui disent qu’en Ecosse, nous avons toujours un temps pourri (et je reste polie,j’ai entendu pire aujourd’hui !).
Comme promis, je te raconte la « fête de divorce » organisée par notre notaire franco-irlando-allemand préféré.
Maître Owen n’a pas échangé un seul mot avec maître de Magny. Le buffet, j’en ai eu confirmation, a été préparé en catastrophe quelques minutes à peine avant l’heure prévue. L’expression « racler les fonds de tiroir » n’a jamais fait autant sens.
Quant à la musique… Allumer la radio, c’est é-co-no-mique.
Hectoria de Magny a démoli la porte en sortant. Du coup, elle est re-rentrée aussitôt, pour nous aider à réparer. Je savais que l’immeuble avait besoin de quelques rénovations, je ne pensais pas que c’était à ce point-là ! Heureusement, c’était la porte du bureau, et non la porte d’entrée, sinon, je crois maître Owen capable de nous demander d’assurer des tours de garde afin d’être sûr que personne ne vienne cambrioler nos dossiers.
J’oubliai : en fait, maître de Magny n’est pas encore divorcé, non, lui et Alicia n’ont même pas encore déposé une demande de divorce. Je vois encore moins de raison de se comporter comme il l’a fait. Je sais simplement qu’après l’épisode de la porte, il a eu une discussion corsée avec sa soeur. L’amour fraternel est parfois compliqué.
Je te souhaite une nuit plus reposante que la précédente !
Imogène.

Petite fête – Imogène, le retour

Publié 4 août 2017 par Sharon et Nunzi

Maître de Magny donne une petite fête pour son divorce : lui et Alicia étaient mariés depuis un an. Pour cette charmante festivité, Imogène et les clercs de l’étude sont bien présents, sans oublier Robert, ami d’Imogène depuis très longtemps.

– Il n’a fallu que cinq minutes pour que le buffet soit entièrement vidé. Soit les clercs de notaire sont sous nourris, soit le buffet était vraiment fruste. J’ai réussi à sauver une chouquette.
Robert la partagea avec Imogène.
– Et la musique est vraiment pourrie, précisa Nicolas (clerc de notaire).
– Qui est la charmante personne, là bas, qui n’a pas dit un mot, pas bu une goutte et rien mangé du tout ? demanda Robert.
– Hectoria, la soeur aînée d’Erik. Elle estime qu’il s’est fiancé avec Alicia pour l’ennuyer, qu’il l’a épousée pour l’enquiquiner, et qu’il est en train de divorcer pour lui pourrir la vie. Elle a entièrement raison, commenta Imogène.
– Il l’a fait aussi pour qu’elle cesse de le harceler pour qu’il se marie, ajouta Clive (notaire).
– Bizarre. Lélia (soeur de Robert, ndla) ne m’a jamais harcelé pour cette raison. Elle ne m’a jamais harcelé tout court. Et aujourd’hui, je suis marié et heureux.
– Votre femme n’est pas avec vous ? demanda Jérémie (autre clerc de notaire).
– Mon mari travaille ce soir, il est ingénieur du son.
– Moi ce qui m’embête, précisa Nicolas, pendant que Jérémie restait la bouche grande ouverte, c’est que j’avais parié sur un divorce, mais après la naissance d’un ou plusieurs enfants. Je me suis gouré.
– Tu n’es pas le seul ! s’exclama Imogène. Hectoria se retient tellement de dire ses quatre vérités à son frère que je crains le moment où elle donnera libre cours à ses capacités vocales hors normes.
Ce ne fut pas pour ce soir. En revanche, la porte de l’étude ne résista pas à sa sortie.

Suite des insomnies au Tas de pierre

Publié 3 août 2017 par Sharon et Nunzi

Percy McKellen était déjà d’humeur bougonne avant, pendant et après le petit déjeuner en temps ordinaire, mais après une insomnie…. Heureusement, Réséda, sa petite-fille, était à peu près dans le même état.
– J’y crois trop pas ! dit-elle en consultant sa messagerie.
– Groumpf ? répondit son grand-père, qui lisait les dernières nouvelles.
– Imogène m’annonce que vendredi soir, à l’étude de maître de Magny, ils organisent une grande fête pour son divorce. Elle me dit que tous les clercs se demandent à quoi ressemble une fête de divorce ? Tu ne crois pas que cela vaudrait le coup qu’elle rédige un article pour Chasseurs de fantôme ? Après tout, des fantômes, en Ecosse, j’en ai déjà vu, mais une fête de divorce, jamais !

Insomnie au Tas de pierre

Publié 2 août 2017 par Sharon et Nunzi

Après cette discussion énergique avec l’illustre écrivain, actuellement en route vers la France, Percy avait passé la nuit à errer dans Kellen Castle. Ses petits enfants préféraient dormir dans la maison d’ami, mieux isolée, mieux chauffée. Percy errait à la recherche d’un souvenir qu’il ne parvenait pas à faire émerger. Le tout avait été déclenché par l’appel de son cher ex-gendre.

Au détour d’un couloir, il tomba sur Célia, camériste de la comtesse de Magny. Juste avant la révolution française. Elle était en colère.
– Contre moi ? murmura Perceval.
– Contre Erik de Magny, souffla la fantôme. Lui et Alicia divorcent.
Il grogna. Cette manie des mariages express ! Maître Erik de Magny ne s’était marié que depuis un an – en embêtant le plus possible sa commissaire divisionnaire de sœur aînée. Il se fendrait demain de deux appels, l’un à Imogène, l’autre à Guillaume, qui travaillait chacun avec l’un des membres de la fratie Magny. Ils ne devaient rigoler ni l’un, ni l’autre.
Tiens ! Notre fier highlander envoya un email à Philippe de Nanterry, même si l’informatique ne résolvait pas l’insomnie. Philippe non plus ne dormait pas, et lui aussi était invité au mariage de James. Tout le monde se défilait pour l’occasion. Même la famille de Camille, la fiancée, était peu enthousiaste. Si James n’avait pas manqué de courage, ils seraient mariés depuis longtemps !
– Pardonnez ma curiosité, dit Philippe. Votre grand-mère était cuisinière à Vaudreuilly, et votre grand-père?
– Il était conducteur de diligence. Il est mort quand ma mère avait cinq ans. C’est après que grand-mère a été embauchée à Vaudreuilly. Il s’appelait Charles Shelton – un nom pas facile à prononcer.

Chacun ses douves

Publié 31 juillet 2017 par Sharon et Nunzi

et les vaches seront bien gardées ! C’est en substance ce que répondit Percy à son ex-gendre quand celui-ci eut l’aplomb, l’outrecuidance et la bêtise abyssale de lui téléphoner. James ne comprenait pas pourquoi il n’acceptait pas cette main tendue ! Il se privait d’une relation humaine d’une rare richesse.
Percy, qui gribouillait sur son bloc-note se demandait ce que James avait bien pu fumer ! Ou inhaler. Ou avaler. Entendant bien que Percy ne céderait pas (il n’allait tout de même pas se rendre en France alors que sa soeur et son détesté beau-frère venaient samedi prochain), James lui dit qu’il pourrait demander conseils à ses cousins Georges, Hepzibah, Philippe et Alexandre de Carduel : eux aussi avaient des problèmes de douve.
(Note : vous avez complètement oublié qui sont les Carduel ? Percy aussi ! Il avait beau chercher, rien !). Il interrompit alors la logorrhée signée James de Vaudreuilly par la phrase qui sert de titre à cet article. Il prit congé le plus poliment qu’il put, c’est à dire sans trop grogner, et raccrocha.
– Ce n’est pas très gentil ce que vous avez fait là !
– Mon cher illustre écrivain, je n’épiloguerai pas sur le fait qu’écouter les conversations des autres par la fenêtre ouverte, cela ne « se fait trop pas », comme le dit ma petite-fille Réséda. Je vous répondrai simplement que je garde un souvenir ému du premier mariage de James, et de la bagarre généralisée qui s’en est suivie. (Pour plus de détails, relire : le mariage d’Elinor et James, suite et fin).  Je plains sincèrement la mère de James, si elle est obligée de revivre une seconde fois ce qu’elle a vécu ce jour-là mais même pour la soutenir, non, je n’irai pas.  J’ajoute que je n’ai pas l’honneur de connaître la future mariée, mais que j’ai été accusé de tentative de meurtre sur sa personne, puis assommé et très mal ligoté par mon ex-gendre. Un souvenir cuisant, je puis vous le dire. Si vous souhaitez vous y rendre, je ne vous en empêche pas ! Et vous nous ferez un reportage ! cria Percy en direction de l’illustre écrivain qui partait faire sa valise.