Carnet du grand écrivain – 10

Publié 7 juillet 2018 par Sharon et Nunzi

V Hippolyte et Emma suivent la jeune femme jusqu’à l’intérieur d’une maison datant de 1879 (fastoche, la date est gravé sur la cheminée. Penser à graver l’année de construction de ma maison sur ma maison). La façade est à demi recouverte par le lierre. Au premier étage, dans un vaste bureau, la jeune femme ouvre la fenêtre, s’installe sur son rebord et passe un coup de téléphone. H&E écoutent la conversation.
– Oui. Tu ne devineras jamais. Non, nous le savions, j’y allais même pour cela. J’ai retrouvé la tombe de Julia. Oui, la grande-tante Julia. Celle qui est censée être partie vivre en Angleterre. Et bien elle est enterrée depuis 1944.
Emma voulait protester vigoureusement, Hippo la retient. « Elle ne vous entend pas ».
Au mur, un vaste arbre généalogique. Emma cherche, et trouve le nom de la fameuse Julia, qu’elle ne se souvient pas avoir connu.
« La mémoire vous revient.
Je me souviens de ma vie, c’est ma mort que j’ai oubliée ».

!!!! Si elle n’a pas bougé depuis mort du lieu où elle est morte, comment a-t-elle pu savoir où elle était enterrée. Certes, elle l’a « sentie », mais penser à bien éclaircir ce point.

Hippolyte examine à son tour l’arbre qui se déploie sur tout un mur. A lui non plus, les noms ne disent rien. La ville, par contre, il la connait. Il ne la hante pas pour rien  ! (J’ai failli mettre « pour faire du tourisme » -un peu fort) Il l’a traversé, enfant, avec sa mère et son jeune frère. Il y est retourné, fantôme, pour y aider un de ses petits-neveux.  Que revient-il faire là ?

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L’envers des carnets du grand écrivain – 3

Publié 1 juillet 2018 par Sharon et Nunzi

Percy était plutôt content. Le grand écrivain écrivait et restait toujours aussi calme. Il faisait du vélo sur la lande, manière à lui de se défouler, et il avait bien raison. La canicule n’était pas encore sur les Highlands. Elle n’était pas près d’arriver, d’ailleurs. Cependant, Percy avait un souci – enfin, plutôt Guillaume.
– Je persiste et signe, Guillaume, vous n’avez pas de chance. Si, si, avoir trois os du pied cassés parce que vous avez reçu une boule de pétanque dessus, ce doit être véritablement rare. Il ne vous reste plus que la balle de golf et… C’est déjà arrivé quand vous étiez jeune ? Pardon, j’ignorai. Vous ne me ferez pas changer d’avis : vous n’avez pas de chance, votre jambe gauche encore moins.

Carnet du grand écrivain – 9

Publié 30 juin 2018 par Sharon et Nunzi

J’ai fait quelques kilomètres à vélo sur la lande, j’avais besoin de me dérouiller les muscles et de m’aérer la cervelle.

J’avais laissé les fantômes au bord de la Seine, et maintenant, je me demande ce que je vais pouvoir faire. Ah ! J’ai une idée. Elle est lugubre, mais je ne veux pas tomber dans le travers : fantôme qui a pour mission de guider l’autre fantôme de l’autre côté. Il y a eu toute une série télévisée pour cela ! Un fantôme a le droit de vivre sa vie de fantôme (slogan).

IV Emma marche plus vite, devant Hippolyte. Ils remontent tous les deux une pente herbeuse (décidément, mon nouveau roman est très vert. Faire un roman vert sans utiliser les adjectifs verts). Elle marche vraiment très vite, Hippolyte s’en amuse. Elle pousse une porte, ils entrent dans un petit cimetière calme. Elle se dirige droit vers une tombe couverte de lierre, dont l’inscription est à demi effacée. Elle écarte le lierre de ses mains.
– Ma tombe.
– Je croyais que vous vous appeliez Emma Constance.[ne pas utiliser un ton étonné, mais celui de la constatation. Rien ne peut étonner Hippolyte, et il sait bien qu’Emma ne lui a pas menti, parce qu’un fantôme a beaucoup de mal à mentir, cela demande trop d’énergie].
– Oui. C’est ma tombe, mais ce n’est pas mon nom qui est dessus.
H s’écarte, un réflexe. Emma, elle, n’avait fait attention à la jeune femme qui se déplaçait dans le cimetière muni d’un appareil photo. Elle porte de longs cheveux réunis en chignon [Note : c’est un peu crétin ce que j’ai écrit, si on a un chignon, on n’a pas les cheveux courts]. Elle prend une photo de la tombe puis sort un carnet sur lequel elle prend des notes. Imogène donc
Ah miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiince ! Zut alors ! Mais que vient faire la nièce de Percy dans mon intrigue ? Il va me fantomiser s’il constate que j’ai inclu sa nièce dans mon bouquin.
Tant pis, je changerai le prénom après, pour le déroulé de l’intrigue, je le garde, au moins, je saurai à quoi elle ressemble. Par contre, je ne me souviens pas avoir vu Imogène avec un pantalon de toile marron et un tee-shirt à manches courts beige.

Madame Cobert est un peu moins en forme

Publié 29 juin 2018 par Sharon et Nunzi

– Non, mais, remets-toi. Ce n’est pas grave, ce sera pour l’année prochaine. Ou pour le cours de l’année.
Ainsi Axelle, collègue de madame Cobert, consolait cette dernière. En effet, l’opération « je fais peur aux futurs louveteaux afin qu’ils ne veuillent surtout pas m’avoir comme professeur de français » a été un échec cuisant.
Lucie a déclaré à sa mère, après avoir passé cinq heures dans la classe de madame Cobert, qu’elle voulait absolument l’avoir comme professeur principal l’an prochain.
Merlin a trouvé madame Cobert « très sympa ».
Lizzie aussi, même si c’est un peu embarrassant pour elle de s’être assise pile à la même place que sa grande soeur.
Julie a assuré que sa petite soeur personnelle avait adoré le cours de madame Cobert.
Quand on pense que Giselle, grande soeur de Gaël (rien à voir avec monsieur Gaël de Nanterry) avait promis une année de souffrance à son petit frère quand elle avait su qu’il avait madame Cobert -alors qu’elle n’avait jamais eu madame Cobert en cours. Bref, il y a vraiment des réputations de méchanceté qui se perdent.

Vitamine va mieux

Publié 27 juin 2018 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous
Sharon est débordée par les révisions de 3e -elle prend même des élèves qui ne sont pas en cours avec elle.
Du coup, entre deux préparations, elle n’a pas trouvé le temps de vous dire que Vitamine, qui avait peu d’appétit depuis son opération, remange très normalement depuis dimanche. Ouf.
Bonne soirée à tous.

Madame Cobert est en forme

Publié 27 juin 2018 par Sharon et Nunzi

Les louveteaux, moins.
1) Conjugue à tous les temps de l’indicatif « Je ne vole pas le goûter de madame Cobert »
2) Souligne en bleu la cause et en rouge la conséquence :
a) je ne parle plus à ma meilleure amie, elle m’a piqué mon petit copain
b) mon petit copain est à l’infirmerie, je l’ai mordu.
c) je n’écrirai plus mon nom sur un mur, j’ai perdu mon stylo.
3) Trouve les groupes nominaux inclus dans les phrases suivantes :
Le nouveau brevet est tellement difficile que mon visage est devenu rouge quand j’ai lu les questions.
Mon exercice préféré est la dictée.
Nous avons mis un livre, un bracelet, un diplôme dans les sacs.

Sinon, la journée s’est relativement bien passée.

Carnet du grand écrivain – 8

Publié 23 juin 2018 par Sharon et Nunzi

Déroulement de l’intrigue

1 Interieur jour dans la cuisine bleu/ancienne/cuivre.

Conversation entre Hippolyte (fantôme ancien) et Emma (fantôme jeune).
H se demande ce qu’elle fait assise sur cette chaise.
Elle dit qu’elle ne sait pas. 40 ans qu’elle est là.
40 ans, et personne d’autres ne s’est assis sur cette chaise ?
Elle dit non.
Il l’invite à sortir, à quitter cette maison vide « le monde vous attend »
« le monde ne m’a jamais attendu ».

Ajout : H, appuyé contre la cheminé, ou le poele, E assise sur une chaise. Ils sont dos au mur et face à plusieurs fenêtes.

II A voir si je ne le mets pas avec le chapitre I. Cela dépendra de la longueur.
Même lieu. H s’est déplacé pour qu’Emma le voit. Il l’interroge sur son nom.
« Emma. Juste Emma »
Elle finit par dire « Emma Constance ». Elle est orpheline. J’avais pensé en faire une de ses gamines que les orphelinats parisiens plaçaient après un certain âge à la campagne, j’ai renoncé parce qu’il y aurait matière à faire un livre sur ce sujet, sans passer par le biais de la fantômisation, qui m’intéresse ici.
Il lui demande comment elle est morte, parce qu’il s’interroge sur le pourquoi de sa présence à lui ici. Elle ne sait pas, elle se souvient qu’elle était là, sur cette chaise, puis qu’elle est restée. On a emporté son corps dans un drap blanc. Elle se souvient du silence. Elle ne sait pas si c’est parce qu’elle était sourde parce que morte, ou si c’est parce que le silence était là, vraiment.
Il lui dit que les fantômes entendent, sinon, ils ne seraient pas là.

III Ils sont sortis, ils se promènent/marchent/progressent sur les berges du bord de la Seine (ou de n’importe quel cours d’eau qui a des berges herbeuses, je verrai bien). Lui bouge beaucoup, fait de grands mouvements, elle moins, elle économise ses mouvements comme si elle ne croyait pas encore qu’elle puisse bouger.
Rencontre avec un homme, bien habillé, petit, chauve, maigre, des lunettes rondes, la quarantaine.
– Il nous a vus.
– Oui, certains le peuvent, et ont la courtoisie de ne pas nous déranger.
Elle lui demande comment lui est mort, elle ne veut pas qu’il lui mente.
– Pourquoi le ferai-je ?
Il lui explique que la médecine actuelle parlerait d’AVC, la médecine de son siècle ne savait pas comment nommer ce qui l’a tué.
– Mais de quel siècle êtes-vous ?
– J’aurai pu connaître Napoléon, ce ne fut pas le cas.

!!!!! Je viens de me dire que je pourrai inclure un prologue. H est sur le mur d’enceinte, il regarde, et bien ce qu’il voit du mur d’enceinte, c’est la campagne autour de lui au matin qui est couverte de brume. Il sent quelque chose qui l’attire dans cette ferme abandonnée (avec une superbe maison d’habitation, tout de même). Il ressent une présence, un autre fantôme qu’il ne connaît pas. Il s’interroge sur cette présence et y va.