Les vacances au pensionnat des louveteaux – suite et fin

Publié 15 août 2019 par Sharon et Nunzi

– Qui m’a foutu une bande de louveteaux pareilles ? Oui, j’ai pensé à haute voix, je voulais savoir si vous m’écoutiez ou pas. Je me présente, je m’appelle Franck Sorbier, je suis la personne qui a conçu vos salles de science et je vais encadrer ce stage de survie d’une journée.
Oui, Alexandra, pourquoi le stage ne dure que huit heures ? Parce qu’au bout de huit heures, c’est peut-être moi qui en aurais marre et finir ce stage sera vraiment une question de survie – pour vous.
Comment je connais ton nom ? Tu sais ce que c’est qu’un trombinoscope ? Il y en a un en salle des professeurs, je l’ai regardé avant de venir. Oui, j’ai une bonne mémoire visuelle, en même temps vous n’êtes que vingt, cela ne me demande pas un effort énorme.
J’ai entendu parler de votre groupe vegan, là, je ne sais pas quoi, oui, les carottes sont nos amies. Ah, mais ce sont les miennes aussi. Je peux vous dire que je n’ai jamais mangé de carottes, ni de haricots, encore moins d’artichaut. Cependant, ici, c’est une journée de survie, je sais, ce n’est pas drôle, donc nous allons chercher dans la forêt de quoi nous nourrir. Les plus sportifs peuvent tenter d’attraper les insectes et les manger, il paraît que c’est à la mode, vous faites ce que vous voulez. Non, nous allons tâcher de trouver des plantes comestibles et les distinguer de celles qui ne le sont pas. Non, je vous rassure, vous ne serez pas obligé de les manger, un pique-nique digne de ce nom nous attend.
Comment, on n’en sera jamais réduit à bouffer ce qu’on trouve en forêt ? Ah mais mon petit Valère, tu crois que mon père, il l’avait vu venir, le cinquième conflit avec les vampires dissident de l’hémisphère austral ? Tu crois qu’on lui livrait une entrecôte cuite à point sur le champ de bataille ? Pas vraiment.
Ce que j’appelle nourriture digne de ce nom ? Si la vie était bien faite, je mangerai des frites et des tartes au fraise à chaque repas. Pas de bol, il faut que je surveille mon alimentation, et hier soir, j’ai dû manger un saladier entier. Oui, rempli de salade. Non, remplis de frites, cela aurait été trop beau.
Alors vous allez vous diviser en quatre groupes, vous devez trouver dans la nature de quoi faire un repas comestible, vous avez trois heures. On se retrouve ici, pour le pique-nique.

****

Ne faites pas cette tête-là. Pour une première tentative, ce n’est pas si mal. On a pas de quoi faire un repas, on a de quoi ne pas mourir de faim.
Bon, sinon, j’ai fait l’effort de couper les parts de quiche, vous allez faire l’effort de les manger !
Pardon, je ressemble beaucoup à madame Cobert, avec cinquante kilos de plus ? Tu t’appelles comment déjà ? Ah, oui, Valère. Oui, on t’a déjà dit que tu avais énormément de tact ? Tous les jours avant de t’en coller une ? Pourquoi je ne suis pas étonné….
Ah bravo pour le travail qui a été effectué sur cette quiche végétarienne. Si, si, Sarah, j’insiste, les carottes d’un côté, les haricots de l’autre, les petits pois au milieu, et la pâte devant toi, je me demande vraiment pourquoi la cuisinière s’est embêté à tout mélanger !

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12 commentaires sur “Les vacances au pensionnat des louveteaux – suite et fin

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