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Tous les articles du mois de décembre 2018

Nous allons bien

Publié 19 décembre 2018 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Il fait froid, il gèle parfois, il pleut souvent, mais il est bon de rappeler qu’ici, au chaud, nous allons tous bien.

Certes, Sharon ne fait pas nécessairement beaucoup de photos… J’ai presque envie d’ajouter que moi non plus je n’en fais pas, je serai bien en peine de tenir un appareil photo dans mes pattes !

Il est parfois difficile de cohabiter avec les nouveaux pensionnaires. Quand je dis « nouveaux », il faut le dire vite puisque cela fait déjà plusieurs mois dans le cas de Blanche-Neige. Cependant, celle-ci, qui a la saine habitude de faire bande à part avec nous, de dormir seule (vue la place qu’elle prend, je le comprends qu’elle veuille dormir seule, à côté, j’ai l’air toute petite), a décidé de tenter de dormir sur le lit. Elle n’a pas vraiment apprécié de constater que nous y étions déjà – tous. Tante Chanel, il est vrai, était sous les couvertures, alors que Vitamine tentait de rentrer dans une taie d’oreiller. Duchesse préfère se cacher sous l’arbre à chats, tandis que Balmain apprécie beaucoup notre nouveau jouet – un carton géant.

Je n’ai garde d’oublier Galopin, Lisette et Charmeur, que l’on a failli réussir à prendre en photo ce matin. « Failli » sauf que Lisette était partie jouer du piano, que Galopin avait décidé d’aller se promener lui aussi, et que Charmeur était très occupé à se gratter les puces – nouveau traitement pour lui bientôt, on le sent.

L’arbre à chats va bien. Si, si. Il est certes tombé deux fois, de manière tout à fait indépendante de sa volonté, mais il va bien malgré tout.

Je vous souhaite à tous une bonne journée !

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Echange entre blogueuses des gourmandises

Publié 16 décembre 2018 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous

Le titre a le mérite d’être clair, du moins, je le trouve.

il est vrai que nous n’avons pas cuisiné depuis un certain temps, du moins, nous n’avons pas cuisiné de nouvelles recettes.

Sous le haut patronage de Syl , ont été organisés des échanges entre blogueuses marmitonnes. Le hasard faisant bien les choses, c’est avec Enna que Sharon a échangé.

Voici ce qu’elle a reçu : On me signale qu’il faudrait peut-être que je mette dans l’article une photo des articles… déballés. C’est une bonne idée.

Et voici la carte, que Sharon est en train de lire :

Je vous souhaite à tous un bon dimanche !

Un peu de douceur

Publié 12 décembre 2018 par Sharon et Nunzi

Bonjour à tous
Voici quelques années, Sharon était à Strasbourg, elle aime beaucoup y aller, mais ne peut pas vraiment y être.
Alors, pour tous ceux qui souffrent, pour tous ceux qui ont peur, pour tous ceux qui ne cessent de travailler pour que l’on puisse simplement vivre libre et en paix, voici une image : chacun son calendrier de l’avent, et celui de Sharon contient des jouets pour grands enfants.

Guillaume Berthier – le retour – ou pas

Publié 10 décembre 2018 par Sharon et Nunzi

Sinistre ? Si vous tenez à cet adjectif, oui.
Vous pouvez aussi ne pas lire ces lignes.
Antoine, ce cher Antoine, ce lieutenant déchu – terme que l’on n’utilise que pour les anges – n’avait plus de famille. Il a donc chargé son commandant – son ancien commandant – de se charger de lui, après sa mort.
Ce sont ces mots.
Avez-vous déjà dû faire respecter les dernières volontés d’un être cher ?
Alors vous comprendrez que trouver une place au cimetière, organiser une cérémonie pour quelqu’un dont vous savez déjà que vous ne savez pas grand chose.
Une veillée funèbre – sans presque personne.
Un enterrement – avec des collègues.
Une tombe refermée.

Guillaume ne savait plus s’il était en colère ou seulement épuisé de tristesse. Il aurait préféré la tristesse, la colère commençait à monter, lui qui ne se souvenait pas avoir jamais été réellement dominé par ce sentiment.

Il aurait aimé que le fantôme d’Antoine lui apparaisse.
Pour lui dire tout ce qu’il avait sur le coeur.
Peut-être le fantôme d’Antoine aurait fui très vite.
Peut-être était-ce pour cette raison qu’il ne se montrait pas.
Ou peut-être avait-il trouvé le repos qui fuyait tant Guillaume.

Guillaume avait l’intuition qu’il n’en avait plus pour longtemps.
Une intuition, comme ça.
Comme si le temps lui était compté.
Ne pas voir grandir ses filles, c’est ce qui le minait le plus dans cette intuition.

Et cette colère, diffuse, constamment.

Alors il mit son manteau, prit sa voiture, et retourna marcher dans la forêt de Bohort.
A proximité, plutôt.
Là où le corps de Diane d’Asmodée avait été retrouvé.
Ce qu’il en restait plutôt.

Qu’espérait-il, Guillaume, en marchant ainsi ? Rien. Pas grand chose. Un indice. Un souffle.
Il gagna la clairière, pompeusement rebaptisée « aire de pique-nique » pour cause de banc et de tables. Il s’assit, respira un bon coup, réfléchit.

Il ne vit pas le coup venir. Il sentit simplement la douleur dans le dos. Il ne pensait pas que cela finirait ainsi.

L’envers des carnets du grand écrivain – 7

Publié 8 décembre 2018 par Sharon et Nunzi

Le réveil d’Illustre avait été difficile.
– Encore un cauchemar ? demanda Percy, tout en répondant à une avalanche de courriel – Elinor se remariait le 18 janvier, et personne ne se sentait prêt. Perceval lui-même peinait à retenir le prénom de son gendre.
– Oui, confirma Illustre en plongeant quasiment tête la première dans son bol de café. J’ai vu apparaître un petit homme chevelu, barbu et agité, habillé à la mode du 19e siècle, avec une longue redingote grenat. Il me tint à peu près ce langage :
« Je suis officier de l’état civil. C’est moi qui tenais l’état civil entre 1910 et 1940. Je puis dire que je me suis littéralement tué à la tâche, parce que j’étais seul depuis l’unification des deux communes. Le 21e siècle n’a pas inventé la compression de personnel. Je devais aussi gérer les deux cimetières de la ville. Je faisais les comptes, je devrais rédiger près de cinq cents actes par an, à la main, alors quand je devais rédiger un acte de naissance, je ne me souvenais pas de celui que j’avais rédigé six mois plus tôt puisque je n’étais jamais capable de me souvenir d’un acte que j’avais rédigé une heure plus tôt ! C’était le seul moyen de ne pas devenir complètement cinglé ! »
L’illustre écrivain replongea aussi sec dans son bol.
– Je sens que l’écriture du prochain chapitre sera laborieuse.

Salon du livre jeunesse de Rouen

Publié 2 décembre 2018 par Sharon et Nunzi

Sharon nous a laissé hier, pour aller au salon du livre jeunesse de Rouen.
Pour des raisons de sécurité, elle n’a pas souhaité aller à Montreuil.
Elle a donc passé deux heures au salon, avant de se rendre à la bibliothèque et de constater qu’elle était en grève.
Voici donc ces achats de mangas :

et ses achats de livres.

Bonne journée à tous !

Introspection – Guillaume Berthier, le retour

Publié 1 décembre 2018 par Sharon et Nunzi

Vie paisible.
C’est ce que l’on pourrait dire.
Instructeur détaché à la police, etc, etc…
Vie sans danger.
On ne risque pas grand chose.
Quel ennui.
– Pourquoi vous avez cessé d’être flic ?
– Commandant, pas flic.
On ne cesse jamais en fait.
Guillaume se tournait et se retournait sur le canapé.
Non, il n’était pas là pour cause de scène de ménage.
Alice et leurs filles étaient chez son frère, pour le week-end. Un long week-end, du vendredi soir au lundi matin.
Ce n’était pas les affaires résolues qui le rongeaient, non, c’était celles qu’il n’avait pu résoudre.
Certes, il n’était pas chargé de toutes. Il avait été dessaisi de l’enquête quand son cousin Benjamin s’était retrouvé le premier suspect. Il n’était plus suspect, non, mais on ne savait toujours pas qui avait tué cette actrice dont le talent était moindre. On savait qui avait agressé Benjamin et l’avait plongé quinze jours dans le comas. Maigre consolation.
Jamais n’avait été trouvé non plus celui qui avait agressé sa soeur. La piste trouvée s’était vite refroidie. Guillaume n’était pas assez égocentré pour penser que quelqu’un lui en voulait à lui, personnellement. Il ressentait cependant que la violence qu’il côtoyait dans son métier avait fait irruption dans sa vie personnelle.
Restait la dernière affaire, celle qu’il n’avait pu résoudre, et que, d’ailleurs, personne ne se donnait réellement la peine de résoudre.
Et un autre demi-tour sur le canapé.
Ce n’était pas la peine de lui dire de ne pas s’en faire, et d’ailleurs, Aliénor, qui le connaissait bien, ne le lui avait jamais dit.
S’il pensait à ses affaires-là, c’est pour éviter de penser à la lettre qu’il avait reçu ce matin.
Si elle était arrivée hier, il aurait demandé à Alice de rester – ou peut-être pas.
Antoine, son ancien lieutenant, était mort. Il n’avait pas de famille. C’était Guillaume qui était chargé de faire respecter ses dernières volontés. Très soignées, très précises. mMerci Antoine d’avoir pensé à moi.
Antoine. Pas mort en service, non, mort en prison pour tentatives d’homicide volontaire.
Guillaume se préférait apathique, sinon, il laisserait la colère, qu’il n’avait pourtant jamais éprouvé jusqu’à présent, le déborder.
Guillaume avait choisi la vie de tout temps. Malgré tout.
Résister à la tentation d’en parler à Imogène, qui préparait le mariage de sa petite soeur « bien plus simple que celui d’Elinor »;
Résister à la tentation d’en parler à Percy.
Résister à la tentation d’en parler tout court.