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Noël au Tas de Pierre en 2018

Publié 27 décembre 2018 par Sharon et Nunzi

Nous sommes le 26 décembre, et vous vous demandez peut-être comment s’est passé Noël au Tas de Pierre. « Relativement bien » semble une réponse satisfaisante.

Percy se disait bien, comme presque tous les ans, qu’il avait oublié quelqu’un. Non, pas de vampires, de loups garous ou autre bestioles un peu bizarres cachées dans le cellier, le grenier, ou les écuries. Non, il avait oublié que Gladys, en venant avec compagnon et enfants, venait aussi avec le tout jeune écrivain qu’elle cornaquait actuellement – jeune écrivain qui demanda s’il pouvait venir avec quelqu’un.
– Il n’a pas de famille avec laquelle passer les fêtes ?
– « Noël, c’est pour les enfants », m’a-t-il dit. Il déteste les repas de famille, du moins, ceux de sa famille.

L’illustre écrivain était absent, puisqu’il avait besoin de mettre une certaine distance avec son manuscrit, et de se rapprocher de son fils, de sa belle-fille, et de ses deux petits enfants. Bon, un soucis d’inspiration en moins, sachant que Calpurnia et Lambert venaient aussi. Note : Calpurnia, fille aînée de Percy, avait la délicatesse de ne jamais parler de ses problèmes d’inspiration, comme si elle n’en manquait jamais. Elle mettait la dernière touche au manuscrit de Compotée de pruneaux à la limite – un livre qui n’avait pas grand chose à voir avec la cuisine.

– Gladys, ce « quelqu’un », c’est un ami, ou un petit ami ?
– Il l’appelle « mon lapin ». Je ne me prononcerai pas davantage.

Le réveillon se passa… bien, et se termina… tôt, parce que tous sentaient la fatigue de cette année. Vint l’ouverture des cadeaux – Percy avait rapidement trouvé quelque chose pour l’ami du jeune écrivain, croisant les doigts pour qu’il aime le thé.

Percy se réveilla tôt, et constata que ses petits enfants… aussi. De quoi se promener dans la campagne sans incident (Percy avait quelques souvenirs cuisants). Le jeune écrivain et son ami n’émergèrent qu’à midi, et Percy se dit que, si cela continuait ainsi, il ne saurait jamais comment s’appelait « mon lapin ».

L’après-midi se déroula calmement, les enfants testèrent leur nouveau jouet, Percy s’enfonça dans le dernier livre qui lui avait été offert – un cadeau de l’Illustre écrivain. Non, pas son dernier roman, mais le dernier Michael Connelly – un polar loin de l’Ecosse !

Oui, Noël pouvait être paisible au Tas de Pierre, il ne fallait pas l’oublier. Enfin, Percy le croyait lorsque, laissant les clefs du château à sa fille, s’apprêtant à regagner la France pour visiter Piper et Arthur. Il avait dit au revoir à tout le monde, il avait même la main sur la poignet de la porte, et Winston était déjà dans la voiture quand il reçut des nouvelles inquiétantes de Guillaume, à la suite d’événements que vous pouvez lire ici. Vive les moyens modernes de communications.

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