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Des nouvelles du Tas de pierre en août

Publié 7 août 2018 par Sharon et Nunzi

Et si nous prenions des nouvelles brèves d’autres membres de la famille McKellen ? L’illustre écrivain, quand il n’est pas occupé à nouer les fils de son intrigue, s’est rendu compte que le Tas de Pierre était un peu désert – mis à part Percy, très occupé à écrire des articles ou à communiquer via sa connexion internet, demande des nouvelles des enfants et petits-enfants de Percy.
– Calpurnia arrive la semaine prochaine. Vous aurez ainsi une compagne d’écriture, même si elle ne fréquente pas du tout le même genre que vous. Le titre provisoire de son dernier opus est Compote, ça fait rire. Vous vous souvenez de l’histoire d’amour entre Liam McHornish et Gentiane.
– Oui !! Même que vous n’étiez pas jouasse.
– je le suis encore moins maintenant que Liam a rompu avec Gentiane. Du coup, elle préfère rester en France. Réséda est avec Francis, son père, qui a des soucis avec la canicule, les vignes n’apprécient pas, les cultures d’André non plus.
– ?
– Le mari de Lavinia est céréalier. Vous ne pouvez ignorer que votre attachée de presse est très occupée par la rentrée littéraire – elle viendra pendant les vacances de la Toussaint avec Thomas, son mari, graphiste débordé. Alexander est débordé; Les réaménagements des logements atypiques ont la côte. Il doit aménager une longère dont les chambres sot situées de chaque côté de la cuisine et de la salle de bain – et il distingue à peine le garage du séjour, ce qui est tout de même un problème conséquent.
– Et Elinor ?
– Depuis son divorce, elle a une forte tendance à se noyer dans le travail et l’équitation. Et James sera père pour la seconde fois en septembre.
– Il n’a pas perdu de temps !
– Effectivement, non.
– Et vos cousins Wilma et Giles ? Vous n’allez pas passé quelques temps avec eux dans sa maison aux Orcades ?
– Ils ont prêté leur maison à leur fils et belle-fille, pendant qu’ils accompagnaient leur fille dans un de ses voyages délirants : le tour du Canada en vélo ! Ils en ont un peu assez d’être sur une île.
– Je les comprends. J’ai écrit mon roman Plakimo Tripsing sur une île.
– Pourquoi ce titre ? Il ne veut rien dire.
– C’est pour cette raison que je l’ai choisi, pour embêter les journalistes et autres soi-disant chercheurs littéraires qui se sont creusés la tête pour chercher le signifié et le référent derrière ce titre, le jeu sur les assonances qui devait exprimer l’inanité de donner un sens à la vie. C’était bien la preuve qu’ils n’étaient pas allés plus loin que les vingt premières pages, parce que la raison de ce titre, je l’ai mis au deux tiers. Non, parce que les auteurs justifient toujours leur titre au début ou à la dernière page, j’ai voulu varier. Bref, comme l’écriture n’avançait pas, on me parachute sur une île quasiment déserte en plein mois de janvier. Sur l’île : rien ! Le ravitaillement venait du continent, pas une librairie, pas une épicerie, rien !!! En une heure et en adoptant un rythme de flâneur, j’avais fait le tour de l’île. je m’astreignais à le faire tous les matins, qu’il pleuve, qu’il pleuve ou qu’il pleuve. Puis, écriture, écriture, écriture. Je ne dis pas que cette île n’était pas plus intéressante en été, je dis simplement que ce devait être particulier ! C’est après l’écriture de ce livre que je me suis fâché avec la prsese, d’ailleurs.
– Elinor dit plutôt que vous vous êtes fait connaître.
– Mouais. Je venais de passer quatre mois sur une île, j’avais même un demi-roman d’avance, et là, ce couillon me pose des questions bateaux du genre : vous écrivez à la main ou à l’ordinateur ? Bien sûr, il en arrive à la question : quels livres emporteriez-vous sur une île déserte ? Je crois que j’ai bondi du fauteuil comme si je m’étais assis sur un buisson d’orties. Je lui ai répondu que, seul sur une île déserte, je n’avais strictement aucune raison de lire, je chercherai simplement les moyens de survivre, et de me tirer de là vite fait ! Non, parce que, franchement, quitte à attendre les secours, autant lire un manuel de survie, ou alors terminer son dernier roman, réclamé par l’éditeur !

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