Carnet du grand écrivain – 8

Publié 23 juin 2018 par Sharon et Nunzi

Déroulement de l’intrigue

1 Interieur jour dans la cuisine bleu/ancienne/cuivre.

Conversation entre Hippolyte (fantôme ancien) et Emma (fantôme jeune).
H se demande ce qu’elle fait assise sur cette chaise.
Elle dit qu’elle ne sait pas. 40 ans qu’elle est là.
40 ans, et personne d’autres ne s’est assis sur cette chaise ?
Elle dit non.
Il l’invite à sortir, à quitter cette maison vide « le monde vous attend »
« le monde ne m’a jamais attendu ».

Ajout : H, appuyé contre la cheminé, ou le poele, E assise sur une chaise. Ils sont dos au mur et face à plusieurs fenêtes.

II A voir si je ne le mets pas avec le chapitre I. Cela dépendra de la longueur.
Même lieu. H s’est déplacé pour qu’Emma le voit. Il l’interroge sur son nom.
« Emma. Juste Emma »
Elle finit par dire « Emma Constance ». Elle est orpheline. J’avais pensé en faire une de ses gamines que les orphelinats parisiens plaçaient après un certain âge à la campagne, j’ai renoncé parce qu’il y aurait matière à faire un livre sur ce sujet, sans passer par le biais de la fantômisation, qui m’intéresse ici.
Il lui demande comment elle est morte, parce qu’il s’interroge sur le pourquoi de sa présence à lui ici. Elle ne sait pas, elle se souvient qu’elle était là, sur cette chaise, puis qu’elle est restée. On a emporté son corps dans un drap blanc. Elle se souvient du silence. Elle ne sait pas si c’est parce qu’elle était sourde parce que morte, ou si c’est parce que le silence était là, vraiment.
Il lui dit que les fantômes entendent, sinon, ils ne seraient pas là.

III Ils sont sortis, ils se promènent/marchent/progressent sur les berges du bord de la Seine (ou de n’importe quel cours d’eau qui a des berges herbeuses, je verrai bien). Lui bouge beaucoup, fait de grands mouvements, elle moins, elle économise ses mouvements comme si elle ne croyait pas encore qu’elle puisse bouger.
Rencontre avec un homme, bien habillé, petit, chauve, maigre, des lunettes rondes, la quarantaine.
– Il nous a vus.
– Oui, certains le peuvent, et ont la courtoisie de ne pas nous déranger.
Elle lui demande comment lui est mort, elle ne veut pas qu’il lui mente.
– Pourquoi le ferai-je ?
Il lui explique que la médecine actuelle parlerait d’AVC, la médecine de son siècle ne savait pas comment nommer ce qui l’a tué.
– Mais de quel siècle êtes-vous ?
– J’aurai pu connaître Napoléon, ce ne fut pas le cas.

!!!!! Je viens de me dire que je pourrai inclure un prologue. H est sur le mur d’enceinte, il regarde, et bien ce qu’il voit du mur d’enceinte, c’est la campagne autour de lui au matin qui est couverte de brume. Il sent quelque chose qui l’attire dans cette ferme abandonnée (avec une superbe maison d’habitation, tout de même). Il ressent une présence, un autre fantôme qu’il ne connaît pas. Il s’interroge sur cette présence et y va.

2 commentaires sur “Carnet du grand écrivain – 8

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