Le grand écrivain ou la panne d’écriture

Publié 5 juillet 2017 par Sharon et Nunzi

Souvenez-vous (ou pas) : l’illustre écrivain et Percy McKellen ont malencontreusement été mêlés à une affaire de meurtre. Ils sont été autorisés à rentrer en Ecosse tout en se tenant « à la disposition de la justice ». Sauf que depuis ce fichu week-end de mai, l’illustre écrivain ne parvenait plus à poursuivre son roman Salon Eole.
– Si j’étais un théoricien pompeux, ou si je devais participer à une émission littéraire prochainement, je dirai que l’irruption du réel a nui à l’épanouissement de mon imaginaire, causant ainsi la nécessité d’extérioriser son ressenti. Or, je suis simplement un écrivain qui continue à écrire, tous les jours, comme un artisan, et qui trouve ce qu’il écrit totalement raté. Du coup, et comme il est hors de question que je reste sans rien écrire, je fais deux choses. Primo, je gribouille une daube, à savoir un roman policier mâtinée de science-fiction que je refuserai d’éditer même si j’étais mon propre éditeur. Deuxièmement, j’ai fait des recherches sur Jean de Vaudreuilly et je dois dire qu’il n’a vraiment pas de chance.
– ?
– Ce que j’aime chez vous, Percy, c’est que vous ne vous embarrassez pas de mots inutiles. Sa vie est un roman ! Son père est mort dans l’explosion d’une tour du château.
– !!!
– Oui, je sais, cela fait peur. Bien plus tard, il maîtrise l’agresseur d’une de ses nièces et finit à l’hosto avec quelques fractures. Il a également été entendu comme témoin deux ans plus tard dans… et bien dans une affaire de meurtres. Si j’étais en quête d’un sujet, l’histoire de la famille Vaudreuilly, ou celle de la famille Carduel, vous savez, vos amis bretons, m’en fournirait d’autres.
– Et bien je vais vous en fournir une de plus. L’explosion a bien secoué le château, il y a 70 ans, les domestiques ont bien senti le souffle passer. Jean et Paul de Vaudreuilly, son petit frère, étaient en promenade dans le parc avec leur nounou, cela leur a sauvé la vie. Leur mère a été tiré des décombres dans un triste état, leur père a eu moins de chance.
– C’est Jean de Vaudreuilly qui vous a tout raconté ?
– Non, c’est Marguerite Shelton McKellen, la fille cadette de la cuisinière franco-écossaise – cet événement a eu lieu quelques années avant qu’elle ne rencontre mon père.
Pour une fois, l’illustre écrivain resta sans voix.

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