Soirée télé au tas de Pierre.

Publié 2 février 2017 par Sharon et Nunzi

a Nina moutons écossais de printempsPerceval accueille au tas de Pierre Guillaume Berthier, Franck (légiste et ami de Guillaume), ainsi que le frère de ce dernier, Christophe, scénariste de son état. C’est l’occasion de regarder une série télé policière française.

– Les dialogues sont aussi intéressants que le mode d’emploi de papier toilette ! s’exclama Guillaume.
– Je plaide non-coupable, dit le scénariste. Je n’ai jamais participé à l’écriture de cette série.
– On sent qu’il fallait mettre les acteurs en valeur, se renfrogna Berthier. Non mais ! Jamais on n’a le temps de parler autant quand on se fait braquer. Bande de (censuré).
– De plus, renchérit Perceval, on sent que c’est la grande scène de l’acteur, la scène qui va le mettre en valeur et qu’il l’a beaucoup, mais alors beaucoup bossé devant son miroir, pour être sûr qu’un directeur de casting le repère et lui offre enfin le rôle de sa vie.
– Mouais. Changer de métier, c’est chouette aussi. Je compte le faire bientôt.
Grand silence. Perceval demanda timidement ce que le jeune homme comptait faire.
– Instructeur. Presque un an qu’on a rouvert le dossier sur la disparition devenue maintenant meurtre de Diane d’Asmodée. Rien. Chou blanc. Vérifier des alibis huit ans après sans date de décès définie. Juste quelqu’un d’assez cinglé pour nous montrer que l’on nous mène en bateau depuis huit ans. Pourquoi, comment ? Et bien je ne sais pas et au bout de presque un an, je ne sais toujours pas. Par contre, ce que je sais, c’est qu’en me confiant de telles affaires, on me pousse doucement vers la sortie. Histoire de ne pas ajouter une nouvelle blessure à ma collection.
– Je regretterai de ne plus te voir, dit Franck.
– C’est toujours plus sympa de se voir en dehors des autopsies, tu sais, dit Guillaume. Je ne vais tout de même pas donner un coup de main à Juliette dans son salon de thé. Il a beaucoup de succès, d’ailleurs, et, dit-il en s’adressant à Christophe, elle te remercie encore pour ta séance de dédicace.
– Tout le plaisir est pour moi. J’ai aussi amené un exemplaire pour votre nièce. Imogène, c’est cela ? En hommage à Exbrayat ?
– Non, c’était le prénom de deux de ses arrières-grands-mères. Et l’héroïne d’un roman de Walter Scott. Elle est très occupée à aider son ami Robert à préparer son mariage.
– Se marier en février, quelle drôle d’idée ! s’exclama Franck.
Perceval haussa les épaules.
– Bousculer les traditions qui veulent que l’on se marie en été, ce n’est pas mal non plus ! Ce n’est pas Guillaume ici présent qui nous dira le contraire.
– La mariée n’a pas peur du froid.
– Les deux mariés s’en fichent complètement.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :