Le retour de Guillaume

Publié 9 février 2016 par Sharon et Nunzi

Le tas de pierre était très calme…. quand Guillaume revint, sans s’être annoncé.

– Mais qu’est-ce qui vous est arrivé ? reprit Perceval.
– Ce serait un peu long à vous expliquer. Je ne suis pas venu seul.
Une charmante jeune femme accompagnait Guillaume. Elle portait même leur unique valise. Il faut dire qu’avec ses béquilles, Guillaume ne pouvait pas porter grand chose. Je ne vous parle même pas de son visage couturé de…. de quoi au juste ?
– Urticaire. Réaction allergique à la noix. Mais ce n’est rien. Laissez-moi vous présenter…
– Alice Gouzni, précisa la brunette élancée qui parvint à lui tendre la main tout en portant la valise de l’autre. Je suis l’amie de Guillaume.
– Donnez-moi ça, c’est trop lourd pour vous. Je vous mets dans une chambre au rez-de-chaussée. Je vous accompagne au salon. Vous prendrez bien un peu de thé et des scones, non ?

Percy était extrêmement nerveux, il courait véritablement d’un endroit à un autre, apportant coussin et plaid pour Guillaume, s’assurant qu’Alice n’avait pas froid. Malgré ses dénégations, il ralluma la cheminée, prépara le thé, ne brûla quasiment rien, et apporta les scones, sans cesser de regarder… et bien… la jambe de Guillaume !

– Trop long à expliquer, répéta-t-il. Je crois cependant que cela marque la fin de ma carrière. Un poste m’est réservé aux archives, je le crains. Ou plutôt je le souhaite. Je préfère encore cela à devoir m’occuper d’affaires comme celle que je n’ai pas réussi à boucler. Juliette m’aurait bien accompagné, mais sa librairie salon de thé marche du tonnerre, et elle n’a personne qui puisse animer aussi bien qu’elle.
– Ravi de savoir que votre soeur va bien, elle.
– Mais je vais bien aussi, n’était ma jambe.
– Ne devriez-vous pas être à l’hôpital, ou dans un centre de rééducation ?
– Si, il devrait mais il veut pas. L’est vachement tétu, ce mec.

Guillaume aussi avait répondu, mais sa réponse avait été couverte par la phrase ci-dessus. Percy soupira. En plus de son « amie », Guillaume était accompagné par une fantôme. Le sang dégoulinant de son visage, de son dos, ne laissait aucun doute sur la manière dont elle avait été tuée.
– Il enquêtait sur ma mort quand cela lui est arrivé. Pas de bol, franchement. Pas de bol pour moi non plus ! Ce n’est pas l’autre crétin qui zont mis à sa place qui va trouver. Pas de bol encore une fois : je pensais qu’une fois morte, je saurai tout sur la personne qui m’avait dézingué. Et ben non ! Bon, je la ferme, ils vous regardent tous les deux d’un drôle d’air. Enfin, j’crois qu’Guillaume a compris. Deux semaines que je le saoule avec mes complaintes, il doit en avoir ras le bol – pour ne pas dire plus. Z’inquiétez pas pour moi, chuis très bien sur la cheminée.

– Vous êtes sûr que vous allez bien ? demanda Alice.
– Un coup de fatigue, prétexta Perceval. James et Elinor viennent de se séparer à nouveau, après s’être remis ensemble voici deux semaines. Moi aussi, j’ai des choses à vous raconter.

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