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Les plumes d’Asphodèle – métamorphose

Publié 10 mai 2014 par Sharon et Nunzi

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Mon résumé : Percy a regagné la France pour soutenir Baruch de Vaudreuilly, victime d’une mauvaise chute (sur un canapé bourré de ressort). Tout est prêt pour le mariage d’Elinor et James. Tout ? Perceval fier highlander et père de la mariée, vient de se rappeler un point très important.
Trois heures : Baruch, désolé de vous réveiller ainsi, mais… avez-vous posté les invitations ?
– Les ….. dit-il, incrédule et ensommeillé. Non !!!!
– Je savais bien que l’on avait oublié quelque chose, grommela Perceval.

Cinq heures : Heureusement que les invités n’étaient pas si nombreux – quatre-vingt.
– Célébrer l’amour, oui, inviter de lointains parents ou de vagues connaissances, non ! s’exclama Baruch. J’ai le souvenir catastrophique du premier mariage d’Adrien, le neveu de Philippe. 380 invités !
– Ils ont dû bien s’amuser !
– Pas du tout ! Le mariage n’a jamais eu lieu ! Philippe a été majestueux dans sa gestion de la crise. C’est pour cette raison que je tiens absolument à ce qu’il soit là.
– Vous me foutez le cafard, Baruch.

Six heures : Récapitulons :
– Arrivée et placement à la mairie, fait.
– Choix de la musique d’entrée des mariés, fait.
– Mariage et sortie de la mairie, fait.

– Vous oubliez la demoiselle et les enfants d’honneur. Et je vous rappelle qu’Indiana est parfaitement fiable. La transformation des petits papillons en petits monstres n’aura pas lieu.

– Nous partons ensuite en cortège jusqu’au château. Photo de mariage dans le parc, fait.
Le photographe était un ami de longue date de Percy – un des rares que la magie, les fantômes et autres vampires n’intéressaient pas. Il avait la dégaine d’un éternel adolescent, les vêtements d’un baba cool attardé, et une patience d’ange. Il lui en faudrait une pelleteuse.
– Décoration de la salle. Flûte traversière, il aurait fallu le mettre en premier, s’exclama Baruch, éperdu.
– Allons, allons, nous décorerons dans la nuit, dit Percy en lui tapotant la main, avec l’aide de ma sœur et de son mari. Ils sont très efficaces, vous verrez.
Il n’ajouta pas « y compris pour favoriser l’envol d’un vampire ou l’aider à se régénérer. Les facultés d’adaptation de sa soeurette bien-aimée avaient toujours étonné Percy.
– Repas végétarien – fait.
– Discours des parents du marié et des témoins. Les témoins !
Nouvel accès de panique.
– Votre fille et votre neveu pour James, Gladys et Lavinia pour nous, rappela posément Percy.
Alexander, frère de la mariée, préférait rester auprès de sa compagne, qui débutait tout juste sa cinquième grossesse. Percy aurait préféré Calpurnia, son aînée, à Lavinia. Certes, Cal était fantasque, mais Lavinia… Même les jours où elle s’habillait « normalement », elle ressemblait à un lutin du père Noël ou à un elfe travesti (écossais, bien sûr). Il craignait que le mariage de sa sœur et son rôle de témoin ne favorisent l’éclosion de nouvelles extravagances vestimentaires.
– Transformation de l’Orangerie en salle de bal après le repas. J’espère que nous serons en forme.
– Meuh oui !
Trois fois déjà, Baruch avait répété le déplacement/rangement/pliage des tables en chronométrant soigneusement la manœuvre. Vu le climat d’angoisse qui régnait dans le château, Percy sentait qu’ils étaient partis pour une quatrième répétition !
– Fin du bal, départ des mariés pour leur voyage de noces pour une destination restée secrètes et explication de vous-mêmes et de Philippe.
– Je vous demande pardon ?
– Je tente de me persuader depuis deux jours que ce n’est pas un loup-garou que j’ai vu dans le jardin, tout comme je tente de me persuader depuis trois semaines que ce n’est pas un vampire que j’ai vu, mais une grosse chenille parlante. Je prends mon mal en patience jusqu’à l’union de nos enfants mais après, après… vous et Philippe auraient intérêt à être sacrément convaincants !