Des mots, une histoire – 129

Publié 15 avril 2014 par Sharon et Nunzi

 

 

logoJ’ai participé cette semaine au défi d’Olivia. Les mots à insérer sont lumière – éclairage – clarté – lampadaire – attente – rendez-vous – quand – bientôt – demain – jour – nuit – aube – début.

V comme Vampire – le retour.
Gaël de Nanterry est toujours principal dans un pensionnat de louveteaux-garous. C’est bientôt les vacances, et voilà notre directeur parti en sortie avec les 5e Bleu et les 5e Blanc.

Nous avions rendez-vous bien avant l’aube pour le départ. Trouver un transporteur avait été impossible. J’avais pourtant certifié que nos louveteaux étaient bien élevés, et qu’ils ne mordraient pas les sièges, même en cas de métamorphoses ! Rien à faire. J’avais dû opter pour la solution de rechanger proposée par Ben, policier scientifique un peu farfelu.

Les accompagnateurs émergeaient à peine du sommeil – sauf bien sûr notre professeur vampire, toujours au top de jour comme de nuit. Se trouvaient parmi nous madame Lecerf, madame Cobert, monsieur Trukenski (son mari très costaud), monsieur Guillemin (le prof vampire, presque aussi grand qu’un lampadaire) et moi-même.

Notre destination ? Le Loch Ness ! J’avais beau dire à mes élèves que le monstre n’existait pas – un soulagement certain – Léopold et Antoine « tenaient à faire toute la lumière sur l’affaire, ou, à défaut, apporter un éclairage nouveau sur le mythe ».

Le voyage se passait presque bien, si ce n’est que les jumeaux Lilas s’étaient vomis l’un sur l’autre dès le début du trajet, quand nous nous arrêtâmes brusquement.
– Monsieur de Nanterry, me dit Antoine, je crois que le monstre est devant nous.
Je crois que j’aurai préféré que ce soit le cas.
Je n’avais pas revu de chevaliers dragons depuis la bataille de la forêt de Bord, six mois plus tôt. La bête qui se tenait devant nous était impressionnante, avec ses écailles bleuâtres, ses pattes puissantes, ses griffes démesurées – je ne vous parle même pas de l’armure qui la recouvrait. Elle ferait pâlir d’envie un chevalier de la Table Ronde.
Le chauffeur, très pro, avait retrouvé ses esprits bien plus vite que moi et fait un demi-tour digne d’un garde du corps chevronné. Il venait à peine de redresser le bus que nous fûmes baignés par une clarté soudaine. Le dragon avait craché son feu.
– Tous à terre !
Pas besoin de leur dire de se transformer, c’était déjà fait.
L’attente me parut longue. Pourtant, en moins de deux minutes, le feu avait disparu. Fort heureusement, le dragon s’était envolé, sûr que nous brûlerions tous.
– Tu verras, m’avait dit Ben, ce véhicule est totalement ignifugé – mieux : il ressortira comme neuf, même après une rencontre avec une armée de chevaliers-dragons !
Je l’appellerai demain pour lui dire qu’un seul m’avait suffi.
En attendant, je devais appeler le pensionnat, ramener les louveteaux en lieu sûr, et rassurer les familles. En ce qui concernait le contact avec la police, pas la peine : notre chauffeur s’était présenté comme le commandant B***, chargé de notre protecteur en général et de la mienne en particulier.

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21 commentaires sur “Des mots, une histoire – 129

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