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Tous les articles du mois de novembre 2013

Sieste obligatoire

Publié 10 novembre 2013 par Sharon et Nunzi

Par soucis des convenances, de ma dignité personnelle (j’en passe et des meilleures), je refuse absolument de montrer des photos où Ciboulette, surnommée Potdecolle, me considère comme son coussin favori, sa pelote de laine, son joujou personnel.

Je préfère de loin les siestes intensives, que nous partageons ensemble :

DSCN0387C’est tout un art, de dormir sereinement.

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Sieste

Publié 9 novembre 2013 par Sharon et Nunzi

Après une matinée épuisante, passée à jouer avec Ciboulette, nous avons bien le droit de nous reposer, non ?

DSCN0384Il n’est pas toujours facile de trouver le sommeil. Oncle Satin, lui, a fait une nuit complète, il n’a pas bougé …. du lit de Sharon. Le privilège de l’âge – il a neuf ans et trois mois – et de la convalescence.

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Les plumes d’Asphodèle – correspondance

Publié 9 novembre 2013 par Sharon et Nunzi

 Les mots à insérer sont : plume, épistolaire, échange, relation, courrier, essoufflement, assortiment, liaison, amoureux, carte, rencontrer, lettre, souvenir, distance, train, couleur, pétrifier, pantin, perpétuel.

chateau_fantomatique_pour_SharonLe Tas de Pierre
Quelque part du côté d’Inverness.

Chers Guillaume et Imogène,

Merci pour votre carte postale de Paris, elle m’a fait très plaisir. Je suis très heureux d’apprendre que le cousin de Guillaume est enfin sorti de l’hôpital. Qu’il n’ait conservé aucun souvenir de son agression est plutôt une bonne nouvelle. Se faire mordre par un vampire… mieux vaut oublier.

Pour ma part, je prends ma plume plus souvent qu’à mon tour. En effet, je rédige le courrier amoureux de Jonathan, le vampire qui nous est tombé dessus la semaine dernière. Ou j’acceptais, ou il me pétrifiait. Au train où vont les choses, j’ai préféré prendre sa menace au sérieux.  Je vous transmets un extrait de cet échange épistolaire tumultueux :

Jaimie,

Tu me manques abominablement. Chaque fois que le soleil se couche, j’éprouve le regret perpétuel de la fin de notre liaison. Je n’aime que toi, les autres ne comptaient pas. Si tu as rencontré quelqu’un d’autre,  je lui pète les deux jambes à ce pantin – tu reconnaîtras là ma clémence. Je ne le broierai ni ne l’éviscérerai, je te le promets. Je ne repeindrai pas les murs de notre chambre avec sa cervelle, même si j’en meurs d’envie. Je ne répandrai son sang partout – je sais que tu n’aimes pas la couleur rouge. Je suis tout prêt à faire des efforts, à ne plus m’énerver que quatre fois par jour, et à ne plus me foutre de ta passion pour le maquillage. Je suis même prêt à t’en offrir tout un assortiment.

Abolis les distances entre nous, reprenons notre relation là où  nous l’avons laissé, c’est à dire dans ton pieu.

Je te mords sincèrement.

Jonathan.

Nous attendons maintenant la réponse de l’intéressée par faucon express.

Je vous embrasse,

Oncle Perceval.

DSCN0308Oncle Satin a accompagné cette écriture (à gauche sur la photo).

Oncle Satin n’est pas en forme

Publié 7 novembre 2013 par Sharon et Nunzi

Oncle Satin ne va pas vraiment mieux, et a eu le privilège de retourner voir le docteur B****.

Il a la joie d’avoir un nouveau traitement, en plus de celui qu’il suit déjà.

Il a également plusieurs aliments énergétiques à prendre, pour se retaper physiquement. D’ici dix jours, il aura atteint le même poids que moi, s’il continue ainsi.

Courage oncle Satin !

DSCN0353Il aime beaucoup l’herbe à chat.

DSCN0355et je me demande bien ce qu’il fait.

Guéris vite oncle Satin !

Le retour du grand écrivain (6)

Publié 4 novembre 2013 par Sharon et Nunzi

Perceval, Jules César (le grand écrivain) ont passé une nuit difficile avec Jonathan, le vampire ténébreux. Heureusement, la nuit succède au jour.

Le soleil se leva – enfin. En dépit de la fraîcheur, Perceval sortit devant le Tas de pierre, pour boire sa première tasse de thé de la journée. Pas de pluie, pas de brume, juste quelques nuages timides. Les trois vampires le rejoignirent – et il ne voulait surtout pas savoir ce qu’ils buvaient. La journée s’annonçait magnifique jusqu’à ce que le grand écrivain fasse son apparition.

          Je savais bien que c’était une plaisanterie.

Perceval sentit l’air se charger d’électricité. Manque de bol, l’écrivain ne perçut rien du tout.

          Vous n’êtes pas des vampires, vous m’avez bien fait marcher. Vous vous exposez au soleil, et vous ne brûlez même pas !

Et il donna une petite bourrade à Jonathan. Mauvais choix. Le ténébreux vampire la lui rendit. Jules décolla du sol aussi sec, survola les douves et… l’expression « se raccrocher aux branches » prit tout son sens.

Percy lui enjoignit de tenir bon – du moins jusqu’à ce qu’il aille chercher l’échelle.

chateau_fantomatique_pour_Sharon

Les plumes d’Asphodèle pour les vacances.

Publié 2 novembre 2013 par Sharon et Nunzi

logo-plumes2-lylouanne-tumblr-comLes mots à placer sont : angoisse, silence, assourdissant, rue, paix, musique, exister, ténèbres, se ressourcer, naviguer, espace, bienfaisant, errance, vide, partager, austral, assis, ambivalent, manque,  obsidienne, orage, onde.

Perceval McKellen, le grand écrivain Jules César, les vampires Simon le rouquin et Bénédict le taciturne fêtent Halloween avec un invité inattendu.

          Ecrivez ! hurla-t-il.

Perceval sursauta, les deux vampires, assis sur le canapé, aussi. Pourtant, depuis deux heures qu’ils avaient regagné le Tas de pierre, ils devraient être habitués aux sautes d’humeur du nouveau venu, à ses cris assourdissants, entre deux silences bienfaisants (pour les tympans).

Laissez-moi vous le présenter.

Jonathan O’Riordan, né en 1764. Vampirisé en 1789, par des vampires français fuyant la Révolution, dans une rue de Belfast. A vécu des années d’errance avant de rentrer sur « son » île, l’Irlande. A trouvé que son pays n’était plus ce qu’il était et a navigué jusqu’en France. A retrouvé celui qui l’avait transformé, l’a pulvérisé – un « c’était un accident » ambivalent était aux yeux d’obsidienne de Jonathan une excuse insuffisante. Depuis, il se partageait entre l’hémisphère austral et la Grande Bretagne, où il aimait à se ressourcer.

          Je ne dois pas déranger un vampire en pleine communion avec les Ténèbres, dicta Jonathan en martelant chacun de ses mots.

Suivi une bordée de jurons franco-celtiques que je me garderai bien de retranscrire. Laissons passez l’orage.

          Je viens ici, pour avoir la paix. Je découvre sur la lande une grotte, vide, même pas un mouton ou une brebis.  J’en profite pour me reposer, après des semaines difficiles, et l’on me réveille ! Il n’est pas dit que je ne partagerai pas avec vous mes angoisses et mes souffrances.

          Il est en manque.

Qui avait parlé ? Perceval était certain que ni Simon ni Bénédict n’avait ouvert la bouche.

          C’est moi, Bénédict. Les vampires sont télépathes. Rassurez-vous, Jonathan ne se préoccupe pas de nos ondes cérébrales, il n’a même pas songé à nous paralyser, ce qu’il pourrait faire sans peine.

          Vous voulez dire qu’il est en manque de sang ?

          Pas seulement – je ne serai pas étonné si on trouvait un ou plusieurs moutons exsangues dans les jours à venir et il n’existe pas, à ce jour, de produits de substitution réellement performants. Il est en manque de compagnie, de présence. La solitude n’est pas bonne pour les vampires. Il faudrait lui trouver… vous savez… un ami. Ou mieux : une compagne.

– Il ne veut pas une cornemuse pour jouer de la musique pendant ses longues soirées d’hiver par hasard ? grommela Perceval discrètement.

Sympathiser avec des vampires était déjà compliqué. Ouvrir une agence matrimoniale pour vampires déjantés, c’était … Non, Percy n’arrivait même pas à trouver une comparaison adéquate.

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