Séjour du grand écrivain, jour 7

Publié 20 août 2013 par Sharon et Nunzi

Perceval se réveilla à six heures, comme tous les matins. Il fut étonné de ne strictement rien entendre, mis à part les ronflements de Winston. Il lui faudrait une bonne inhalation, à celui-là. Il ouvrit un œil, puis l’autre. Toujours aucun bruit. Il se leva, prit un bain, s’habilla et descendit savourer un copieux petit déjeuner. Toujours rien. Le grand écrivain aurait-il fugué pendant la nuit ? Pourvu qu’il n’ait pas eu un accident ! Il se précipita dans l’escalier et écouta à la porte. L’illustre écrivain ronflait presque aussi fort que Winston.

Jules César descendit à midi, les cheveux ébouriffés.

         J’ai terminé cette nuit, dit-il d’une voix pâteuse. Je relis l’ensemble, et je crois que j’aurai réellement fini. Je vous quitterai demain. Après, je prendrai quinze jours de vraies vacances, avant de subir la promotion de mon roman, et d’entamer un nouvel ouvrage. Je peux vous lire mon roman.

         Oui, si cela vous agrée. Je prends cependant mon fauteuil, du thé, et j’installe Winston dans mon bureau pour que sa vue ne vous perturbe pas.

         Tant qu’il dort, ça va.

Perceval eut ainsi droit à la lecture intégrale du nouveau roman de Jules César, Inverser l’amour.


 

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