Séjour du grand écrivain, jour 3

Publié 14 août 2013 par Sharon et Nunzi

Mon résumé : le grand écrivain Jules César est réfugié dans sa chambre-dressing depuis deux jours déjà. Nous savons maintenant qu’il a peur des fantômes et des bouledogues. Que nous réserve cette troisième journée ?

– Et bien, voilà, il pleut !

Pendant que Jules écrivait avec une frénésie sans pareille dans sa chambre au premier étage, Perceval avait réuni le club des chasseurs de fantômes, pour constater l’ampleur de la fuite dans le grenier.

– La tuile !

On pouvait voir le ciel à travers le toit – une nouvelle tuile avait cédé.

– Et en plus, c’est le côté Nord.

– Bien sûr, le plus venteux. Le devis est peu réjouissant. La chambre d’hôte a du bon – aussi.

Après l’installation, fort utile, d’un seau (à vider régulièrement), Perceval offrit un thé à la rhubarbe à ses amis. Ils se quittèrent vers 18 heures. Le grand écrivain apparut alors, une question brûlante aux lèvres.

– Pourquoi y a-t-il une ampoule et un interrupteur dans le placard ?

– Parce que c’est un dressing. Personne ne choisit ses vêtements dans le noir, à moins de placer toujours chacune de ses affaires au même endroit, comme ma sœur.

– ????

– Piper a eu dix enfants en dix-huit ans. Elle ne s’en serait pas sortie dans une certaine organisation. A ce propos, ajouta Perceval, perfidement, ils viennent tous le mois prochain. J’espère que d’ici là, vous aurez terminé votre œuvre.

L’illustre écrivain regagna sa table de travail aussitôt.

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4 commentaires sur “Séjour du grand écrivain, jour 3

  • Aille, tu vas dire que je suis tatillonne… Le plafond n’est pas isolé ? On voit le ciel directement… Donc, j’en conclus que sa chambre d’hôte est dans le grenier.
    ici soleil et chaleur !

    • Le plafond du grenier n’est pas isolé, non, comme dans deux maisons que Sharon a visité. Elle pouvait voir le ciel à travers certains « jours » entre les tuiles !
      Jules est dans sa chambre au premier, en train d’écrire, et Percy, en toute discrétion, est monté avec ses amis voir l’étendue des dégats.
      C’est inspiré aussi fortement des écrits de Déborah Devonshire et Jean d’Ormesson.

  • Je ne connais pas Devonshire ni d’Ormesson (pas tout) donc c’est de plus en plus Nunziesque !!! 😆 Après les fantômes et peut-être les vampire, vlà Pipper et sa portée !!!! Warf ! C’est excellent, j’ai lu à la suite, il y a des très bons passages et le tout montre une maîtrise quasiment parfaite !!! A quand la publication ?
    Bises et bonne nuit, cette fois je pique du nez sur le clavier !!! A demain pour un épisode ou samedi !!! Le thème du Mystère tombait à pic, il s’épaissit !!! 🙂

    • Je dirai que c’est un roman de Jean d’Ormesson qui fut pour Sharon l’élément déclencheur de l’écriture.
      Et oui : Piper est un hommage direct à ma grand-mère, qui a eu dix chatons. Elle avait aussi un frère, très bête, apparemment.
      Merci, je suis très touchée. Il faut d’abord que je le termine, et il me reste encore une journée à écrire (la 6). La 7 est déjà prête, la 6 est encore en brouillon…
      Bonne nuit ! Les triplettes jouent…
      PS : je te rassure tout de suite, mon texte des plumes est indépendant.

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