Les plumes by Asphodèle

Publié 27 juillet 2013 par Sharon et Nunzi

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Mon résumé : l’ouverture des chambres d’hôtes du Tas de pierre des McKellen a eu lieu sans liesse excessive, avec pour seul vacancier un grand écrivain, surnommé Jules César, venu chercher des conditions propices pour terminer son roman. Un léger incident a perturbé son séjour…

 

Chère éditrice bien aimée

C’est avec une euphorie sans pareille que je vous écris. J’ai terminé mon roman ! Vous aviez raison : rien ne vaut la solitude des terres écossaises et une salutaire retraite pour l’écriture !

@ bientôt

Jules César.

PS : mon retour dans la capitale ne saurait tarder.

PPS : ma prochaine destination sera ensoleillée, avec plage, mer et palmiers pour seuls horizons.

 Ma chère Gladys

le grand écrivain s’en va, les larmes aux yeux (rhinite allergique, pas de bol) et la valise à la main. Nous agitons déjà nos mouchoirs Winston et moi pour lui souhaiter un bon voyage. Un peu plus, et j’entonnerai un chant de départ !

Huit jours entiers enfermés dans le dressing, qu’il avait injustement surnommé placard ! Tu connais beaucoup de placard dans lequel on peut caser un bureau, une chaise, un stock impressionnant de vêtements et des provisions pour tenir un siège ? Tout ça parce que môssieur a aperçu, lévitant au-dessus des douves Horatia Fraser (1785-1855), venue rendre visite à ses descendants dans le château voisin. Elle était en retard, elle ne voulait pas rater leur fête d’anniversaire, elle a coupé par nos terres pour raccourcir son trajet habituel– pas de quoi avoir une crise de panique !

Et bien, si !

Comme ses désirs étaient devenus des ordres impétueux, je n’ai pas ouvert ses volets pendant une semaine (mais la fenêtre, oui), je lui ai porté des provisions trois fois par jour (et du café brûlant, pour ne pas dire incandescent), je lui ai relu la lettre de menace de rupture de contrat que tu lui as envoyée. Cerise sur le cheese cake, j’ai même dû subir la lecture intégrale de son immortel chef d’œuvre Inverser l’amour .

Je t’embrasse

Papa (Perceval James McKellen)

PS : Calpurnia et son Saint Bernard sont revenues de l’atelier d’écriture.

PPS : merci pour les six nouveaux écrivains en panne d’inspiration que tu m’envoies pour le prochain week-end. Nous avons placé une déviation fantôme.

PPPS : as-tu des nouvelles de Guillaume et Imogène ?

   

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13 commentaires sur “Les plumes by Asphodèle

  • Pour un écrivain, Jules César n’a pas vraiment l’esprit très ouvert. 😉 Heureusement qu’il y avait un contrat. 😉 J’adore, mais j’aurais aimé plus de détails sur le séjour de ce pantois personnage. 😀

    • Non, effectivement – hommage à quelques auteurs (rares, heureusement) que j’ai croisé et qui n’étaient pas fort sympathiques.
      J’ai une version « longue » de son séjour, mais je la trouvais un peu tout much. Je ne dis pas que je ne la publierai pas ;).

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