Archives

Tous les articles pour la journée du 14 février 2013

Guillaume et Imogène, chapitre 20

Publié 14 février 2013 par Sharon et Nunzi

DesMotsHistoireMa troisième participation à des mots, une histoire d’Olivia.

Mon résumé : Guillaume est à nouveau dans la chambre d’ami, évanoui. Les trois vampires – un maître, un métamorphe et un rouquin – sont dans le salon avec un saint-Bernard prénommé Sarah, qui a trouvé une excellente place sur l’un des canapés. Oncle Percy observe un silence prudent, Imogène aussi. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

–          Stop ! dit d’un ton ferme Alexander. J’ai besoin de retrouver mes esprits et de me remettre au travail. Je vais dans ma cuisine me préparer un en-cas, puis je retourne me triturer les méninges sur l’aménagement intérieur de l’ancien presbytère. Le projet doit être complété au plus vite, je n’ai encore dressé qu’une ébauche.

Je le suivis, bien entendu, en me demandant bien quand Simon et Bénédict se décideraient à prendre congé. Et Rufus me suivit.

Alexander avait préparé ses trois recettes préférées :

–          tranche de brioche, pâte à tartiner et fraises Tagada.
–          crêpe, sirop d’érable et amandes effilées.
–          gaufre, marmelade d’orange, copeaux de chocolat.

et, après m’avoir demandé si j’en voulais (euh… non), attaqua fermement le contenu de ses assiettes.

–          Cela me gêne de vous le demander… commença Rufus.
–          Au point où on en est. Tant que vous ne mordez pas ma cousine derrière l’oreille ou ailleurs.
–          En quoi consiste précisément votre métier ?
–          Et bien… j’aménage des espaces intérieurs, toutes sortes d’espace. Les demandes sont variées. Mon dernier projet terminé est une ancienne grange que le propriétaire a voulu que je conçoive comme l’intérieur d’une goélette ! J’aime bien les défis.

Pendant qu’Alexander lavait les assiettes, je précisai, baissant la voix, que c’est lui qui avait entièrement conçu l’agencement cette maison – et il fallait voir dans quel état il l’avait acheté.

–          Elles étaient très bien, quand elles ont été construites.

Non, je ne relèverai pas. Non, je ne cèderai pas à la provocation. Surtout que j’étais sûre d’avoir vu le coin de ses lèvres se relever d’un tiers de quart de millimètre, en un espèce de sourire, histoire de me rappeler qu’il n’ignorait rien des demeures dans lesquelles nous nous trouvions : deux maisons, vieilles de cent cinquante ans, qu’Alexander avait judicieusement réuni en une seule et dont le passé était sinistre. Alexander était le premier acheteur à avoir mené les travaux de restauration à bien et à ne pas s’être enfui au bout de deux ans. Il faut dire que nous avions passé beaucoup de temps dans le grenier, coupés du monde, à tâcher d’entamer le dialogue avec les fantômes souffrants qui avaient tant perturbé les précédents acheteurs. Je m’ébrouai, je ne devais pas me laisser à nouveau entraîner par leurs douleurs.

La sonnerie du portail me tira de ma rêverie. Alexander alla voir de qui il s’agissait en ponctuant son départ d’un  « Heureusement que Guillaume n’est plus dans le cèdre. »

Son retour fut tonitruant.

–          Même quand elle est de l’autre côté de la Manche, elle me les brise menues.

Pas la peine de demander de qui il parlait. Il tenait un recommandé à la main, qu’il ouvrit et lut, à peu près ainsi :

–     Cher Alexouille (je t’en foutrais de l’Alexouille !), au vue de tes commentaires éclairés sur mon dernier texte (si seulement c’était le dernier !), je me suis inscrite à un cours d’écriture de textes érotiques (parce que des cours pareils, ça existe ?) en vue d’améliorer mes textes (non, mais je te rassure, ils peuvent encore empirer, j’en suis certain) et de devenir une auteure à part entière (entièrement à part, oui). Voici ma  dernière production, fruit de deux jours de labeur (Tu parles ! T’as pas trois vampires dans ta maison !). Peux-tu les lire et me les renvoyer par courrier à l’adresse suivante ? Ne m’oblige pas à t’implorer. Merci beaucoup. Cal.

PS : peux-tu garder Sarah une semaine de plus ? Merci.

–          Je croyais qu’elle participait à un stage de trapèze volant ?
–     Moi aussi ! s’exclama Alexander. Les joies d’avoir une sœur ! Vous ne savez pas la chance que vous avez de ne pas en avoir.
–     Détrompez-vous, j’ai une sœur.
–          Qu’est-ce que vous voulez dire par « sœur » ?

Si vous aimez les commentaires niais faits par une écossaise fatiguée, tapez 1.Si vous vous dites qu’ils auraient pu être coupés au montage, tapez 2. Si vous vous dites que les vampires sont peut-être sourds périodiquement et que cela ferait bien votre affaire, tapez 3.

–     La même chose que vous, Imogène, quand vous parlez de la vôtre, qui a un nom de fleur, si je ne m’abuse. (Deux, en fait, mais cette fois-ci, je sus me taire). C’est moi qu’il l’ait vampirisée, en l’an 12 de notre ère. Je sais, vous vous dites : quel individu peut affliger cela à sa sœur ? Le même qui ne supporte pas que, à cause de sa disparition inexpliquée (je crus percevoir une émotion dans sa voix), sa sœur ait été attaquée par des malfrats, et laissée pour morte. Mon créateur m’a fait suffisamment confiance pour que je procède à la transformation moi-même.

–     Et… où est votre sœur ?

–     Je vous rassure, Lucia n’est pas en train de patrouiller au tour de la maison, ni en train de ronfler sur le sofa. Elle est en Suède, avec sa dernière conquête, un tout jeune vampire de deux cents ans. Ma sœur a une mort sentimentale agitée.

Publicités

Saint Valentin

Publié 14 février 2013 par Sharon et Nunzi

Aujourd’hui, nous sommes le 14 février et c’est la saint Valentin. J’ai une pensée émue à tous les Valentin et Valentine (et Sharon en connait) qui se disent : « Noooooooooooon ! Pourquoi mes parents m’ont appelé ainsi ? » J’en profite pour poster quelques photos, toutes très récentes.

En premier, mon fils chéri, aimé, adoré, Koala. Il est entouré par Bahia, qui a un an et demi (à gauche) et par Vanille, presque trois ans, à droite,  qui est la demi-soeur de mon Koala préféré par sa maman, et ma demi-soeur par notre père Kentucky.

S

Voici Tamara, et derrière elle Rossignol.

Set bien sûr, mon professeur de chant attitré mais un peu fatiguée, Chablis :

S

J’oubliai : mon frère Rodéo a eu l’idée géniale de tomber malade. il est le seul qui a ses deux yeux dans la famille, et voilà qu’il veut devenir borgne. Le traitement a commencé ce matin, je lui souhaite une prompte guérison.