Guillaume et Imogène chapitre 17

Publié 22 janvier 2013 par Sharon et Nunzi

Résumé des épisodes précédents : Guillaume est dans les pommes, Imogène a pris le relais de la narration. Même la présence de Louis, vampire élégant, ne calme pas les tensions entre Russel, maître vampire, et Simon son subordonné rouquin un peu fayot et la famille McKellen. Avoir un vampire chez soi n’est pas de tout repos.

– Si cela ne dérange personne, dit Alexandre, je vais faire un tour dans le jardin. Et si cela dérange quelqu’un, je rappelle que je suis chez moi !

Il sortit en refermant délicatement la porte.

– Je ne veux pas vous paraître indifférent, cependant Amy m’attend.  » Louis, le seul  vampire que je trouvais un peu sympathique, s’inclina profondément devant moi.

– Louis, déclara Russel, vous pouvez rejoindre votre femme. Je sais à quel point il vous en coûte de la laisser seule. Je vous remercie pour votre aide.

Zut ! Il s’inclina à nouveau, et disparut. Pour une fois que je pensais trouver un allié, du moins une personne avec laquelle je pourrais avoir une conversation sensée. Quant à Guillaume… Je crois qu’il ronflait ! Si j’osais, j’irai le réveiller à coup de cornemuse !
Je restais coincée entre Russel, qui allait sans doute me proposer de « lire un livre dans ma chambre », mon oncle Perceval dont la fumée sortait des oreilles et le vampire rouquin, tellement en forme que je le suspectais d’être prêt à courir le marathon. J’allais me retirer dans le salon – au moins, je ne serai pas seule – quand Alexandre rentra.

– Excusez-moi, mais nous avons un petit souci. Je crois qu’un de vos amis veut vous voir. Je ne sais pas lequel d’entre vous est concerné, mais ce n’est ni un McKellen ni un d’Arcy.
– Et comment en êtes-vous si sûr ? fanfaronna Simon, qui avait repris de belles couleurs depuis sa pause déjeuner.
– C’est à dire… Je suis architecte d’intérieur, et j’en ai rencontré, des personnes excentriques. Je puis vous assurer qu’aucune panthère noire mâle ne figure dans mon carnet d’adresse. Un de vos potes métamorphes, sans doute ? Non, parce qu’une vraie panthère ne serait pas calmement en train de tester notre toute nouvelle balancelle.
Simon devint cramoisi, puis tout pâle, avant de virer au violet, avec, me semblait-il, de la fumée qui jaillissait de ses oreilles. Il desserra furtivement sa magnifique lavallière.
– Simon, sussura Russel, je te rappelle que tu n’as pas respiré depuis deux cents quatre vingts ans. Je te conseille, ajouta-t-il en se rapprochant de lui et en ajustant son col, de préparer des arguments solides pour Benedict qui, à mon humble avis, n’apprécie pas du tout tes petites incartades des jours précédents. Je te rappelle, dit-il en époussetant des poussières imaginaires sur les épaules de ce malheureux Simon, que la jalousie de Bénédict est proverbiale chez nous – et même si je n’ai aucun goût particulier pour les mâles, je te rappelle que ton cher et tendre a une imagination débordante. D’ailleurs, moi aussi j’aimerai bien savoir pour quelles raisons tu es ici. »
Marrant. Je lisais dans la tête de Simon comme dans un livre ouvert. J’avais presque pitié de lui. Il avait agi ainsi pour impressionner son compagnon et devant son échec, avait retardé le moment de la confrontation.
– J’insiste, dit Alexandre, il est devant la porte et il s’impatiente.
– Faites le entrer, bégaya Simon.
– Promettez-moi seulement qu’il ne démolira pas mon salon pendant vos explications. Comment l’expliquerai-je à Calpurnia ?
Ce que j’apprécie beaucoup chez mon oncle et mon cousin, ce sont leurs capacités à faire face à toutes les situations, avec tout le flegme écossais dû à notre appartenance au clan MacGregor et à la pratique ancestrale de la cornemuse.
– Ne vous inquiétez pas, vos meubles ne risquent rien. Ce n’est pas le cas de tout le monde.
Simon déglutit péniblement et murmura.
– Faites-le entrer.

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14 commentaires sur “Guillaume et Imogène chapitre 17

  • Quelle drôle d’ambiance 😆
    Sharon, comme ça doit te faire du bien de quitter ton habit de Prof et te dégager les méninges 😆
    Pour ma part, je ne sais pas faire ce genre d’exercice.
    Je suis comme les gosses, je n’ai pas trop de suite dans les idées pour l’écriture 😆
    Bon we & bisous d’O.

    • Le souci est que la vie personnelle de Sharon interfère parfois dans son écriture. Non, une vampire métamorphe ne s’est pas installée chez nous, mais le prochain texte risque d’être fortement inspiré par des événements proches de nous.
      Maintenant…. V comme vampire est un peu en rade (je dis ça, Sharon, je dis rien).
      Bon weekend et bises de Normandie.

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