Guillaume Berthier, chapitre V

Publié 6 octobre 2012 par Sharon et Nunzi

Je me rendis donc comme convenu chez Imogène, si ce n’est qu’entre temps, nous avions appris que Loïc de Varèse avait faussé compagnie à ses infirmiers. Il n’était pas si amoché que cela, après tout.

–         C’est bien que l’on vous ait averti, dis-je posément.

–         Pourquoi ? Vous croyez que je peux le retrouver et l’empêcher de se suicider ?

Imogène me surprendra toujours. Je balbutiai qu’elle pouvait ainsi éviter de sortir tard ou d’ouvrir la porte à un inconnu.

–         Vous vous imaginez peut-être que je vais faire le tour de la ville à trois heures du matin et après, me rendre compte que c’était une erreur ? Ou encore que j’ouvre la porte automatiquement quand quelqu’un frappe, quitte à me dire après « oups, c’est une erreur ? » Ne me confondez pas avec Hectoria.

Zut. Je vis à son regard que nous pensions exactement à la même soirée. Je cherchai désespérément un nouveau sujet de conversation, sans sang, ni blessure, ni vampire, quand un fantôme furibond se planta devant moi.

J’avais beau avoir déjà fait connaissance avec Furie, je sentais qu’elle était visiblement très en colère :

–         Cécile a déménagé depuis qu’elle a découvert qu’un couple de vampires vivait non loin de SON château. Mon grand-père essaie de la convaincre de refaire sa mort avec lui. Pour l’instant, ils ont élu domicile dans la seconde chambre d’ami.

Elle avait à peine terminé sa phrase qu’une apparition plus horrible se profila sur le seuil. En regardant mieux, ils étaient deux, non, trois !!! Non, non, non, quatre !!!!

Je sombrai…

–         Vous pouvez vous vanter de m’avoir fait peur.

–         Ils sont partis ?

–         Ils sont dans leur panier, dans ma chambre. Vous êtes le premier policier que je rencontre qui a peur des bouledogues.

–         Je pense qu’après cela, vous n’allez toujours pas me raconter ce qui s’est passé ce fameux soir ?

–         Mais si. Après tout, ce n’était que des vampires, pas des bouledogues.

Je crois que j’aurai droit à la blague longtemps.

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7 commentaires sur “Guillaume Berthier, chapitre V

  • Mais qu’est-ce que ce Miaouuuuu !!! On croirait entendre un fantôme !
    Nunzi ?! tu as lu La Confrérie de la Dague Noire ??? Tu as pris le nom de Furie ! Si tu savais qui c’est ! demande à Sharon de te raconter énergumène…

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